Idée week-end : mettre son vélo dans le train direction la jolie Côte d’Opale dans le Nord. Profiter de l’air iodé et des falaises escarpées… Puis revenir jusqu’à Panam en roulant ! Au programme : filer avec la brise marine dans les narines, bifurquer sur de jolies routes de campagne, dormir dans des petits cocons douillets et se faire des grosses bouffes. Le tracé et bonnes adresses de ces 4 jours au départ du Cap Blanc-Nez jusqu’à Paris nous a été soufflé par la team de cyclistes du défi des 400 km pour « Enfants sans Cancer ». Un challenge à vélo solidaire organisé au profit de l’association Imagine for Margo. À l’origine de l’aventure, Clément, papa de Solal, décédé à 4 ans des suites d’un cancer en 2024. Chaque année, lui et sa team de joyeux lurons enfourchent leur vélo pour récolter des fonds et financer la recherche contre les cancers pédiatriques.
Ce topo en un coup d'oeil
La gare la plus pratique pour rejoindre le Cap Blanc-Nez est Calais-Ville, à environ 3h de Paris en TER, puis comptez environ 30 minutes en bus jusqu’au site
- De grandes sacoches de vélo, pour transporter les souvenirs achetés en oubliant qu’on était à vélo.
- Un casque de vélo.
- Une gourde, avec au moins 2 L d’eau par jour.
- De la crème solaire et une casquette.
- Des lunettes de soleil, pour voir la route sans plisser les yeux à chaque rayon (de vélo).
- Une veste imperméable, parce que la météo du Nord peut
parfoissouvent surprendre. - Un kit de réparation vélo, pour être paré en cas de crevaison.
- Un téléphone avec chargeur ou batterie externe, pour ne pas perdre le Nord et pouvoir immortaliser les paysages à tout moment.

JOUR 1 : Du Cap Blanc-Nez à la Somme
On démarre sur les chapeaux de (deux) roues avec une première journée de plus de 100 km, à base de bol d’air frais, d’eau salée et de nez qui coule. Au départ du Cap Blanc-Nez (rapport à la couleur de son avancée rocheuse), direction Wissant, le village de pêcheurs aux façades en briques, puis le site des Deux Caps et sa brasserie. La route se poursuit vers Audresselles (de mer) et le fort – fort lointain – d’Ambleteuse. Puis direction la station balnéaire de Wimereux et ses villas colorées, avant de rejoindre Boulogne-sur-Mer, son marché aux poissons et sa vieille ville fortifiée, au cœur de ruelles pittoresques. Dernière étape avant de quitter la ville : le château d’Hardelot, pour un univers plus médiéval.
- Où déjeuner ? À L’Orée du Bois, à deux pas du château. Produits frais de saison, cuisine faite maison, tables et chaises en bois : une ambiance épurée pour bien récupérer de l’épopée du matin.
Changement de décor en passant à travers dunes et roselières (sur les chemins balisés, toujours !) dans la réserve naturelle et protégée de la baie de Canche. Puis une dernière Étaples, au cimetière militaire britannique et au centre de découverte de la pêche en mer, Maréis. Une dernière plongée dans l’atmosphère marine avant de quitter progressivement la côte pour rejoindre Quend, au cœur du territoire du Marquenterre.
- Où dîner ? À La Garinière, dans le domaine du Marquenterre, dans un cadre paisible en pleine nature, avec une cuisine inspirée du terroir local et des produits de saison.
- Où dormir ? Dans les Ecolodges de Baie de Somme, au cœur d’une forêt sauvage, à deux pas de la réserve naturelle de la Baie de Somme. Six hébergements au choix : lodge flottant, caravane, bulle panoramique, lodge zen… Et après une longue journée sur la selle, il y a possibilité d’accéder à un sauna ou à un bain nordique japonais au feu de bois ! Vos fesses vous diront merci.





