Pas besoin de forcément enfiler des chaussures de rando pour atteindre son premier sommet ! Parfois un simple casque de vélo, un peu de jus dans les mollets et un bon 2 roues électrique tout-terrain suffisent. Ce n’est pas Hérisson Sage, Marmotte Gentille et leur petite Louve de 5 ans qui diront le contraire ! La famille d’aventuriers est partie d’Annecy en vélo cargo électrique Yuba à l’assaut du Mont Veyrier, l’un des sommets situés en au pied de la ville, au bord du lac. Objectif : faire un bivouac là-haut, avec un bon gueuleton et une vue imprenable.
Ce topo en un coup d'oeil
Gare d’Annecy
- Vélo Spicy Curry Pow : à partir de 191€ par mois
- Pan & Gatô : à partir de 6€ par personne
- Alain et Michel : 9,40€ le demi reblochon, 16,90€ la demi tomme, box de charcuterie bien copieuse pour 4 personnes à 32€
- Au Pain d’Antan à partir de 10€ par personne petit dej + déjeuner
Un vélo cargo électrique Yuba Spicy Curry POW :
- Il peut transporter jusqu’à 3 personnes et supporter 250 kg de charge.
- Le cadre a été développé pour assurer une conduite stable et maniable quelle que soit la charge et le terrain.
- Autonomie : avec sa batterie de 625 Wh, le vélo peut dépasser les 40 km sur un parcours tout-terrain bien vallonné, même avec un enfant à l’arrière. Pour estimer l’autonomie selon votre itinéraire, Bosh propose un simulateur plutôt bien fichu !
- Pneus : les Smart Sam Cargo de chez Schwalbe sont taillés pour supporter la charge d’un vélo cargo tout en restant à l’aise quand le bitume laisse place aux chemins. Bref, du costaud qui n’a pas peur de sortir des sentiers battus.

Jour 1 : Montée à vélo jusqu’au sommet du Mont Veyrier
Pour cette expédition, on a opté pour un vélo cargo Yuba Spicy Curry Pow, à assistance électrique. Un longtail bien pratique pour embarquer la petite passagère, les sacs, matelas, duvets et tout le ravitaillement. Et avec une mini-randonneuse qui a largement dépassé l’âge du porte-bébé, mais pas encore celui où elle avale toutes les montées sans broncher, l’option cargo électrique tout terrain vaut clairement le détour.
Où prendre le pique-nique avant de partir ? Direction le centre du quartier d’Albigny pour faire le plein. A la boulangerie Pan & Gatô pour le pain, les sandwichs et desserts. Chez la fromagerie Alain Michel pour prendre un bon morceau de Beaufort et d’Abondance. Chez Rive Bio pour tout le reste.
Le sommet du Veyrier est à presque 13km de vélo. On y va à notre rythme… avec, forcément, un peu plus de mérite pour celui qui pédale sans assistance. Le début de chemin passe par Annecy-le-Vieux où l’on est sur piste cyclable (et ce n’est pas ce qui manque dans la ville).
Première étape : le parking du Pré Vernet. La route grimpe tranquillement sous les arbres, bien à l’ombre, avec environ 400 mètres de dénivelé positif jusqu’au parking. Aucun problème pour le Yuba électrique, mais un peu plus pour Hérisson Sage derrière, en vélo musculaire, qui digère encore assez mal sa défaite au pierre-feuille-ciseaux… Mais l’effort est vite récompensé ! Au fil de la montée, le lac d’Annecy se dévoile en contrebas avec une vue qui nous fait lever la tête du guidon.
Deuxième étape : la barrière des pompiers. On reprend les vélos pour grimper encore un peu, sur une portion plus raide cette fois. Arrivés à la barrière, il ne reste que quelques mètres à gravir… mais pas les plus simples. Bonne surprise tout de même : malgré le pierrier et quelques passages un peu techniques, le Yuba POW grimpe sans broncher. Le moteur Bosch Cargo Line délivre une assistance efficace et progressive, bien utile pour avaler le dénivelé sans trop forcer. Pas besoin d’être champion de VTT, mais avoir déjà roulé sur quelques chemins aide quand même. Sur les portions les plus raides, la petite Louve descend marcher pendant qu’on pousse le vélo grâce au mode Walking Assistance (clairement pas de trop ici).







Au bout du chemin, on rejoint l’ancien téléphérique du Mont Veyrier, avec une sacrée récompense à l’arrivée : vue sur le Semnoz, les Bauges et même le Mont-Blanc au loin.
Où dormir et dîner ? On pose enfin le vélo, on récupère les affaires et il ne reste plus qu’une vingtaine de minutes de marche pour rejoindre le spot de bivouac.
Après avoir monté la tente, mangé un bon repas et avalé du regard un bon coucher de soleil, on se couche l’estomac bien rempli, des fourmis dans les pâtes (littéralement) et une bonne dose de hâte d’être demain. Bonne nuit les petits.
Jour 2 : Descente vers le lac d’Annecy
Réveil aux aurores par une petite chenille processionnaire qui s’est invitée sous la tente, heureusement pas de grosse piqûre mais un réveil un peu en sursaut pour la petite tribu ! Après avoir remis notre invitée surprise dans son milieu naturel, on prend un petit café (obligatoire) sur le sommet. Il est temps pour nous de redescendre en émotions… et de descendre tout court !
Même si on sait que la route sera plus rapide au retour, l’idée d’un petit déjeuner au bord du lac avec une petite baignade en prime nous fait grimper sur le vélo plus vite que prévu ! On récupère notre Yuba qui a dormi lui aussi à la fraîche, avec une belle vue, on le charge avec le matos de bivouac et la petite Louve à l’arrière motivée pour descendre la pente à « toute vitesse » comme elle dit ! Qu’on se le dise, on reste quand même pas mal sur les deux freins, car la pente est assez engagée.
Où prendre le petit dej à emporter ? Pour les croissants et pains au choc les plus croustillants d’Annecy-le-Vieux, on vous recommande la boulangerie Renaud Mouthon.
On fonce ensuite les dévorer sur la petite presqu’île en face de la plage d’Albigny. Le temps pour nous de profiter de la fin de ce week-end sportif avec un gros plouf salvateur et le kiff de contempler d’en bas notre point de bivouac 770 mètres plus haut et de se dire qu’on était là-bas il n’y a même pas une heure…comme dirait Louve : « On a vraiment monté tout ça ?! »




