Le mois de mai et ses (petitpata)ponts se prêtant parfaitement à la découverte des plus beaux coins de France, Elise et Jocelyn alias Echidné Guilleret et Jaguar Breton ont sauté sur nos sièges l’occaz’ pour sortir la Jeep Compass électrique. Direction Clermont-Ferrand et les monts d’Auvergne pour trois jours d’odyssée entre nature imprévisible, décors à couper le souffle et bons frometons. Ah non, non, on n’est pas là que pour ça, on le jure…
Ce topo en un coup d'oeil
Train : Gare de Clermont-Ferrand.
Halles Saint-Joseph : entre 15€ et 20€ suffisent à se faire un bon panier de spécialités locales.
Tour du Puy de Sancy : stationnement payant au Mont-Dore, la randonnée est gratuite.
Restaurant Bistrot Vallée : la truffade est à 20€ (option végétarienne pour 1€ supplémentaire).
Ferme de l’Or Blanc : la visite est gratuite.
Entrée au Château de Murol : comptez 12,50€ le billet d’entrée adulte pendant les vacances scolaires (11,20e hors-période).
Demi-journée de canoë avec Auvergne Loisirs : la randonnée de 10 km (environ 2h30) est au prix de 21€ pour les adultes et 17€ pour les enfants.
Bistrot du Marché : la formule entrée + plat + dessert est proposée à 38€ en soirée.
L’Inckliné : la formule brunch est à 24€.
De la crème solaire supplément casquette/bonnet et lunettes de soleil (vous n’avez pas envie de faire une allergie au soleil, croyez-nous…).
De bonnes chaussures de rando parce que 16 km, ça use les pieds et les souliers.
Des couches thermo-régulantes au cas où il y aurait, allez au pif, de la neige !
Des lampes torches ou frontales pour le lever de soleil le matin du bivouac.
Des chaussettes de rechange (si, si, c’est plus que nécessaire).
Une tente, un matelas, un duvet et des plaids si vous êtes frileux, c’est l’avantage d’avoir un grand coffre.
Un petit sac à dos pour y glisser votre pique-nique et surtout une grande gourde pour mettre beaucoup d’eau.
Votre plus beau maillot de bain pour le canoë qui n’est pas toujours auto-vidant (maintenant, vous saurez).

JOUR 1 : BEAUX LES PLATEAUX (DE FROMAGES)
Sur le chemin de notre première excursion, on fait une halte à Clermont-Ferrand pour s’approvisionner en victuailles. Direction les Halles Saint-Joseph où on louche sur les compotes de fraises du Puy de Dôme, les tartes aux noix de pécan et surtout, les fromages du coin. À peine le temps de faire le tour des lieux qu’un Saint-Sulpice et une tomme au poivre noir rejoignent nos sacs de rando. On a déjà hâte d’arriver en altitude pour s’en enquiller quelques tranches.
C’est d’ailleurs la perspective de ce bon pique-nique au sommet qui nous donne la motivation d’attaquer le tour des crêtes du Sancy sous la pluie qui tombe au Mont-Dore (cette fois, rien à voir avec le fromage). Notre escapade commence juste à côté de l’office de tourisme et très vite, les flocons de neige remplacent les gouttes d’eau. De quoi donner un petit côté « magie de Noël » à ces 16 km de rando jusqu’au Puy de Sancy. Si la météo n’est pas toujours de notre côté avec ce temps surprenamment hivernal pour un mois de mai, on profite tout de même des quelques éclaircies pour admirer l’incroyable vue sur la réserve naturelle de Chastreix-Sancy et la vallée de Chaudefour, sans oublier de s’envoyer quelques boules de neige au passage. En toute amitié, bien sûr.
Notre randonnée s’achève finalement sous le soleil auvergnat, et pour reposer nos gambettes et en prendre plein les mirettes, on passe la Jeep Compass électrique en mode tout-terrain sable et boue pour s’aventurer sur les petits sentiers plus en contrebas, autour du Lac Chambon (le petit frère des lacs Chalami et Chaussisson).
- On dîne où ? On s’accapare une petite table au Restaurant Bistrot Vallée de Chambon-sur-Lac, repère d’initiés qui savent reconnaître une truffade de qualité, l’incontournable de la région.
- On dort où ? Une fois repus et la peau du ventre bien tendue, on file à quelques minutes de route se garer sur le très calme parking de Beaune-le-Froid pour bivouaquer, sans neige cette fois, face à une vue imprenable sur les belles plaines d’Auvergne.





