Connaissez-vous la «petite Florence du Languedoc » ? Rassurez-vous, personne n’a été oubliée entre deux rayons de cargolade et de fruits confits. Grâce à son riche passé historique, artistique et commercial, la ville de Narbonne a chèrement conquis ce surnom à la sueur de son front. Mais pour Hugo et Laura alias Hibou Zélé et Lapin Dormeur la sous-préfecture Audoise symbolise surtout le point de départ pour aller à la découverte des merveilles de la Côte du Midi. Pendant ces trois jours d’ode à l’aventure se sont mêlés des randos dans des vestiges, du vélo loin de tout et du kayak. Le tout dans le parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée, qui n’a pas émis de réserve.
Ce topo en un coup d'oeil
Jour 1 :
- Possibilité de Location de vélos à Narbonne chez Languedoc VTT Évasion pour 2 jours de location d’un VTC électrique : 75,00 €
- Location de livraisons de vélos chez AB Location Vélos (Peyriac-de-mer, Sigean, Port-La-Nouvelle) à partir de 22 €/ jour
- Restaurant Le Refuge à Portel-des-Corbières : Menu entrée-plat à 26 € et entrée-plat-dessert à 30 €
- Restaurant Banthaï à Sigean : Plats à partir de 11 € – Menu à 23 €
- Chambre d’hôte Abitarela : environ 80 € avec deux lits jumeaux et petit déjeuner compris
Jour 2 :
- Location de kayak à la base nautique de Port Mahon Sigean : 35€ par personne
- Nuit dans le refuge Sainte-Lucie : 52 € en moyenne saison ou 56 € en haute saison (dîner et petit-déjeuner inclus)
Jour 3 :
- Tarifs musée Narbo Via : 12 € et 14 € Musée + Horreum
- Un sac à dos pour les itinéraires rando et vélo dans la réserve
- Des souliers bien attachés
- Une bonne dose de crème solaire
- De l’anti-moustique en veux-tu en voilà
- Drap de sac pour la nuit en refuge
- Lunettes de soleil et casquette (la nature est moins belle avec une insolation)
- Un maillot de bain tout terrain
- Des chaussures qui n’ont pas peur d’être mouillées
- Un appareil photo pour se rappeler de tout ça

Jour 1 : randonnée dans les Corbières
Une fois arrivés dans la cité Narbonnaise, ni une ni deux, on saute dans un bus, direction Portel-des-Corbières, parce que la faim justifie clairement les moyens !
- Où déjeuner ? Direction Le Refuge à Portel pour une ambiance entre Normandie et Italie. Repris par deux jeunes Normands de 22 ans, ils proposent un menu à 30 € qui sent bon la Dolce Vita. Mention spéciale aux pâtes au pesto qui ont réussi à nous surprendre malgré leur saveur connue de toutes les bouches.
Entre vignes et garrigues, on reprend de l’activité sur les sentiers. Loin des foules, mais près du cœur du parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée. Avec un site Natura 2000 (les « Corbières orientales ») et huit zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique, on avait de bonnes raisons de marcher. Au départ de Portel-des-Corbières, une rando de 7,5 km nous attend vers Sigean. De passage dans Portel, on ne pouvait passer à côté de son fer de lance, niché entre vignes et oliviers : les ruines de Notre-Dame des Oubiels. Construite vers la fin du 13 ème siècle, elle était Au Moyen Âge une étape vers Saint-Jacques-de-Compostelle en accueillant nos ancêtres, ces fondus des pistes hors des sentiers battus.
- Où dîner ? Pour continuer sur le thème du voyage, on fait cette fois un (grand) bond chez Banthaï, tenu à 100 % par des Thaïlandais. Petite recommandation pour le Bo
leBun (et le truand), très frais parfait après avoir pris le plein de soleil toute la journée. - Où dormir ? Pour recharger toutes nos batteries, on a pu compter sur Sandi et sa charmante chambre d’hôte Abitarela à Sigean. C’est le mariage parfait de l’ancien remis au goût du jour. Le petit déj est un vrai plus pour tous les gourmands prêts à s’en mettre plein les dents dès les premières lueurs du jour.
- Le petit plus à Sigean ? Se désaltérer (et plus si affinité) au bar La Rotonde, dans un bâtiment du 19ᵉ siècle. Véritable ciment du village, il est le repaire des locaux volubiles et des touristes sans repères qui y défilent du matin au soir.








