¡ Hola chicos ! Vous saviez qu’il existait une petite Bretagne dans le nord de l’Espagne ? Vous remplacez le beurre salé par les tapas, et vous voici dans les Asturies et la Galice. Merle Taquin et Marmotte Pétillante reviennent tout juste d’une bourlinguade de deux semaines dans le coin avec leur tente de toit de chez TentBox. Voici leur aventure, avec une pointe de sable dans les cheveux, un zeste de surf et une (lourde) touche de spécialités locales. ¡ Vamonos !
Ce topo en un coup d'oeil
Au départ d’Hendaye, tout à l’ouest des Pyrénées.
- Une tente de toit Tentbox Lite 2 places
- Draps, couettes et oreillers de maison (ça rentre, même dans la tente fermée)
- Une glacière électrique
- Une kitchenbox, cette table tout en un de chez Tentbox
- Un jerrican d’eau de 10L, l’eau n’est pas potable partout.
- Une bonne paire de frontales
- Crème solaire à foison
- Un appareil photo
Les Asturies et la découverte de la côte nord
Durée : 4 jours
On commence notre escapade en traversant la frontière espagnole du côté d’Hendaye. D’ici, on sait d’avance qu’en deux semaines d’escapade, on ne pourra pas tout explorer. Alors on décide de passer rapidement sur le Pays-Basque et une grosse partie de la Cantabrie pour débuter notre aventure dans les Asturies. Ce territoire au centre nord du pays, coincé entre montagne et océan, un petit paradis pour les indécis comme nous.
- La randonnetita pour se mettre dans le bain : direction le flanc de falaise juste à côté du village de Comillas pour aller chercher le Mirador de peñaentera. De là-haut on a le choix : la Playa de Gerra pour les surfeurs, et celle de Oyambre qui est, on en tombe des nues, réservée aux nudistes.
Notre aventure continue le long de la côte et des villages typiques des Asturies : Llanes et Ribadesella. Un peu plus loin dans les terres, c’est la capitale des Asturies, Oviedo, qui nous a fait de l’oeil. Ici, on est dans un des anciens bastions qui avait résisté à l’invasion arabe il y a belle lurette. Aujourd’hui, c’est une ville encore bourrée d’histoire qui nous ouvre ses portes. Des bâtiments en briques ocres et une gastronomie à tomber par terre. En bonus, le cidre ici est servi par-dessus l’épaule, si les pavés de la rue boivent plus que les clients, la manoeuvre reste impressionnante.
- El pequeño plat du coin: la Fabada Asturiana et les Tortos de Maiz à la Sidreria Tierra Astur Gascona à Olviedo








Les Asturies étaient également le meilleur endroit … du monde, pour regarder l’éclipse totale qui traversait l’Europe pour l’été 2026. On décide donc de se rendre au Cabo Vidio, un cap bordé de falaises de 100 m de haut, qui s’élancent dans l’océan. De là-haut, la vue est imprenable sur les plages sauvages en contrebas et sur l’éclipse… qui fait la timide derrière les nuages le jour le plus important du siècle. Arf, ce n’est rien, on reviendra dans 50 ans ! On se console à la Soluneta, un espace à foodtruck taillé pour les couchers de soleil. Notre passage en Asturie se termine à Tapia de Casariego, la capitale du surf sur la côte, mais aussi une ville vivante où on assiste comme des gamins à un match de futsal improvisé en plein air. Si on vous dit qu’il y avait plus d’ambiance que dans certains grands stades, vous ne nous croirez pas, mais c’est votre côté chauvin qui parle !
- El dodo por la noche : au camping Playa De Tapia (avec la plage ci-dessous) pour une douche chaude bien méritée.

