On connaît le lac de Serre-Ponçon pour son bleu turquoise et sa médaille d’or du plus grand lac artificiel d’Europe. Ce qu’on sait moins, c’est que ce territoire niché au cœur des Hautes-Alpes cache aussi un sacré trésor méconnu : les vallées de l’Avance et de la Durance. Un coin encore peu prisé des touristes, bourré de forêts de montagnes et qui a su garder son côté sauvage. C’est ici que Marmotte, et Hérisson sont partis avec leur mini Louve pour un roadtrip en van avec un seul programme en tête : suivre le soleil et se laisser porter par le vent (avec le lac toujours en ligne de mire).
Ce topo en un coup d'oeil
Van de location récupéré à Curbans, dans les Hautes-Alpes, à 20 min de Gap.
Il est également possible de louer un van à Gap entre particulier via le site Wikicamper.
Gares les plus proches : gare de Gap et gare de Chorges. Plus d’infos sur comment venir juste ici.
- Location du van aménagé location pour 3 jours : 287.50€
- Animation nature Grimpe d’arbre : 35€/ personnes.
- Balade à énigmes de la forêt du sapet : gratuite, en accès libre, livret du place.
- Location de kayak Bois vieux nautisme plage de Bois vieux : 27€
- Emplacement camping de la Viste : 60€ pour 3 personnes en pleine saison
- Repas snack la Pinéde : environ 60€ pour 3 personnes
- Box produits locaux l’Alpine truck + pique nique pour 3 jours : 100€
- Apiland : 12,90 € / adulte et 9,90€ / enfants (dès 4 ans)
- Location de vélo mountain évasion 75€
- Les maillots de bain, sans aucun doute
- Crème solaire, casquettes et lunettes, le soleil des Hautes-Alpes est loin de faire semblant
- De bonnes chaussures pour crapahuter en forêt
- Un appareil photo pour les couchers de soleil sur le lac (personne ne vous croira si non).
- Des gourdes bien remplies pour toute la tribu.

Jour 1 : Départ de La Bâtie-Neuve et nuit sur les hauteurs, au col de Moissière
Ça y est, c’est le jour J ! On arrive enfin à Curbans pour récupérer notre maison roulante dans une petite agence de location locale : un van aménagé « California » qui annonce déjà l’ambiance de l’aventure. Une fois les marques prises, on prend la direction de La Bâtie-Neuve pour faire le plein de victuailles avant de filer vers la forêt du Sapet pour dénicher un coin où poser le campement pour la nuit. Sur la route, on s’arrête au Sanctuaire Notre-Dame du Laus : haut lieu de pèlerinage perché au cœur des montagnes qui offre un sacré panorama sur la chaîne du Dévoluy (sur laquelle on a jeté le nôtre). Si notre petite Louve traîne un peu la patte sur la courte balade autour du Sanctuaire, elle retrouve une motivation (toute trouvée) à la vue des vaches en pâture qui rôdaient dans le coin. On repassera demander à ces bovins quelques astuces et autres tours de passe-passe.
Fin d’après-midi, on arrive à la forêt du Sapet et plus précisément au Col de Moissière, point de départ de la balade à énigmes qui nous attend demain matin. On gare le van un peu plus haut au col, sur ce parking vide, sous le regard des montagnes du Champsaur qui nous surveillent et dominent la vallée. Après la route, on se contente d’une balade digestive avec les belles couleurs du soir, avant de déplier la tente de toit. C’est cette dernière qui transforme notre petite louve en écureuil, plus que ravie de grimper se coucher tôt (miracle assez rare pour être souligné).
- Où dormir ? En camping sauvage (mais autorisé) au Col de Moissière où nous avons dormi, ou un peu plus bas à la maison forestière du Sapet (toilettes sèches et fontaine au rendez-vous, mais l’eau est non potable). On peut aussi établir son camp de base sur l’aire de camping car de La Bâtie neuve.





