Nul besoin de planifier une aventure au millimètre quand il s'agit de profiter de la nature. Parfois, il faut simplement réunir quelques ingrédients : une bande de copains, un spot de bivouac à découvrir et deux jours de déconnexion devant soi. Écureuil, Hérisson, Ara et Merle de la team Chilowé sont partis bivouaquer au Lac de Peyre, en Haute-Savoie, juste au-dessus du Grand Bornand. 24h en altitude pour recharger les batteries sans trop charger les sacs. On vous emmène avec nous dans cette escapade entre bouquetins, névés, lac de montagne et repas de rois.
Ce topo en un coup d'oeil
Après une petite balade par le bus Y62 depuis la gare d'Annecy jusqu'à celle du Grand Bornand, on sort notre plus beau pouce pour monter au col de la Colombière en stop, le point de départ de notre aventure.
Votre seul poste de dépense sera dicté par votre appétit :
- Entrée : compter environ 4,90€ (notre préférée : le gaspacho tomate, poivron et basilic)
- Plat : compter entre 6,90€ et 9,50€ (notre préféré : la purée aligot)
- Dessert : compter environ 6,50€ (notre préféré : la mousse au chocolat)
- Petit déjeuner : compter environ 4,90€ (notre préféré : le muesli granola aux pépites de chocolat)
- 3 lyophilisés Voyager par personne : plat et dessert pour le dîner + petit-déjeuner (
- Une tente compacte
- Une bonne paire de chaussures de rando
- Une bonne paire de jumelles pour observer la faune du coin
- Un appétit outre mesure pour déguster les lyophilisés
- Un matelas gonflable (avec rustine)
- Un duvet confort 5°C en juillet et août (0°C sur juin et septembre)
- Une tenue de rechange pour la nuit
- Un réchaud, une bombone de gaz
- Un récipient pour faire chauffer l'eau
- 3L d'eau par personne (pour vous hydrater, mais aussi la réhydratation des lyophilisés)
Jour 1 : du col de la Colombière jusqu'au lac de Peyre
Parcours : 5km pour 500m de D+
Après une petite balade par le bus Y62 depuis la gare d'Annecy jusqu'à celle du Grand Bornand, on sort notre plus beau pouce pour monter au col de la Colombière en stop, le point de départ de notre aventure. Les sacs sont prêts, bien ajustés et agréablement légers. Fini l'époque où on se chargeait comme des mules pour une seule nuit de bivouac. Aujourd'hui, on laisse la demi-meule de comté, le saucisson sec et le slip de rechange au placard, et on part avec des lyophilisés de chez Voyager, un réchaud, une tente et de quoi dormir au chaud.
À lire aussi : 👉 2 nuits de bivouac et trail dans les BaugesOn est en milieu d'après-midi, et on attaque la randonnée par un raidillon tout de suite après avoir laissé le col. Ce petit coquin annonce la couleur : la balade sera courte, mais bien pentue. Après quelques zigzags sur un terrain peu technique, on passe le Chalet de la Colombière. Sur notre gauche, un panneau d'information (en plein milieu de nulle part) explique les règles de bivouac spécifiques à la zone. Un peu plus loin sur la droite, on passe juste au dessus d'un spot prisé par les locaux pour le « bloc » : une zone avec d'énormes rochers qui semblent avoir dévalé la pente il y a bien longtemps. Pas de grimpeurs les mains pleines de magnésies à la ronde, seulement quelques marmottes qui nous guettent d'un oeil curieux. On continue notre route, toujours vers le haut, avec une vue qui se dégage dans notre dos pour un panorama imprenable sur la chaîne des Aravis et le Mont-Blanc en toile de fond.










Après moult efforts et des mollets qui commencent franchement à chauffer, on arrive au Lac de Peyre. Pas de panique, ce n'est pas la petite flaque sur laquelle on tombe en premier, il faut monter la butte juste au-dessus pour apercevoir ce qu'on est venu chercher. Nous voilà bien nichés dans un cirque naturel entouré de roches, pile entre la Pointe Blanche et la Pointe du Midi. Les plus téméraires monteront jusqu'au Col de Balafrasse pour une vue bonus sur le Léman et la Suisse.
- Qu'est-ce qu'on mange ? On ne se fait pas longtemps prier pour dégainer les victuailles du soir : les fameux lyophilisés de chez Voyager. Au menu : purée aligot (mon préféré), gratin dauphinois aux trois fromages, pâtes aux fromages et aux champignons et même risotto. En dessert, c'est crumble pomme-framboise et mousse au chocolat. On se la joue collectif et on se partage toutes ces merveilles entre nous. Dieu merci, personne ne couve de rhume.
- Où dormir ? On s'éloigne du lac pour ne pas abimer ses rives et déranger la faune. Un petit terrain plat « with a view » avec assez d'espace pour trois tentes nous attendait sagement. Une fois la nuit tombée, la température plonge elle aussi sans même se mouiller la nuque. On fait de même au fond de nos duvets pour s'envoyer une nuit réparatrice d'une seule traite ou presque.
- On s'installe au coucher du soleil et on part au lever du soleil.
- On ne fait pas de camping sauvage (installation durable, table, auvent, etc.).
- On respecte les arrêtés locaux (communes, parcs, réserves).
- On ne bivouaque jamais dans les réserves naturelles
- On reste à distance des routes, habitations et sites protégés.
- On ne laisse aucune trace derrière nous
- On ne fait pas de feu
Chaque territoire a ses propres règles et il est de la responsabilité de chacun de se renseigner avant de dégainer la moindre sardine.
Jour 2 : on redescend
Deux choses à faire quand on ouvre l'oeil au matin d'un bivouac. 1) Ouvrir discrètement la tente et sortir une tête pour voir si des animaux sont dans le coin. La zone est connue pour ses bouquetins qu'on retrouve souvent dans les pierriers, mais aussi pour ses aigles royaux, vautours fauves, et le fameux Gypaète barbu. Pas de pot ce matin, on fait chou blanc. 2) Mettre de l'eau à chauffer pour préparer un immense petit-déj.
- Qu'est-ce qu'on mange ? Entre muesli granola aux pépites de chocolat et riz au lait au caramel, notre coeur balance. Allez hop, on prend les deux pour ne pas faire de jaloux. Un petit-déjeuner chaud quand la nuit a été fraiche, c'est ça le vrai luxe. Les fesses dans la tente et les pieds encore au fond du duvet, on se réveille tout doucement, au rythme de la montagne.
Vice-champion d'Europe par équipe d'origami, notre bande de joyeux lurons plie bagage en deux temps trois mouvements. Un dernier coup d'oeil au campement pour vérifier que l'on n'a rien oublié derrière nous, et on se remet en marche pour attaquer la descente. Le ciel est dégagé et le soleil nous chauffe le visage (pas de refus). Sur le retour, on a la chance de croiser au loin quelques bébés bouquetins avec leur pelage encore beige. Ils étaient donc là, les brouteurs curieux qui sont venus visiter notre bivouac cette nuit. On reste là à se regarder quelques minutes, avant de repartir chacun de notre côté. Arrivé enfin au col, on se dit qu'un café au soleil, ce n'est quand même pas interdit. C'est le Restaurant La Colombière qui nous offre ce petit plaisir, un dernier au revoir avant de quitter le calme des montagnes pour redescendre dans la vallée.









- Bivouaquer entre le 15 juillet et le 31 août
- Toute activité aquatique et nautique sur le lac (y compris baignade de chien)
- Allumer un feu ou toute sorte de flamme sur l'alpage
- Circuler en véhicule à moteur ou VTT
- Laisser son chien divaguer dans l'alpage sans laisse





