Et si votre prochaine réunion se tenait à 1 500 mètres d’altitude ? Plutôt que de brainstormer entre quatre murs, il y a une alternative : chausser votre paire de rando, prendre un peu de hauteur, et laisser le grand air faire son travail. On a testé pour vous, direction le massif des Bauges, pour une rando avec une nuit en cabane non gardée et une vue dégagée sur le lac d’Annecy. On vous glisse notre itinéraire et notre adresse bien gardée de refuge. Et comme en rando il n’y a jamais de mauvais temps, que de mauvais vêtements, on a pu compter pour cette aventure sur le matos de nos amis de Passenger.
Ce topo en un coup d'oeil
Environ 35 minutes au départ d’Annecy. Départ depuis le petit parking en haut de Chevaline.
Les indispensables de l’équipe dégotés chez Passenger :
- Pour Macareux, c’est la veste imperméable : très protectrice tout en étant légère, il aime sa polyvalence en montagne comme au quotidien.
- Pour Ecureuil, c’est la polaire : pour le style et les couleurs (impossible de vous perdre)
- Pour Merle, c’est la surchemise : pour le réconfort de fin de rando, parfaite pour préparer l’apéro bien au chaud.
- Pour Mouette, c’est le pantalon de rando : pour la légereté et la souplesse tout en restant technique pour nous protéger des ronces.
Et les classicos de l’aventure en nature :
- Frontales chargées
- Réchauds
- Sac de couchage (5 °C limite)
- Matelas gonflable
- Draps de soie
- Des sacs bien remplis de gueletons savoyards : Fromage, hummus et charcuterie du pays.

La rando : direction le Chalet des Eaux Froides
En ce lundi après-midi d’avril, on a donc dit (volontiers) adieu à nos postes de travail pour prendre la poudre d’escampette direction la réserve nationale des Bauges. Après un coup de bus Y51 depuis la gare d’Annecy jusqu’au village de Doussard, on tend le pouce pour se rapprocher au max du point de départ de la rando : le petit parking en haut de Chevaline.
- Où acheter à manger ? Sur le chemin, on a fait le plein de victuailles chez Tommes et Beaufort. Baguettes tradis sur le coin du sac, génépi au fond du baluchon et frometons à rameuter tous les bouquetins du coin, on est prêt pour notre Everest du jour.
On emprunte rapidement un petit sentier assez raide qui serpente dans la forêt. On rejoint ensuite la piste où ce jour-là, il faut enjamber une forêt de sapins fraîchement coupés. Pas facile de brainstormer ! Après plusieurs mètres de mi-parcours du combattant, mi-accrobranche, on sort la tête de l’eau de la forêt. Là, on s’offre une friandise rétinienne à consommer sans modération : les courbes du lac se dessinent en contrebas avec en toile de fond un panorama d’exception sur le massif des Aravis. À mesure que nos pieds s’enfouissent dans un épais tapis blanc, on aperçoit la toiture de notre objectif. Une dernière crête enneigée et nous y sommes : le chalet des Eaux-Froides est à nous ! Comble du plaisir, on y arrive au moment où le soleil joue à cache-cache dans les eaux du lac.






Le chalet des Eaux Froides (et des repas chauds)
Comme tout abri de montagne qui tient son rang, l’intérieur de la cabane est certes rustique, mais bien loin d’être spartiate. Après avoir marché une bonne heure dans la neige, se réchauffer les miches près du poêle à bois n’est pas du luxe.
Pour repartir le lendemain aussi léger qu’une plume de tétras-lyre, on engloutit les fromages achetés un peu plus tôt, qui n’en demandaient pas tant. Un espace extérieur sécurisé permet de faire un feu de bois (à éteindre avant d’aller se coucher).
Et qui dit cabane non gardée, dit pas de réservation : cinq autres margoulins des montagnes sont venus prolonger leur week-end à 1600 m d’altitude. Avouons-le : dormir à 11 dans un abri de la taille du placard d’Harry Potter, ça permet de tisser des liens !











