À l’occasion du deuxième épisode de notre série documentaire Outsiders, la team Chilowé s’est rendue sur les pentes escarpées de l’arrière-pays niçois. Véritable trait-d’union entre mer et montagne, il est le terrain de jeu rêvé pour tous ceux qui veulent vivre et respirer avec un grand (ai)R. Mais pour nous, il a été le point de départ pour partir à la rencontre de celles et ceux qui façonnent, construisent, ratissent et cultivent ces terres d’exception entre Vallée de la Vésubie, de la Tinée et du Comté. Notre documentaire vous a donné des envies de voir si l’herbe était plus verte à Nice qu’ailleurs ? On vous file tous nos bons plans et adresses pour aller à la rencontre des Outsiders de l’arrière-pays niçois.
Ce topo en un coup d'oeil
Gare la plus proche : Nice, point de départ de votre escapade.
- Un sac à dos pour les itinéraires rando
- Des chaussures qui n’ont pas peur d’être mouillées
- Des souliers de rando bien attachés
- Une bonne dose de crème solaire
- De l’anti-moustique en veux-tu en voilà
- Drap de sac pour la nuit en refuge
- Lunettes de soleil et casquette (la nature est moins belle avec une insolation)
- Un maillot de bain tout terrain
- Un appareil photo pour se rappeler de tout ça
- Une bonne dose de curiosité et du temps pour les Outsiders !

Jour 1 – 2 : L’arrière pays Niçois
Les lueurs de Nice scintillent à peine et pourtant plus de sueur coule de notre front qu’après un Ultra dans la Sierra-Nevada ? Pas de problème. Direction le col de Vence sur les hauteurs de Nice. Au vu des pentes qui mériteraient de nous voir drapés d’un maillot à pois, le terme hauteur n’est pas de trop. On s’arrête au parking la Garrusière – Balise 143 pour une randonnée de 5,3 km entre sous-bois, gorge et rivière aussi rafraîchissante que la cascade de Vergagne qui nous attend ! Les petits curieux pourront aussi jouer aux explorateurs dans l’ancienne mine à deux pas.
Pour se remettre d’aplomb, cap vers Saint-Jeannet où ce road-trip se teinte de parfums du Sud au domaine des Hautes-Collines. Ici, le vin ne suit pas la dernière tendance à la mode, voilà 2000 ans que les Romains avaient flairé le bon coup en plantant les premières graines sur ces coteaux baignés de soleil. Mais aujourd’hui, le vin de Saint-Jeannet est une affaire de famille qui coule dans les veines de la famille Rasse depuis 1948. Cette passion se transmet toujours de main en main, de Georges à Mathias, le dernier maillon de la chaîne Rasse.
- Le petit plus ? Ici, les nectars prennent le soleil dans des dames-jeanne faisant office de vitrine du domaine. Sous l’effet de l’oxydation, les rosés prennent la couleur des tuiles, les rouges deviennent ambrés en leur donnant des arômes uniques d’épices et de noix. Et bien sûr, ils sont élaborés en agriculture biologique et en biodynamie.
Pour une petite note gourmande à cheval entre l’arrière-pays niçois et la Selva péruvienne, il n’y a qu’un seul lieu qui nous appelle : La Chocolaterie Racine Carrée. Matéo Cosnefroy nous y accueille entre deux voyages au Pérou, pour une dégustation de chocolat, qui va nous emmener loin, trèèès loin. Du haut du Panorama de Saint-Jeannet, on vous promet qu’il n’y a pas que votre chocolat qui va fondre de plaisir !
- La pépite architecturale ? La Chapelle Matisse à Saint-Paul de Vence peinte dans un camaïeu de blanc et de bleu est à l’image des Alpes-Maritimes : un pont entre mer et montagne.
- Où passer son meilleur date ? Pour s’offrir la Côte d’Azur sur un plateau, direction le Baou de Saint Jeannet ! Clairement la vue la plus chaude de toute la région. Avec un panorama dégagé du Cap Ferrat au Cap d’Antibes, c’est un petit paradis qui s’acquiert au prix d’1h15 de rando balisée. Petit conseil : venez y admirer le coucher de soleil, la fête est encore plus folle.








