Si on croit connaître Albertville pour ses anneaux olympiques, on passe certainement à côté de l’essentiel. Posée au carrefour de la Tarentaise, du Beaufortain, du Val d’Arly, des Aravis et de la Lauzière, cette cité savoyard adossée au massif des Bauges est avant tout une formidable porte d’entrée. D’ici, on file où bon nous semble : cimes fleuries, cols de légende, plans d’eau pour la baignade ou véloroutes au fil de l’Isère et de l’Arly. Et quand les pieds de nos minis réclament une trêve, la culture prend le relais. Manta, Macareux et leurs jumeaux hauts comme deux rebloch’ ont débarqué avec une seule vraie difficulté à résoudre : choisir. Parce qu’au Pays d’Albertville, le plus dur n’est pas de marcher, de pédaler ou de grimper, c’est de décider par quoi commencer.
Ce topo en un coup d'oeil
Rendez-vous en gare SNCF d’Albertville, accessible en 4h depuis Paris et 2h30 depuis Lyon
- De bonnes chaussures de rando pour toute la framille
- Les maillots de bain
- Crème solaire, casquettes et lunettes : en montagne, le soleil ne fait pas de cadeau
- De quoi porter ou tracter les plus petits selon leur énergie du moment (porte-bébé, siège vélo…)
- Des gourdes bien remplies pour toute la tribu
- L’appareil photo
- Les casques vélo pour tout le monde, du plus grand au plus petit
- Un bon cycliste 🍑
Jour 1 : Col de l’Arpettaz et cité médiévale de Conflans
Pour débuter cette aventure pied au plancher sentier, on se donne rendez-vous à 10h sur le parking du Col de l’Arpettaz (à prononcer Arpette, comme les locaux) avec Paul, notre accompagnateur en montagne du jour. Direction le Praz Véchin, par une montée douce comme on les aime : aucune difficulté particulière, mais des fleurs de montagne à perte de vue et, au sommet, une vue à 360° qui coupe le souffle (le peu qu’il nous restait après la grimpette lestée de 20kg chacun sur le dos). Mont Charvin, chaîne des Aravis, Pointe Percée, et là-bas, majestueux, le Mont Blanc qui fait le beau. C’est tout l’intérêt de cet itinéraire : il s’adapte à toutes les tribus, avec mille variantes selon le point de départ. De quoi caler la balade sur le rythme des plus petits sans frustrer les jambes des plus grands.
Sur le coup de midi, on redescend casser la croûte au refuge de l’Arpettaz. Car s’il y a bien une règle à respecter quand on randonne avec des kids, c’est de ne jamais se mettre entre un estomac affamé et son assiette. Pour l’occasion, on met les petits plats dans les grands pour déguster la spécialité locale, le farcement (ou farçon pour les intimes).





C’est la peau du ventre bien tendue qu’on fait cap sur notre camp de base en début d’après-midi. Et quel camp de base ! Le Basecamp Lodge porte décidément très bien son nom.
Après une sieste réparatrice, on prend la direction de Conflans, magnifique cité médiévale perchée au-dessus d’Albertville qui est traversée par les deux cours d’eau du coin : l’Isère et l’Arly. On flâne dans les ruelles pavées comme des locaux, sans montre ni plan. La vue plonge sur la ville et sur l’Isère qui la traverse. Et tant qu’à faire, on en profite pour s’offrir une pause gourmande au Café Perché.
Retour au camp de base pour le dîner, qui a décidément plus d’un tour dans son sac de couchage. Le resto joue à fond la carte familiale : menus enfants, chaises hautes et ambiance détendue. Allez, une histoire, un bisou et au dodo, car demain les aventures reprennent.
- Où déjeuner : au refuge de l’Arpettaz. Ouvert toute l’année, car les propriétaires y vivent à l’année en famille. Autant dire qu’on est loin de la cantine impersonnelle : ici, on mange chez des gens qui aiment la montagne au point d’y habiter (et on les comprend). Pensez à réserver le farçon à l’avance (28,5€ par personne). Menu enfant à 13 €. Comme son nom l’indique, il est tout à fait possible d’y dormir 🙂
- Où dormir : au Basecamp Lodge d’Albertville. Piscine ouverte jusqu’à 22h, restaurant et guiguette directement sur place.
- Où trouver un guide : directement au bureau des guides d’Albertville. Vous trouverez toutes les informations nécessaires à la Maison du Tourisme à la Halle Olympique (ou bien auprès des bureaux d’informations du centre ville ou de l’entrée d’Ugine. Pour ceux qui préfèrent barouder en autonomie, rendez-vous directement au point d’information en face de la mairie.
Jour 2 : belle vie sur la Belle Via
Après une bonne nuit, on attaque par le petit-déjeuner directement à l’hôtel. Nos deux tornades sur pattes ayant fait le plein d’énergie, direction le parking de la Halle Olympique, où on rejoint Stéphanie, notre guide vélo, pour une escapade sur La Belle Via.
On roule jusqu’au plan d’eau de Grésy-sur-Isère, sur une vingtaine de kilomètres : champs de maïs, tournesols qui tournent la tête, et quelques vaches venues saluer les enfants au passage (meuuuuhrci). Sur le trajet, les plans d’eau ne manquent pas, et les spots de baignade non plus, de quoi tremper les orteils dès que le soleil tape. Au retour, on repasse par le plan d’eau de Grignon, une ancienne gravière reconvertie en coin de fraîcheur en ville.





Pause déjeuner au Café O’Cyclo lancé par… Stéphanie (décidément, elle a plusieurs rayons à sa roue) ! On s’y régale de parts de quiche tout simplement incroyables. Et détail malin si, comme nous, vous crevez à 500 mètres de l’arrivée : on peut même y faire réparer son vélo grâce à l’atelier intégré.
L’après-midi, une fois la digestion bien entamée, tout le monde file à la Halle Olympique pour la visite du musée Tremplin 92, Montagne et Olympisme. L’occasion pour toute la famille d’apprendre en s’amusant (c’est assez rare pour être signalé). On peut y sentir les odeurs de la montagne ou filer à près de 200km/h sur la piste olympique de Bobsleig de la Plagne (si si on vous jure !).
- Où manger : au Café O’Cyclo ! On y mange une vraie cuisine maison pendant que les vélos se refont une santé. Ne partez pas sans goûter une de ses glaces locales !
- Où trouver un guide vélo : directement auprès de Stéphanie. Elle saura aussi vous conseiller sur la location de montures adaptées à vos mollets.
On revient quand ?!
Vient déjà l’heure de remballer, les jambes lourdes mais le cœur léger et les têtes pleines de souvenirs, exactement comme on aime rentrer d’un week-end dehors. Les Albertvillois ont décidément quelque chose en plus, mais on vous laisse vous en rendre par vous même.
