Les malices de la Galice
Durée : 6 jours
On entre enfin en Galice, l’ambiance ici est très différente : moins de touristes, plus de sauvage, moins de ville, plus de surf, plus de criques, beeeeeeaaucoup plus de petits virages. Les panneaux n’aident pas franchement notre (médiocre) espagnol : ici, tout est en Galicien, une langue à part entière pas fastoche à comprendre. Eh oui, avant d’être une région d’Espagne, la Galice était indépendante, et croquait même un peu sur le Portugal, d’où les sonorités similaires. On file toooout au nord, à la pointe septentrionale de la péninsule Ibérique, le Faro Da Estaca. Du bout du phare, le décor annonce la couleur de la région : roches acerées, vent à tire-larigot, nature à perte de vue et petites criques en pagailles.
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Pas de chance, le mauvais temps nous colle aux basques et on décide de lui fausser compagnie en s’enfonçant dans les terres. Coup de chance, on découvre Saint-Jacques de Compostelle, ou plutôt Santiago comme on dit dans le coin. C’est donc ici que se dirigeaient tous ces pèlerins lourdement chargés qu’on a croisés sur la route ? Ils suivaient leur « camino » jusqu’à l’immense Cathédrale immanquable. Ce matin, les marcheurs se prennent dans les bras et attendent la messe de midi qui célébrera la fin de leur aventure.
- El petit plat du coin à degustar : le poulpe à la galicienne au Bar Charra à Santiago.
Un des pèlerins nous explique que pour certains, le voyage continue même jusqu’à Finisterra (oui oui, c’est Finisterre en français), tout à l’ouest de la Galice. On suit donc le vent pour nous y rendre. Au bout de cette avancée dans l’océan, on tombe sur le phare du Cap Finisterre et on a des airs de boût du monde. Symboliquement, les marcheurs laissent une de leurs chaussures sur les flancs de la falaise en guise de don, de remerciement ou simplement de ras-le-bol.
- El dodo por la noche : proche de la Praia (sauvage) de Santa Comba
D’ici, on longe tout doucement la côte au rythme des Praias (les playas en bon espagnol). Il y a celle de Lariño qui est très sauvage, celle de San Mamede au pied des montagnes, mais le coup de coeur sera pour celle de Mexadoira. D’ici, on peut prendre un sentier de quelques kilomètres qui longe les falaises de la côte… qui répond au doux nom de « Costa de la Muerte ». Le surnom vient des bateaux de l’époque qui n’arrivaient pas à y accoster et qui s’écrasaient contre les falaises. Plus loin, la petite presqu’île de Muxia et ses ruelles piétonnes est également un incontournable. Son église, Santuario da Virexe de Barca, a littéralement les pieds dans l’océan et est le deuxième point final du chemin de Compostelle (on vous promet, après c’est fini).
- La randonnetito à ne pas manquer : l’A/R entre la praia de Mexadoira et la praia de Lires le long des falaises

Retour par les terres
Durée : 3 jours
Il est temps d’entamer le loooong retour en direction de la casa. Pour changer de décor et découvrir d’autres contrées, on décide de passer par les terres et ses routes moins touristiques. Un premier arrêt dans la ville de Lugo, une ville fortifiée dont on peut faire tout le tour en marchant sur les épaisses murailles.
- El petit plat du coin à degustar : la meilleure tortilla de votre vie chez O Sacho dans le Mercado Central de Lugo
Un peu plus loin, on quitte la Galice pour la région de Castille-et-Léon pour nous rendre dans un coin de nature très spécial : Las Médulas. Ce n’est pas le Colorado, mais bien un petit territoire montagneux bourré de sable ocre et de pitons (le caillou, pas le serpent). Dans une ambiance de « Seul sur Mars », on entame la randonnée qui serpente entre les pics jusqu’au Mirador de Orellán. De là-haut, on apprend que la région était autrefois prisée pour son or, présent dans les terres. Les locaux creusaient des galeries profondent avant de les remplir d’eau pour écrouler des pans entiers de falaises et, ainsi, récolter plus facilement leur précieux. On peut d’ailleurs visiter ces galeries jusqu’à une grotte ouverte en pleine falaise. Mais attention, ne faites pas comme nous et pensez à emmener votre or (en cash), les mineurs ne prennent visiblement pas la carte.
- La randonnetito : le tour de la réserve naturelle de Las Medulas. L’astuce du chef : prenez un café à l’Agora pour avoir le droit de vous garer au parking au départ de la randonnée.
On reprend la route pour découvrir la fameuse ville de Ponferrada, une autre ville fortifiée (on en trouve un paquet dans le coin). La statue à l’entrée de la ville nous fait franchement flipper mais on se rassure grâce à l’internet. Ponferrada n’est pas une ville fanatique du KKK, mais bien une ancienne forteresse construite par les Templiers. Le château est absolument incontournable et nous replonge à l’époque de ces chevaliers un peu badass. Avant de dire au revoir à notre chère Espagne du Nord, on passe par les Chutes du Nervion, un spot très sauvage où l’on est (censé) voir un plongeon de 222m. Brouillard plein encore une fois, l’Espagne nous envoie un message qu’on reçoit 5/5 : ça nous fera une (excellente) excuse pour revenir l’été prochain ! ¡ Hasta Luego !
- El dodo por la noche : aux alentours de Ponferrada.
























