Au sud-ouest du massif du Mont-Blanc, se trouve une terre qui rend les traileurs heureux et porte bien son nom : la vallée du Val Montjoie. L’influenceuse Lison Martino, alias Lynx Motivée, accompagnée de l’AMM Céline Schwalm, alias Chamois Sauteuse, y sont allées pour deux demi-journées avec nuit en refuge, équipées de la tête aux pieds par les copains de chez Millet. Elles nous filent les traces et bons plans de cette aventure de 21 km, 1 400 m de dénivelé positif avec des points de vue à hérisser les poils d’un chamois.
Ce topo en un coup d'oeil
Depuis Paris – Gare de Lyon, comptez un peu plus de 3 h jusqu’à Genève-Cornavin. Depuis Genève, le réseau ferroviaire transfrontalier permet ensuite de rejoindre la gare de Saint-Gervais-les-Bains–Le Fayet, puis de poursuivre en bus jusqu’au parking de Notre-Dame de la Gorge, point de départ du trail.
Pour cette aventure, les copains de chez Millet nous ont équipé avec l’essentiel pour deux jours en montagne.
- Chaussures de trail déjà rodées
- Gilet de trail (10 L minimum) + carquois
- Bâtons de trail
- Veste imperméable + couche chaude
- 3 flasques de 500 ml
- Casquette, lunettes de soleil, crème solaire
- Bonnet + gants fins + tour de cou
- Lampe frontale
- Barres énergétiques pour les 2 jours
- Sac à viande
- Affaires de rechange légères
- Petit sac pour les déchets
- Boules quies (pour dormir en toute quiétude)
- 2 paires de chaussettes synthétiques (pas de coton)
- Des pansements hydrocolloides en cas d’ampoules

JOUR 1 – Du bas de la vallée au refuge des Prés
Chaussures de trail, OK. Bâtons, OK. Gilet d’hydratation, OK. Casquette, OK. Lunettes de vitesse (ou plutôt de style), OK. Parées pour cette première journée à travers la vallée du Val Montjoie ! Top départ au parking de Notre-Dame de la Gorge pour 10 km et 1 100 m de D+. Direction la première étape : le refuge de la Roselette, après une belle montée en pleine forêt, de quoi s’échauffer un bon coup. Peu à peu, les arbres s’éclaircissent et laissent place à des étendues de vert à perte de vue : les alpages de la station. Premier checkpoint en vue ! Un chalet en bois à l’allure réconfortante et ses effluves de boissons chaudes et de plats à base de fromage qui chatouillent les narines.
À la sortie des alpages, les semelles foulent désormais des sentiers en pierre jusqu’au col de la Fenêtre. Et quelle vue ! Qui ne rêverait pas d’ouvrir ses volets chaque matin pour voir le Mont-Blanc nous regarder de haut et le domaine des Contamines se colorer des derniers rayons du soleil ? Le spectacle est à couper le souffle, mais il faut vite le retrouver pour continuer à crapahuter jusqu’à notre logement pour la nuit.








Le parcours devient plus technique, avec des éboulis sous les pieds. Impossible de garder le même rythme, alors on ralentit pour assurer nos appuis. L’occasion aussi de profiter d’un décor radicalement différent, entre falaises imposantes et gros blocs rocheux. C’est incroyable comme la montagne peut changer de visage d’un versant à l’autre ! Enfin, voici notre petit cocon pour la nuit. On dépose les sacs, on saute sous la douche et on met les pieds — fatigués — sous la table pour savourer un bon petit plat.
- Où manger et dormir ? Au refuge des Prés. Un chalet tout beau, tout neuf et tout confort, à l’ambiance aussi chaleureuse (dans les deux sens du terme) que ses jeunes tenanciers. Au menu : une soupe en entrée, une lasagne végé et du bon fromage pour sublimer le tout. Bref, un refuge où il n’y a qu’une seule préoccupation : réussir à l’atteindre !
JOUR 2 – Les lacs Jovet et la descente par la voie romaine
Après un petit-déj de championnes — tartoche, fromton et p’tit café —, on profite de la vue en pensant à tout ce qu’on a déjà grimpé hier : plus de trois fois la hauteur de la Dame de fer, quand même ! Une deuxième demi-journée de 11 km et 300 m de D+ nous attend. Direction les lacs Jovet. Et le détour en vaut largement la peine ! Autour de nous, le rouge des myrtilliers contraste avec le bleu du lac, le vert de l’herbe et le gris de la roche. Une véritable explosion de couleurs. Les abords du lac invitent à une pause contemplation.
Après, on se met en route vers le bas de la vallée par la voie romaine. Pour finir, une belle descente pour nos genoux déjà bien sollicités nous ramène tout droit à notre point de départ, au parking de Notre-Dame-de-la-Gorge.








Pour conclure
Bien sûr, cette sortie peut se faire à la journée, mais on vous recommande chaudement de répartir l’itinéraire sur deux jours pour prendre le temps d’admirer la vue, de faire des ravitos papote, de voir le coucher ou le lever du soleil et de dormir en refuge !



