Des alpages agricoles jusqu’au refuge d’altitude en passant par une liste infinie de cartes postales grandeur nature, pas de doute, on est bien en Savoie ! Renard et Léopard ont embarqué leurs minis Abeille et Jaguar pour une escapade en famille du côté de la Vallée des Belleville. Entre Val Thorens, les Menuires et Moûtiers, la petite tribu d’aventuriers a exploré toutes les altitudes du coin, des villages savoyards aux sommets à plus de 3 000m. Voici tous leurs bons plans pour 3 jours en plein cœur de la Savoie. Lacez vos ceintures, et accrochez vos lacets !
Ce topo en un coup d'oeil
Gare routière de Val Thorens
- Remontées mécaniques de la Cime Caron : 30€/personne l’aller-retour
- Restaurant Caron 2000 : plats dès 15 €
- Brasserie des Belleville : plat du jour à 17 €
- L’Alpeen Hôtel des Menuires : à partir de 165 € / la nuit pour une chambre familiale de 4 personnes
- Visite du Musée de St-Martin-de-Belleville : 5€/adulte, gratuit pour les enfants
- Jeu de piste « La pierre et la chouette » : gratuit
- Restaurant L’Art B : plats dès 20 €
- La demi-pension au refuge du Lac du Lou : 69 €/adulte, 55 €/ado 8-13 ans, 39 €/enfant 2-7 ans
- Restaurant 3 Vallées Café de Moûtiers : menu du jour entrée-plat-dessert à 18,90€
- Visite de la chèvrerie Chez Pépé Nicolas : adultes/10 €, enfants/5 €, moins de 5 ans/gratuit
- Visite de la coopérative laitière : gratuite sur inscription
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Visite du Musée des traditions et cathédrale, patrimoine et street art : adultes/9 €, enfants/4 €
- Visite de la Distillerie L’Eau Folle + dégustation : 35 €
- Des jumelles pour repérer les marmottes sans les déranger
- Un sac à viande (pas celui du frigo) pour la nuit en refuge
- De la crème solaire, casquettes et lunettes : en altitude, le soleil ne fait pas de cadeau malgré la fraîcheur
- Un appareil photo et des yeux grands ouverts pour immortaliser les points de vue à 360°
- Une gourde d’un litre par personne
- Une bonne paire de chaussures de rando
- Un coupe vent : en altitude le froid est toujours de la partie, même en plein été.
- La demi-pension au refuge du Lac du Lou : 69 €/adulte, 55 €/ado 8-13 ans, 39 €/enfant 2-7 ans.

Jour 1 : Val Thorens
Fraîchement débarqués en gare routière de Val Thorens (« Val To » pour les intimes), toutes ces montagnes nous regardent déjà de haut et on n’a qu’une seule envie : allez voir si la vue du sommet vaut le coup d’œil (c’est oui). En deux temps trois mouvements, nous voilà au pied des remontées mécaniques de la Cime Caron qui nous emmènent à la … Cime Caron. Un coin perché à 3 200m d’altitude, attention les oreilles (pas de minis de moins de 5 ans pour cette activité !). D’ici, la vue est imprenable sur les plus de 1 000 sommets aux alentours (vous avez bien lu).
- Où déjeuner ? Au restaurant Caron 2000. On prend l’apéro dehors pour profiter de la vue. Si le vent frais chatouille trop les guibolles (en short) de vos kids, descendez dans la salle vitrée en dessous pour continuer d’en prendre plein les mirettes.
Le ventre bien plus tendu que nous, on redescend un peu plus bas pour aller faire un tour du côté de Chez Pépé Nicolas, un restaurant, mais pas que. C’est Margot, la propriétaire des lieux qui nous accueille pour nous montrer la traite des chèvres. Ce sont elles qui produisent les petites merveilles que l’on s’envoie sur un plateau après les repas. Dans ce lieu atypique niché au milieu des montagnes, on découvre un jardin immense à en faire pâlir celui des Hespérides. Les filles se greffent à un petit groupe d’enfant pour aller nourrir les animaux de la ferme (cochons, volailles, lapins, veaux, cabris). Pour le goûter, on se jette sans se faire prier sur la gaufre généreuse en confiture de myrtille qui nous fait de l’œil depuis notre arrivée, et on goûte au fameux Matafin. Cette spécialité savoyarde porte bien son nom (matte ta faim). Un seul suffit pour tenir 24h ou presque. Il est temps de filer au camp de base du soir, direction les Menuires en navette (gratuite).
- Où dîner ? À la Brasserie des Belleville. Apéro mérité pour récompenser la famille après cette belle journée. On mange de bonnes salades (satané Matafin !) et les filles profitent d’un burger savoyard. Les jeux pour enfants qui sont à disposition sur la terrasse (palet, trampoline, etc.) leur permettent d’attendre les plats sans voir le temps passer.