Jour 3-4 : La vallée de la Vésubie
Avant de nous envoler vers les cimes enneigées du Parc national du Mercantour, on embarque de bon matin à bord d’un raft sur les eaux tumultueuses de la Vésubie. Preuve que la région flirte avec les éléments, le point de départ de la mise à l’eau n’est qu’à 30 minutes de la mer et de la promenade des Anglais. Pendant 4 heures, on est ballotté de droite à gauche dans un décor de bout du monde où tout le monde tient son poste tel un vrai marin d’eau douce.
- L’astuce du coin : À Levens, au milieu des oliviers, une serre a de quoi vous mettre du baume au cœur ! C’est le lieu de production de la Spiruline du Comté où Lucile veille au grain pour lui offrir toutes les conditions pour se développer : chaleur, lumière (et beaucoup d’amour). C’est l’astuce millénaire pour péter la forme.
Si la frontière helvétique n’est pas à portée de main, la « Suisse niçoise », elle, en revanche nous tend les bras. Si la bourgade de Saint-Martin-Vésubie a longtemps été le lieu de villégiature des aristocrates de la Côte, elle est aujourd’hui un terrain de jeu privilégié pour les amoureux des sentiers et des papilles qui frétillent. D’ici, les pistes et les senteurs ne manquent pas ! En suivant les coups de burin qui résonnent dans la vallée, nous voilà nez à nez avec l’atelier d’Emmanuelle, LA coutelière du coin. On peut s’offrir un couteau unique ou même apprendre à le confectionner dans des stages pour revenir affûté comme une de ses lames.
- Où manger ? Pour un fromage qui sent bon l’alpage de la vallée de la Tinée, c’est à la fromagerie Prairia que ça se passe et ce depuis plus de 17 ans. Issus de familles paysannes depuis des générations, Sandrine et Manuel produisent 3 laits de vache, de brebis et de chèvre. Goûtez leur petit protégé : le « lait de lune », un lait fermenté unique.
Prêt à laisser votre réseau et votre téléphone derrière vous ? Suivez la Gordolasque (petite rivière affluente de la Vésubie), elle vous mènera droit vers un paradis minéral et végétal. Affûtez vos yeux parce qu’ici, à l’entrée du Cœur du Mercantour, les chemins de rando sont légion, la faune est omniprésente et qu’on se le dise, les intrus ne portent ni bois ni sabots.
- Où boire un verre ? À la Brasserie du Comté, qui transforme l’eau de la Vésubie
en vinen bière ou en soda ! Et parce que les meilleurs verres, sont ceux que l’on partage entre amis, c’est le spot idéal pour rencontrer des locaux haut en couleur.
Enfin, pour tomber de sommeil ET dans les pommes, c’est à La ferme au verger de Saint-Joseph que ça se passe. Situé en contrebas de Saint-Martin-Vésubie, ce joli verger s’est reconverti en camping pour vendre du rêve à 50 chanceux à la fois. L’astuce du coing : goûtez les confitures de Sarah, maître confiturière, pour être sûr d’avoir un véritable avant-goût du Mercantour.





JOUR 5 : La vallée de la Tinée
Pour pousser un peu plus loin dans la Vésubie, on a décidé de rendre visite à des locaux à poils longs : les loups du Parc Alpha. Seul parc animalier en zone cœur d’un parc national, il offre une immersion avec cet animal mythique présent dans les Alpes-Maritimes depuis 1992. Projet autant éducatif qu’écologique, il vise à éduquer et former les petits comme les grands explorateurs autour des enjeux de ce canidé aux dents longues.
- Où manger ? Au restaurant Les Pirates pour refaire le plein avec des assiettes aussi chaleureuses que Jeff, ce vieux loup de mer à la barre. De nuit, sa femme et lui se transforment en véritables DJ pour faire vaciller toute la vallée.
On s’échappe ensuite vers les hauteurs d’une autre vallée : la Tinée et son arboretum de Roure, dans une forêt qui n’est pas faite du même bois que les autres. Ici, ce site représente mieux que quiconque la richesse des Alpes-Maritimes : seule région d’Europe à posséder tous les étages de végétation, des plus méditerranéens aux plus alpins. Depuis sa création en 1988, plus de 400 arbres y ont été plantés, dont 137 espèces exotiques, acclimatées avec succès. Quelques fleurs endémiques sont venues garnir ce joli bouquet comme la Violette d’Argentera ou la Saxifrage à fleurs nombreuses, choisie comme symbole lors de la création du parc du Mercantour en 1979.
Pour repartir de ce long périple avec des étoiles plein les yeux, on vous en a décroché une belle. Direction le sommet du col de la Couillole au cœur de la réserve de ciel étoilé du Mercantour, où se cache, à quelques enjambées, un plateau qui n’attendait que nos piquets. Pour les conseils d’un paparazzi d’étoiles, on pourra compter sur Anthony Turpaud, photographe et astro-lover qui connaît les meilleurs recoins du Mercantour pour une observation réussie.
Pour retrouver des étoiles plein les yeux et plein l’assiette, direction le restaurant La Quintessence, tenu par Christophe aussi à l’aise derrière les fourneaux que sur les chemins de rando.



