Alors comme ça l’Avant-Pays savoyard se serait qu’un teaser des Alpes ? Oh que non ! Loin, très loin d’être une simple terre de passage vers la haute montagne, on a découvert ici un territoire qui mérite qu’on s’y attarde un sacré moment. Entre lacs, sommets et merveilles gastronomiques, Renard et Léopard sont partis explorer le coin pendant 3 jours et ne sont pas revenus les mains vides : voici le récit de leur escapade !
Ce topo en un coup d'oeil
Gare routière de Yenne : avec le bus 173 / S02 depuis Chambéry.
- Restaurant l’Osteria : à partir de 24€ par personne
- Artisan Glacier de l’Avalanche : à partir de 4,50€
- Vélo dans les vignes et dégustation de vin de Savoie (Cycl’O Lac) : à partir de 60€ par personne
- Nuit au Cocoon Wood : à partir de 124€ la nuit par personne
- Accrobranche (Nid des Aigles) : 9€ par personne
- Restaurant le Relais des Aigles : à partir de 30€ par personne (fondue et dessert)
- Sortie VTT / canoé (Verte Sensations) : 27€ par personne
- Restaurant la Villa du Lac : à partir de 50€ par personne
- Nuit en tente de trappeur au camping Huttopia : à partir de 117€ par personne
- Pique nique au P’tits plats du Guiers : à partir de 9,50€ par personne
- Visite et dégustation du gâteau de Saint-Genix (Maison Labully) : gratuit
- Un imperméable qui n’est pas venu pour blaguer
- Un appareil photo pour les couleurs d’automne
- Une curiosité à toute épreuve
- Pas la peur du vide
- Une paire de chaussures de rando avec de bons crampons (ou vous finirez sur les fesses)
- Un pantalon de rando
- Une polaire
- Un maillot de bain
- Des chaussures d’eau
- De la place dans les sacs pour repartir avec les spécialités locales

JOUR 1 : à Yenne, on coupe à travers vigne
Notre aventure débute à Yenne, en fin de matinée : un petit village typique du coin, pile à la limite entre l’Ain et la Savoie (on les voit les Savoyards chauvins qui remercient le ciel d’être du bon côté du Rhône) !
- Où déjeuner ? À l’Osteria, dans un cadre vintage, où l’on croise des habitués amoureux (comme nous) de bons petits plats italiens. Qui a dit que les locaux ne pouvaient pas avoir des origines italiennes ? Pas les deux gérants en tout cas.
On se perd ensuite dans la vieille ville au détour d’une balade digestive. Du haut de ses 3 000 habitants, Yenne a su garder le charme local qu’on connaît des villages savoyards : façades colorées, maisonnettes collées, ruelles pavées et vieilles bâtisses en pierre. Parce qu’il nous faut de l’énergie pour l’après-midi (et une bonne excuse), on s’autorise une pause chez l’Artisan Glacier de l’Avalanche. D’où viennent ces arômes divins ? Des fruits de saison pardi ! Tous sourcés localement par Sam, le boss du coin.
Allez hop, il ne faut pas trop traîner, on a rendez-vous avec Gaëtan pour une balade à vélo dans les vignes qui bordent le village. Notre guide connaît les sentiers comme personne et nous emmène à travers les vignobles, rouges et orange à cette saison, jusqu’au promontoir de la Chapelle Saint-Romain. De là-haut, la vue est imprenable sur les vallons aux alentours et Gaëtan en profite pour nous présenter sa terre natale. À l’époque, les troupeaux de vaches remplaçaient les vignes qui sont sous nos yeux, il faut croire qu’aujourd’hui les consommateurs préfèrent le verre de vin au verre de lait !
Maintenant, il faut aller « au bout du geste », alors on file donc à la Cave du Prieuré, du côté de Jongieux, pour rencontrer Julien, vigneron depuis 22 ans (et accessoirement la 6ème génération à gérer l’affaire familiale). Dans cette cave construite dans un ancien prieuré retapé, on découvre le processus de fabrication d’une bonne bouteille, du pressoir jusqu’à la dégustation, évidemment ! Avis aux mauvaises langues, les vins de Savoie ont (largement) gagné leur place auprès des grands vins français. Venez goûter par vous-même !
- Où dîner et dormir ? Direction Cocoon Wood pour une nuit dont on se souviendra longtemps. Un lodge perdu en pleine pampa avec une vue scotchante sur les collines et le coucher de soleil. Guillaume, le gérant, nous explique que tout a été fait main, du sauna jusqu’au filet de catamarant qui trône sur la terrasse. On se régale du repas préparé et livré par l’Atelier des Alpes. Un délice pour finir cette journée bien remplie.








