Si on devait trouver le trait d’union entre la Suisse et la France, difficile de ne pas évoquer le sentier de trail légendaire qui relie Martigny à Chamonix ! À l’occasion du Genepi Divide, une aventure de deux jours entre trail et bons petits plats, les copains de chez Altra ont invité Martin, alias Mandrill Magnanime de la team Chilowé pour traverser la frontière en courant. Au programme : 50 kilomètres de trail pour 3000 de D+ avec des dégustations locales de fromages et de Mont-Blanc enneigé. On vous embarque dans son aventure, à vos baskets !
Ce topo en un coup d'oeil
Depuis la Gare de Lyon Part-Dieu, comptez environ 3h 45 ou 4h45 depuis Paris. Prendre un TGV pour Genève ou Lausanne puis un train régional nous emmène à Martigny.
- Martigny :
- Tarifs des menus burgers au Whitefrontier : À partir de 21,5 CHF
- Tarifs TCS camping Martigny :
Emplacements petite tente : 35 CHF
Le « Pod », la cabane en bois : dès 74 CHF - Trient :
L’Auberge du Mont-Blanc : Pour 2 personnes environ 120,00 CHF par nuit
Plats aux Écuries de Charamillon : à partir de 16 €
Tout l’attirail du traileur en plein été :
- Un sac d’hydratation de 10 L
- 3 flasques de 500 ml minimum
- Paille filtrante
- Des chaussures de trail : on a pu compter sur les Altra Lone Peak 9+®
- Un short de trail
- 2 t-shirts
- Crème solaire
- Veste de pluie
- Couverture de survie
- Casquette
- Lunettes de soleil
- Gels et barres de céréales
- Prendre des bâtons car les montées sont bien bien raides
- Sac à viande pour les nuits
- Pensez à prendre du cash, certains refuges ou restaurants sont plus ou moins friands de la CB

JOUR 1 : de Martigny à Trient
- Où dormir à Martigny la veille ? Pour avoir les jambes fraîches, on s’est offert une nuit dans le TCS camping Martigny à 15 minutes de la gare à pied. Pour allier l’ambiance trail et montagne, on a eu droit à une petite cabane en bois avec beaucoup de charme (et un peu d’hêtre).
Grâce au club local « Swissmove », une petite mise en jambe de 5 km peut permettre de faire chauffer le moteur.
Le départ de Martigny à la fraîche nous emmène sur les traces du château Bâtiaz du XIII ème siècle qui trône sur les vignes et sur la ville. On passe entre les vignerons, ces oiseaux matinaux qui s’affairent déjà sur leurs pré carrés verts. En descendant à Martigny-Combe, on a droit à notre premier arrêt au stand : la Fromathèque. Toute la farandole de produits du Valais sont ici réunis. De quoi prendre une option délice sur mon pique-nique du midi avec la pâte locale : la Bâtiaz (pâte mi-dure au goût pas trop prononcé : le rêve éveillé).
Le repas en tête, mais pas encore dans le gosier, on enchaîne l’eau à la bouche jusqu’à « l’Arpille », un lieu-dit sur les hauteurs de Martigny.
- Où manger ? «Au Mont de l’Arpille», sur des prés jonchés de fleurs bariolées, on ne pouvait espérer mieux pour déguster ce pique-nique de luxe. Après avoir dévoré le meilleur des carburants, quoi de mieux qu’une sieste au milieu du champ pour faire baisser la température ? D’ici, la vue est à couper le souffle d’un ultra-traileur chevronné ! Pour couronner le tout, un local est venu à nous, tout heureux qu’un inconnu porte ses pentes dans son cœur (et dans ses jambes).
L’objectif de la journée est clair : arriver dans l’après-midi à Trient. Après une nouvelle ascension jusqu’aux crêtes, on passe par le célèbre col de la Forclaz et on pousse fort sur les quadris pour se rapprocher des cascades issues de la fonte des glaciers. Cabane en vue ! C’est l’Auberge du Mont-Blanc qui pointe le bout de son nez. Pour une récup aux petits oignons, on file faire un petit plouf dans l’eau des glaciers qui coule dans le village. Les premiers instants de douleur, le souffle coupé et les jambes crispées, sont à la hauteur des bénéfices de longue haleine.
- Où dîner ? En avance par rapport aux poules (mais pas pour notre appétit), on se met à table à 19 h. Le repas du refuge est copieux comme on les aime : salade, soupe, pâtes bolognaises et glace ! Les grandes tablées permettent aux traileurs de partager leurs histoires de genoux qui craquent et de VO2 max resté au chaud au camping de Martigny.
- Où dormir ? Dans l’Auberge du Mont-Blanc, on a eu le droit à un dortoir de 8 personnes. La vue par la fenêtre est grandiose ! Et hop, un nouveau fond d’écran vient de s’ajouter.
- Le petit plus ? Qui a dit que la montagne excluait d’office les boulistes et les pongistes ? Sûrement pas l’Auberge du Mont-Blanc. Un véritable « crunch » à la pétanque s’est tenu avec plus de rebondissements qu’un match des Six-Nations. Au loin, le glacier surveille les tricheurs, alors ça tire droit !








JOUR 2 : de Trient à Chamonix
Nouveau départ, nouvelle vue ! Aujourd’hui on a le droit à une belle ascension vers le mythique col de Balme à la frontière franco-suisse. Nos jambes ne nous ont pas (encore) fait faux bond même si une petite partie ronfle encore dans le refuge. Au risque de s’arrêter et de ne plus jamais repartir, on ne stoppe pas notre effort sous les encouragements à demi meuglants des bovidés alentour. Avec des fleurs aux teintes des couleurs de l’arc-en-ciel, des chèvres et des chalets plus iconiques les uns que les autres, aucun doute : on est dans la bonne direction ! Attention, près du col, quelques névés sont encore présents, ça serait bête de dévaler la pente si près du but.
Là-haut, le paysage a changé ! Les arbres ont laissé place aux tâches de neige agrémentées par les premiers cris des marmottes voisines. Le panneau nous indique le plus point culminant de l’itinéraire : 2 200 m. La descente se fait par l’un des plus beaux singles jamais écrits.
- Où déjeuner ? Direction les Écuries de Charamillon. Au menu : un buffet équilibré, une terrasse sublime et une mention spéciale pour le brownie chocolat !
Pour rejoindre Chamonix, il faut descendre vers Argentière à travers des sous-bois, véritables anges gardiens face au soleil de plomb. En dépassant quelques hameaux typiques de Haute-Savoie, l’église d’Argentière n’est qu’à quelques encablures. Ici, les histoires de guides et de hautes montagnes trouvent tout leur écho dans la vallée. En suivant la piste, l’objectif n’est qu’à quelques souffles. L’arrivée à Chamonix est magique, on se prend à s’imaginer à l’arrivée de l’UTMB® où la ville rassemble pêle-mêle touristes et montagnards.
Le triangle de l’amitié est l’endroit parfait pour sceller la fin de cette fructueuse collaboration franco-suisse à base de trail, de panses bien remplies et de rencontres avec de joyeux lurons.
Avant de repartir vers d’autres horizons moins enneigés, on passe par le Discopic, un bar au bord de l’Arve pour une bière bien méritée !
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