Ça fait 4 ans que Marie, alias Mouette Flamboyante vit à Annecy, en Haute Savoie et elle n’avait toujours pas pris le temps de partir à la découverte de ses jolis voisins d’Auvergne-Rhône-Alpes : la Savoie, l’Isère et la Drôme. Honte à elle. Heureusement, un simple week-end de 3 jours a permis d’y remédier. Le truc pratique : la région est parfaitement desservie en trains TER. Mouette a choisi des gares qui vous emmènent direct en pleine nature ! Sur sa route elle a croisé des gens inspirants et plein de talent, voici ses bons plans.
Ce topo en un coup d'oeil
Départ : Gare TER de Chambéry
- Billets TER de 3 à 25 euros environ
- Pizza au lac d’Aiguebelette : 13 euros
- Une Lodge au camping Huttopia du lac d’Aiguebelette : dès 99 euros la nuit
- Visite du site archéologiques de Saint-Romain-en-Gal : 6 euros
- Jazz à Vienne : de 6 à 40 euros la soirée
- Nuit dans la Péniche à Vienne : dès 149 euros
- Une bonne paire de chaussure de marche
- De quoi se protéger du soleil et de la pluie
- Un gourde
- De quoi s’occuper dans le TER (même si les trajets sont court) : il y a des prises

Jour 1 : Chambéry – Lépin-le-Lac
Après avoir quitté la plus belle ville du monde (en toute objectivité), on arrive en gare de Chambéry. Et en à peine 15 minutes de TER nous voici en gare de Lépin-le-Lac, en Savoie. Le quai vous emmène direct sur un sentier de randonnée, alors on ne se fait pas prier ! On l’emprunte et on file à la plage du Lac d’Aiguebelette. Ce magnifique lac naturel à la couleur vert émeraude est l’un des plus grands de France et des plus beaux du monde (en toute objectivité). Si l’envie vous prend de faire le tour du lac, on vous recommande de laisser de coté des chaussures de rando car il n’y a pas de sentier et d’opter pour le vélo en passant par la route du lac.
L’après-midi, on rencontre Jerôme Laurenti, apiculteur. Cet ancien militaire a installé ses ruches dans les plaines autour du lac. Y a pire comme bureau… Pour les abeilles aussi : « le lac et ses environs sont préservés. Il n’y a pas de grandes cultures céréalières par exemple qui déversent des pesticides», lance-t-il au milieu d’une prairie de trèfles violets, de salsifis, de marguerites et autres fleurs sauvages. Son objectif : revenir à une souche d’abeille plus rustique, plus adaptée au territoire pour intervenir le moins possible. « Comme dans l’agriculture en général, on a sélectionné des souches très productives. Alors oui, on produit plus, mais on a des abeilles moins résilientes qui se défendent moins bien face aux agressions du climat… Mon but serait de ne presque plus avoir à intervenir au niveau sanitaire et en cas de disette alimentaire. »
- Où déjeuner ? Un pique-nique au bord du lac. Si vous n’avez pas anticipé, faites le plein à la boulangerie Au Cygne Gourmand à la sortie de la gare de Lépin-le-Lac.
- Où dîner ? Toujours au bord du lac après avoir choppé une bonne pizza à la Pizzeria du lac. Sans vouloir vous influencer, ça serait dommage pour une aventure savoyarde de ne pas opter pour la campagnarde à base de diots et de reblochon….
- Où dormir ? Dans les jolies lodges en bois du camping Huttopia d’Aiguebelette à deux pas de la gare et quasiment les pieds dans l’eau.




Jour 2 : Lépin-le-Lac – Vienne
Après un premier TER, un petit changement à Lyon et un second TER, nous voilà arrivés dans la belle gare de Vienne, en Isère, nichée à flanc de falaise. On a profité de ce trajet d’1h30 pour s’enfiler 2-3 BD d’Astérix et arriver prêts pour le retour dans le temps qui nous attend. Les ruelles du centre-ville sont parsemées de vestiges de l’Empire romain. On commence par le Jardin archéologique de Cybèle, avant de se prendre un petit caf’ en terrasse face au Temple romain d’Auguste et de Livie.
Beaucoup de pierres, mais ça manque d’explications, alors on traverse le pont pour atterrir à Saint-Romain-en-Gal. La ville est réputée pour son incroyable site archéologique en activité. Incroyable parce qu’on y trouve des vestiges de l’empire Romain très bien conservés : maisons, rues pavées, boutiques ou marchés… Et aussi une folle découverte faite en 2025. « On avait commencé une fouille pour retrouver le contexte archéologique d’une mosaïque, mais à la place, nous sommes tombés sur un mausolée », nous raconte Giulia Ciucci, archéologue et responsable scientifique du site. Un édifice circulaire d’un diamètre de 16 m et d’une hauteur estimé à 6 mètres, abritant une chambre funéraire. « À Rome c’est courant, mais en France on en compte moins de 20 et aucun aussi bien conservé. Et à l’intérieur on a retrouvé les restes de la crémation du défunt ce qui est extrêmement rare. Pour une archéologue, c’est une découverte très émouvante. » Les fouilles sont toujours en cours pour finir de sortir de terre le monument et découvrir qui y reposait.
- Où déjeuner ? En bord de Rhône sur les quais d’Herbouville. On attrape un bon sandwich et un dessert à la boulangerie l’Adresse juste à côté.
- Où passer la soirée ? Si on était fin juin (ce qui n’était pas le cas), on se serait pris un petit billet pour le festival de jazz à Vienne qui se déroule dans l’immense Théâtre Antique qui surplombe la ville.
- Où dormir ? Sur l’eau, dans une des chambres de La Péniche avec hublot vue sur le Rhône et terrasse pour prendre le petit-dej’ au son du clapotis de l’eau.





Jour 3 : Vienne – Tain-l’Hermitage
Un petit TER et 37 minutes plus tard, nous voilà en gare de Tain-l’Hermitage dans la Drôme, connue pour sa fabrique de chocolats et ses vignes. Pour découvrir les deux on peut se faire une petite rando de 9 km au départ de la Chocolaterie Valrhona en pleine ville et qui monte ensuite (légèrement) dans les vignes en coteaux jusqu’à la Chapelle Saint-Christophe via des sentiers rocheux. Plus loin, un belvédère offre une jolie vue sur la vallée du Rhône.
- Où déjeuner ? Au Mangevins, pour la cuisine faite à partir des produits du marché et l’ambiance petit comité !
Mais Tain-l’Hermitage abrite un autre savoir-faire insoupçonné : les biscuits fourrés à la confiture. À la biscuiterie Pitot on fait ça de façon artisanale depuis 1973. Alors on a poussé la porte de leur atelier de fabrication pour découvrir leur secret : celui qui fait durer une petite entreprise familiale et artisanale dans le temps. 1) Une bonne recette qui n’a pas bougé. 2) Faite à partir de produits locaux. « Le savoir-faire, c’est être simplement cohérent, explique Benjamin. Quand je travaille des framboises, pourquoi aller les chercher à l’autre bout de la planète alors que j’ai des producteurs dans ma région ? » 3) Une équipe de choc « On est sur un travail manuel physique et assez répétitif, donc c’est important qu’il y ait une bonne dynamique et une bonne ambiance ». On confirme, ça pousse la chansonnette quand les caméras ne sont pas là.
On serait bien resté pour le goûter, mais il est temps de refaire tout le trajet dans le sens inverse !