JOUR 2 : à Aiguebelette, on prend l’air (et l’eau)
- Où petit-déjeuner ? Sur la terrasse de notre lodge, on se réveille au rythme du chant des oiseaux et de la brume qui se lève doucement.
On attaque la journée par une randonnée au Molard Noir. Derrière ce nom peu ragoûtant se cache une balade de 3 km à l’abri des arbres, sur une crête qui nous offre une vue dans tous les sens. Arrivés au fameux Molard, on tombe sur un panorama zinzin d’où on voit le lac du Bourget, mais aussi le Grand Colombier, le Revard ou le mont Blanc. Mais ces grands costauds sont de petites frappes face à la pointe juste au-dessus de nous : la Dent du Chat. On ne la grimpera pas aujourd’hui, mais d’ici elle a fière allure.
Un peu plus loin, on continue notre escapade au Nid des Aigles. Le concept est super simple : suivre un chemin de passerelles, en pleine forêt… à 6 mètres du sol. On commence à comprendre le nom du lieu. Balançoire suspendue, slackline et filet géant ne sont pas là pour vous mettre les pieds sur terre, et c’est justement toute l’idée du lieu.
- Où déjeuner ? Au Relais des Aigles, le restaurant juste à côté. Qu’ouïe-je ? C’est l’un des seuls restau à proposer du fromage fondu toute l’année ? En voilà une merveilleuse idée !
Pour la suite de l’aventure, on sort notre meilleur pouce pour filer jeter un oeil du côté du lac d’Aiguebelette, à 25km de là. Sur ses berges, deux VTT nous attendent de pédales fermes pour une sortie pas comme les autres : gilet de sauvetage et maillot de bain obligatoires ! On roule sur la rive Est du lac avant de revenir… en canoë canadien. Un concept très malin et tout en un où l’on n’a plus qu’à changer de monture à mi-chemin sans se soucier de la logistique. Quelques coups de pagaie plus tard, nous voilà sur l’une des deux îles du lac qu’on arpente pieds nus. Qui a mis une chapelle en plein milieu ? On reprend nos embarcations, et on glisse seuls sur une eau calme avec les derniers rayons du jour qui nous accompagnent. Moment suspendu !
- Où dîner ? À La Villa du Lac, un restaurant sur pilotis du côté de la rive est. Mention plus que spéciale au dessert le « Tout Choc’tonka » qui choquera les plus grand fans de chocolat. Un peu dur à prononcer, très facile à finir.
- Où dormir ? Au camping Huttopia « Domaine du Lac », dans une tente de trappeur tout confort avec sanitaires et cuisine intégrés. With a view sur le lac, s’il vous plaît !










JOUR 3 : à Saint-Genix, pour un cassage de bide en règle
- Petit-déjeuner : on prend des forces pour notre journée sur la terrasse de la Maison Ronde du camping, face au lac, en compagnie des canards qui sont visiblement chez eux.
Ce matin, c’est la pluie, la drache, la flotte, la sauce ! Qu’importe, les nuages apportent aussi leur touche à l’aventure. La journée commence par une randonnée sur les Voies de l’Épine, sur la rive est du lac. Elle nous emmène dré dans le pentu, en pleine forêt, où l’on suit autant le sentier que les odeurs de terres mouillées et de sapins. On conseille de faire la boucle dans le sens horaire par temps de pluie pour éviter de prendre la première côte en descente, et donc sur les miches. Sur le chemin, on profite d’une petite pause dans l’une des grottes François 1er qui tombent franchement à pic. Merci François.
Les petons bien trempés, on prend le bus puis le TER pour basculer du côté de Saint-Genix et explorer un dernier coin de l’Avant-Pays savoyard.
- Où déjeuner ? Aux P’tits Plats du Guiers, où l’on déguste une salade savoyarde bien balèze. Si vous avez encore de la place, jetez-vous sur le Napolitain.
On termine notre aventure par une petite note sucrée : la découverte du fameux gâteau de Saint-Genix. Une petite merveille bourrée de pralines roses que l’on découvre à la Maison Labully qui entretient la recette officielle depuis… 1630 ! C’est Alain Bavuz, le dernier apprenti de la famille Labully, qui nous raconte toute l’histoire de ce gâteau avant de nous montrer les étapes de conception. Malheureusement, on ne peut pas plonger comme Obélix dans cette énorme marmite rose mais on ne se prive pas d’une petite dégustation en bonne et due forme. C’est avec le sac de rando aussi lourd que le cœur que l’on quitte notre coup de foudre savoyard, plein à craquer de souvenirs et de gourmandises !