JOUR 2 : ENTRE CHÂLET ET BANQUET
La nuit humide n’aura pas réussi à éteindre notre enthousiasme : on remballe sous le soleil matinal qui réchauffe le corps et le cœur, et on reprend sa route. Direction la Ferme de l’Or Blanc, dans la commune de Freydefont à Saint-Nectaire : on y découvre une fromagerie tenue par David, son fils et sa belle-fille. Et très vite, on se prend d’amour pour ce lieu à taille humaine, où les enfants, venus pour la visite libre, aident à nourrir les vaches, et où les chèvres nous offrent un bon gros shot d’affection. Dans la boutique de la ferme, un Saint-Nectaire et une Chevrette, fabriqués sur place, nous font de l’œil et du pied. L’occasion est trop belle, et nos estomacs les réclament alors sans trop d’hésitation, on les embarque dans notre aventure gustative.
- Où on déjeune ? Sur la route jusqu’à notre prochaine étape, le restaurant Au Montagnard nous offre une pause réconfort et réchaud bien méritée, avec le sentiment de se requinquer dans un chalet de ski malgré les faibles 850m d’altitude.
Notre itinéraire nous a guidé jusqu’à Murol, une cité de l’époque féodale qui sera notre aire de pique-nique et de jeux… du Moyen-âge, car coup de bol sans coupe au bol, notre visite tombe pile poil le jour des Médiévales de Murol, une grande fête organisée tous les ans durant le weekend de l’Ascension. L’Auvergne a décidément beaucoup de cordes à son arc de surprises.
Rassasiés d’histoire et de Saint-Nectaire (dit Saint-Nec’ pour les intimes), on pousse le voyage en direction de l’Est. C’est là que coule l’Allier, à Pont-du-Château où nous attendent les équipes d’Auvergne Loisirs pour une randonnée-canoë. Un trajet épique mais pas des plus reposants pour les bras comme pour les yeux, car les 10km de parcours croisent le chemin du site archéologique gallo-romain de Corent, des jolies falaises de Marmouches où nichent des hirondelles et des guêpiers, et des vignobles de Montpeyroux, tranquillement élu plus beau village de France. Encore aujourd’hui, on se demande où s’arrête le kiff des Auvergnats…
- On dîne où ? Pour la dernière soirée de notre escapade au pays de la truffade, on atterrit par hasard au restaurant Le Bistrot du Marché, situé en centre-ville de Clermont-Ferrand. Et le hasard fait bien les choses mais surtout des bons petits plats, car on y déguste une cuisine bistronomique à tomber du coffre de la Jeep. Pour nous : une assiette de lieu noir ultra travaillée et des desserts aussi gourmands que réconfortants pour nos corps fatigués.









JOUR 3 : BRUNCH OPTION STREET GOTHIQUE
Le voyage touche déjà à sa fin alors pour profiter jusqu’à la dernière minute avant de plier bagage et de mettre le pied sur la pédale, on file se perdre dans les petites rues historiques de Clermont-Ferrand. On manque de peu le torticolis en admirant la gothique la plus connue de la ville : la gigantesque cathédrale Notre-Dame-de-L’Assomption, toute de noire vêtue qui en jette et pas qu’un peu quand son orgue résonne par les portes ouvertes. On écarquille grand les yeux pour dénicher les œuvres de street art cachées au détour des murs des vieilles ruelles pavées. Et on se laisse finalement porter par la bonne odeur des pancakes tout droit venue du café L’Inckliné.
- Où déjeuner ? Au café L’Inckliné. Aussi ensoleillée que les gérants, la terrasse nous accueille pour un brunch digne des plus gros festins du château de Murol. On passe des tartines grillées à l’excellent granola maison, accompagnés d’egg muffins ultra généreux, de pancakes ou de bagels. De quoi donner envie aux affamés (de nourriture et d’aventure) que nous sommes de ne plus jamais quitter la terre des volcans.
Mais la route du retour nous appelle déjà. C’est l’esprit et l’estomac encore remplis du meilleur de l’Auvergne qu’on se sent déjà nostalgiques de ce séjour d’é-puy-curiens. On se promet de ressortir la Jeep pour revenir dès que possible, quand les températures auront remonté et qu’on n’aura plus de fromages à déguster (très bientôt).