Jour 2 : De La Bâtie-Neuve à Rousset Serre–Ponçon
Levés avec le soleil et les lumières du matin, on se dépêche de prendre notre petit déjeuner : les animaux n’attendent pas, et le petit écureuil avait déjà plié bagage, trop pressée d’aller voir ce que réservent les alentours ! Direction la maison du Sapet pour rencontrer Sophie, alias Fifi l’Écureuil (c’est très sérieux). Avec elle, on prend le temps d’arpenter la forêt à travers une balade à énigmes qui sent le sapin (mais dans le bon sens) ! On cherche les symboles de chouettes, les différents coffres à débusquer, et on se rapproche petit à petit du code, de la formule magique !
Fifi l’Écureuil initie ensuite notre petite tribu à la grimpe d’arbre, un genre d’accrobranche mais beaucoup plus sauvage, naturel et surtout éphémère. Ici, pas de plateforme ni de parcours balisés, juste une corde, un baudrier, et un tronc à apprivoiser prise après prise. Les mains couvertes de sève, on replonge en plein enfance, à la belle époque où on pouvait passer des heures sans toucher le sol.
On file ensuite sur la route panoramique du Col Lebraut direction Rousset Serre-Ponçon. La vue imprenable sur le lac nous fait franchement rallonger le trajet, mais les yeux ont gagné le bras de fer contre l’estomac.
- Où déjeuner ? Sans rancune, on finit par arriver au Snack La Pinède, les pieds presque dans l’eau. L’adresse est parfaite pour recharger les batteries avant de repartir faire un peu kayak/paddle ou roupiller un bon coup sur la plage !
Le ventre plein et les idées claires, on prend le large depuis la plage de Bois Vieux à bord de nos kayaks. Maxime, le propriétaire de nos fières embarcations, nous glisse à l’oreille ses meilleures criques du coin. Louve ne fait même pas mine de suivre les indications, la voilà déjà à courir jusqu’à l’eau ! Ça ne l’empêchera pas de jouer les capitaines sur le navire, beaucoup d’ordre à ses moussaillons pour trop peu de coups de rame (à notre goût). On glisse de crique en crique et l’endroit est paradisiaque : ploufs, coins d’ombre et cartes postales dans toutes les directions, que demande le peuple ?
- Où dîner ? Eh bien il peut demander un bon repas pour le soir pardi ! C’est au bord de la plage de Bois Vieux qu’il le trouvera certainement. On s’installe sur les tables mises à disposition pour terminer cette journée par un pique-nique bourré de produits locaux préparé par un traiteur du coin L’Alpine truck et récupéré la veille à la bâtie neuve. Le tout sur fond de coucher de soleil.
- Où dormir ? Au camping de La Viste. C’est simple : c’est l’un des plus beaux camping qu’on ait eu l’occasion de faire ! Une vue lac et montagne depuis le resto (en direct du Pic du Morgon). Parfait pour les longues soirées d’été. Et le matin, on se réveille avec l’envie d’enfiler un maillot et de foncer à la plage en contre bas à 30 min à pied pour un petit bain à la fraîche. What else ?









Jour 3 : De Rousset Serre–Ponçon à La Bâtie-Neuve
Pour cette dernière journée, on emprunte 2 VTT électriques et une barre de remorquage pour tracter Louve et lui éviter quelques coups de pédales. Sous les conseils avisés d’Alix, on file sur l’un des sentiers du coin que cette locale connaît comme sa poche. Là, sur cette balade de 18km le long de la Durance, on tombe sur un vrai changement de décor entre vignes, bottes de foin, rivières sauvages et vergers. On prend le temps de faire une petite baignade pour se rafraîchir à la Base des 3 lacs. Un spot parfait en bord de Durance pour se faire une petite fraîcheur et une pause douceur (compote de pomme oblige).
- Où déjeuner ? Au Balcon de Théus, petit bistrot de pays. Ici, Salwa nous fera déguster ses inspirations du jour, à portée de jardin ! Le plus dur, c’est de pouvoir repartir, surtout quand la petite dernière demande à notre cuisinière en chef s’il est possible d’aller voir les poules en contrebas !
Apiland : Musée de l’apiculture
L’après-midi, direction le musée interactif sur l’apiculture : Apiland. Ruches, insectes géants, atelier de cire, dégustation de miel et même cinéma pour diffuser des contenus ludiques avec quelques petits effets son/lumière dont vous nous direz des nouvelles… Ici, on apprend tout ce qu’il se passe de la fleur à la ruche… en passant par l’abeille, évidemment. Un endroit aussi riche en or jaune qu’en contenu apprenant pour petit et grand. C’est Lionel, apiculteur et guide passionné, qui nous accueille. Nos coups de coeur ? La ruche « ouverte » qui offre un plan de coupe sur une ruche en activité : notre apicultrice en herbe y a passé presque la moitié de la visite ! Pour nous, ça sera l’atelier extraction de miel. Tel un ours dans une ruche, on a eu la chance de voir comment extraire le miel des alvéoles ! On recommande chaudement parce qu’une nature qu’on comprend, on la protège mieux ! Bzzzment votre !







L’heure du bilan
Il est déjà l’heure de reprendre la route direction la maison. Cette première expérience en van aménagé était une grande première pour toute la tribu, et elle a construit des souvenirs qui risquent de durer un paquet d’années. Quel meilleur cadre pour cette première aventure que le Val d’Avance, sur les côtes du lac de Serre-Ponçon ? On a farfouillé, et c’est franchement difficile de faire mieux.