Jour 2 : Kayak vers l’île de l’Aute et nuit au refuge Sainte Lucie
En guise de réveil, on réceptionne nos meilleurs amis à grandes roues grâce à l’équipe d’AB Location Vélos qui livre dans toute la zone. Le cap est donné vers Port-Mahon. En 20 minutes, on ne pensait pas pouvoir refaire le plein de vigne et d’étang. Pas le temps de se ramollir, une fois arrivés à Port-Mahon, deux kayaks nous attendent pour prendre le large. Nos coups d’épées de pagaies dans l’eau nous emmènent droit vers l’île de L’Aute. Pas la peine de chercher un hébergeur au grand cœur, ici, aucun hôte farfelu ne viendra vous accueillir : il ne reste de nos jours, qu’une seule maison inhabitée.
- Où déjeuner ? Directement sur l’île de l’Aute à l’ombre des pins pour s’adonner à des petites gourmandises sans une insolation en dessert. Tout a été fait maison par Camille, aussi frais que La Berre d’hiver avec un bon sandwich pesto, mozza, jambon et un yaourt aux fraises maison comme cerise sur le gâteau !
De retour sur la terre ferme, on reprend nos vélos (certes un peu jaloux) pour prendre la route de Port-Mahon à Port-La Nouvelle. En suivant le canal de la Robine, on accède au refuge Sainte-Lucie en fin d’après-midi. Qui a dit que les cocons en pleine nature étaient réservés aux cabanes en pleine montagne ? Accessible uniquement aux marcheurs, aux marins d’étangs ou aux écraseurs de pédales, il n’y a pas de meilleur lieu pour une immersion totale dans la nature préservée de la Narbonnaise.
- Où dîner ? Directement au refuge Sainte-Lucie pour un mets préparé par Marc et Véronique. Mais ici, les grosses marmites des refuges d’hautes altitudes ont été remplacées par des plats frais, de saison et bien végétalisés.
- Où dormir ? Dans cette ancienne maison de maître, on se laisse bercer par le canal de la Robine et le cancanement des flamants roses dans un dortoir grand luxe. En revanche, question de vie ou de mort, n’oubliez pas l’anti-moustique, vous nous remercierez plus tard.









Jour 3 : Visite de Sainte-Lucie et retour à vélo à Narbonne
Pour une immersion express dans les 825 hectares de la Réserve naturelle, on ne pouvait rêver mieux qu’Alain Bergé, le conservateur de la réserve. Pour se représenter la réserve, imaginez un savant mélange entre zones humides, assaisonnées de steppes salées et saupoudrées d’une plage « du bout du monde » qui abrite une flore et une faune fragiles. Au total, ce sont 1100 espèces d’animaux réparties en 19 groupes qui se la coulent douce dans la réserve. Grâce aux explications de notre encyclopédie locale, le travail de conservation prend tout son sens. Ici, les anciens salins se sont reconvertis en îlots de nidification et la grande plage est fermée à la circulation pour le plus grand bonheur des petits amoureux de sable frais.
- Où déjeuner ? Dans cet écrin de nature, on déguste des sandwichs préparés par amour et par Véronique du refuge Sainte-Lucie. C’était le moyen de gratter quelques minutes de plus dans ce paradis sur terre.
Après quelques tours de roues, nous voilà de nouveau dans la capitale de la Côte du Midi. On a pu s’offrir Narbonne en miniature dans le meilleur glacier de la ville, chez Glacier Marguerite. Après cette pause fraîcheur, on en profite pour passer une tête à la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur.
Sur le chemin du retour, on ne pouvait ignorer le musée Narbo Via, le musée régional de la Narbonne antique, qui nous faisait de l’œil. Au milieu des vestiges de la Narbo Martius, la cité antique, la visite conclut notre aventure au pays des étangs, des réserves et une farandole de pierres gravées (dans notre mémoire).