- Où dormir ? À l’Alpeen Hôtel des Menuires. Un logement adapté aux minis avec des chambres confortables with a view sur les montagnes. Gros avantage, la salle au rez-de-chaussée est pleine à craquer de jeux pour les enfants et les familles.







Au programme de cet après-midi : une douce randonnée pour nous rendre au refuge du Lac du Lou, objectif du jour et dodo du soir. On commence notre épopée au parking du Plan de l’Eau des Bruyères. Au menu : 2,5km pour 292m de D+, court sur le papier mais pas tout plat pour autant. L’ascension débute de manière très agréable et les jambes ont à peine le temps de chauffer que nous croisons déjà plusieurs marmottes, bien installées sur leur rocher. Une belle surprise pour nos petites marcheuses qui auront la chance d’en observer tout au long du parcours. Après 1h30 de marche et des points de vue en pagaille, on arrive enfin au refuge du Lac du Lou. C’est Marie et Jonathan, les gardiens, qui nous accueillent avec un sourire aussi large que la vallée. On s’offre avec eux de délicieux cookies faits maison au chocolat et aux myrtilles franchement mérités. Une fois nos sacs de rando déposés dans le dortoir, on part faire le tour du lac, réalisable en environ 45 min. Le sentier qui borde ses rives est très praticable sur la quasi-totalité du tour et nous emmène du bord de l’eau, à des points de vue plus en hauteur. Avec les derniers rayons du soir sur le lac, le temps semble suspendu.
- Où dîner ? On met les pieds sous la table du refuge pour se délecter d’une fondue savoyarde et d’un gratin de crozets (obligatoires).
- Où dormir ? Dans les dortoirs très confortables du refuge. Pensez à prendre votre sac à viande. Le refuge est d’ailleurs labellisé « Famille Plus » et est particulièrement adapté aux enfants (par sa localisation accessible mais aussi par tous les services qu’il propose).
Jour 3 : Moutiers
Après une nuit réparatrice à 2 035m d’altitude, on s’offre un petit déj’ de rêve à la fraîche sur la terrasse du refuge. On remballe les paquetages avant de dire au revoir et merci à Marie et Jonathan pour leur accueil aux petits oignons. La marche retour se fait sans encombre avec d’autres randonneurs qui ont passé comme nous la nuit au refuge.
Arrivés au point de départ de la randonnée, on reprend la navette direction Moûtiers pour une visite de coopérative laitière. Caroline nous explique en détails l’histoire de la coopérative, du (fameux) Beaufort et de tous les secrets de sa fabrication. De la collecte du lait dans les différentes exploitations fermières de la région, jusqu’à l’affinage des meules dans les caves, on en connaît quatre qui se coucheront moins bêtes que la veille. La visite prévoit même quelques installations ludiques et pédagogiques accessibles aux enfants. On termine évidemment par une dégustation de Beaufort d’hiver ET d’été (les gourmands). Le plus dur, c’est de choisir !
- Où déjeuner ? Au restaurant 3 Vallées Café de Moûtiers. Un lieu incontournable avec une déco qui mêle nature, bois, ski (même en été) et ambiance savoyarde bien sûr.
L’après-midi, c’est culture ! On part avec Ariane, guide passionnée, qui nous embarque dans les richesses de sa ville natale. On commence par le Musée des traditions populaires de la ville qui nous replonge dans la vie d’autrefois en nous présentant de nombreux objets d’époque… On enchaîne avec la découverte de la fameuse Cathédrale de Moûtiers qui nous scotche tous les quatre (les architectes ne faisaient vraiment pas les choses à Moûtiers). L’ancienne gare de la ville est également surprenante. On la découvre en maquette et les kids sont plus qu’enchantées de voir que la visite se termine par une démonstration de trains miniatures. Il n’y a pas à dire, ils savent s’y prendre avec les enfants ces savoyards !
Enfin, on termine notre belle aventure à la distillerie artisanale « Eau Folle ». Rudy et Lucas nous font découvrir leur projet artisanal et leur univers. Deux amis d’enfance nés dans la vallée qui s’associent pour perpétuer (et remettre au goût du jour) un patrimoine culturel, ça ne peut qu’être une bonne idée. Ici, on y déguste Génépi fumé, liqueur d’aneth et autres merveilles qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Si nos aventurières ne peuvent pas déguster, elles sont en revanche emballées par la visite de l’atelier de production.
Il est déjà temps de dire au revoir à la Vallée des Belleville. C’est le sac à dos plein de souvenirs qu’on se promet de revenir en hiver, et puis l’été prochain tant qu’à faire, tiens !
