JOUR 2 : De la Somme à la Seine-Maritime
Pour cette deuxième journée, place à un terrain encore plus plat que celui de nos amis belges sur les 20 premiers kilomètres. Et ça, ça fait du bien aux gambettes. C’est parti pour une traversée de la baie de Somme, du Crotoy jusqu’à Saint-Valéry, avec les prés salés qui regorgent de faune et de flore plus salées les unes que les autres, de sables mouvants et, si vous avez un peu de chance, des fameux phoques de la baie.
- Où déjeuner ? Au Restaurant du Port de Plaisance. Une dernière dose maritime avant de quitter la mer pour les terres, avec une ambiance marina à l’ancienne, une cuisine faite maison et traditionnelle et des produits frais.
Un nouveau paysage se dévoile entre champs et vaches. On troque l’air iodé pour celui de la campagne en direction des plaines vertes (et pas mûres). On arrive à Neufchâtel-en-Bray, ancienne ville marchande fortifiée du Moyen Âge. C’est l’occasion de déguster le fromage homonyme, le plus ancien des fromages normands (oui mamie !). Il est en forme de cœur : un beau cadeau à ramener à son humain préféré. Direction le pays de Bray et ses dénivelé, ça chauffe Marcel ! Puis c’est parti pour l’Avenue Verte, une ancienne ligne de chemin de fer aménagée pour les deux-roues. La vallée laisse place aux collines et ça roule jusqu’à Forges-les-Eaux, notre point de chute (si possible sans tomber) de cette deuxième journée.
- Où dîner ? Le 235 à Forges-les-Eaux. Un arrêt bistronomique avec une cuisine française contemporaine, des produits de saison et une ambiance chaleureuse.
- Où dormir ? À la Ferme du Coq à l’Âne, pour une nuit au vert, entre chambres d’hôtes, grand jardin et activités nature, si on a encore un peu de jus après cette journée à pédaler.




JOUR 3 : De la Seine-Maritime aux Yvelines
Pas question de se la couler douce à la station thermale de Forges-les-Eaux. Car aujourd’hui, on entre dans le temps des cathédraaaaaleeees et des châteaux vieux : de Gournay-en-Bray et son architecture médiévale à l’abbatiale de Saint-Germer-de-Fly, jusqu’au château de Windsor Gisors, une forteresse anglo-normande qui n’a rien à envier à nos amis les Anglais.
- Où déjeuner ? À L’Ardoise. Une adresse comme on les aime : une histoire de famille et une cuisine maison inspirée des recettes de grands-mères (merci mamie).
C’est reparti pour notre périple avec un passage sur un plateau avec vue imprenable sur les plaines du Vexin. Dernier arrêt dans le temps au château de Villarceaux et ses miroirs d’eau (où Narcisse aurait pu aisément s’y perdre). Ce troisième jour d’effort se termine sur une descente vers les méandres de la Seine (notre but se rapproche).
- Où dîner ? Au restaurant Les Voiles. Une adresse en bord de Seine installée dans un ancien Club House Art déco chargé d’histoire. Au menu : une cuisine française bistronomique, créative et de saison, avec une terrasse idéale pour profiter des derniers rayons de soleil avec nos amis les canards.
- Où dormir ? À La Maison-Atelier d’Iza. Une maison centenaire transformée par une artiste en un havre de créativité et de nature. Ici, on vient pour profiter simplement des champs et du grand air. Une dernière bulle de verdure avant la ville.




JOUR 4 : Des Yvelines à Paris
Pour cette dernière journée, place à une étape plus détente jusqu’à la capitale. Entre plateaux boisés, villages aux rues étroites, cultures ouvertes et passages sous les futaies, on savoure les derniers moments de calme sur des routes peu fréquentées jusqu’à l’entrée de Paris, où le trafic se densifie. L’effervescence de la ville se fait sentir.
- Où déjeuner ? À la Crêperie du Saint-Nom. Tout est dans le nom : des galettes divinement bonnes et bretonnes, et du sucré tout aussi délicieux pour une pause bien méritée.
Derniers tours de roue dans la forêt de Fausses-Reposes avant de finir à Paris, en passant par Saint-Cloud, et son Rond de la Balustrade, qui dévoile un superbe panorama sur la ville lumière. Après quatre jours, plus de 400 km et des mollets qui ont pris trois tours de taille, on retient surtout la diversité de ce que le Nord-Ouest a à offrir !
Et comme Clément et sa bande sont de sacrés zinzins, ils ont terminé leur virée à vélo… par la course à pied Enfants sans cancer à Saint-Cloud, toujours pour soutenir la recherche contre les cancers pédiatriques.






