Si vous pensez que la Côte d’Azur se résume à ses belles plages, préparez-vous à découvrir son côté confidentiel ! À quelques encablures de Cannes et de l’effervescence de sa Croisette, l’arrière-pays nous cache une ville aux effluves de rose, de jasmin et de violette. De bonne Grasse, Guépard Habile et Faucon Énergique ont suivi le chemin de la nature entre canyoning, via ferrata, VTT, bonne bouffe et pêche à la truite, pour découvrir une facette plus secrète de l’emblématique French Rivera.
Ce topo en un coup d'oeil
- Restaurant La Tannerie : environ 45 à 52 €/pers. hors boissons.
- Location de VTTAE à Grasse : environ 50 €/pers. pour une journée.
- Demi-pension au Gîte Tonic : environ 90 €/pers. nuit et repas compris.
- Canyoning : environ 60 €/pers.
- Pêche : environ 30 €/pers. pour une session de 4 heures.
- Restaurant La Source : environ 45 à 60 €/pers. hors boissons et dessert.
- Via ferrata de Séranon (4 heures) : 20 €/pers. pour la location du matériel, ou 50 €/pers. pour une sortie encadrée.
- Un casque et des vêtements confortables pour le vélo, voire un cuissard pour les longues distances. Vos fesses vous remercieront.
- Une couche chaude pour contrer la fraîcheur du matin. Oui oui, en altitude, il fait frisquet, même dans le Sud !
- Un pantalon pour la via ferrata, vos jambes sans égratignures vous remercieront.
- Un maillot de bain et des vêtements de rechange pour le canyoning. La combinaison en néoprène et le matériel sont fournis.
- Des vêtements qui ne craignent pas les taches pour la pêche. Les cannes sont prêtées, mais mieux vaut laisser la chemise blanche à la maison.
- De la crème solaire et une casquette, parce que même dans les terres, le soleil tape.

Jour 1 : visite de Grasse et départ à vélo vers Saint-Auban
Ce séjour sportif commence ASAP, à peine descendus du train, on file récupérer nos vélos, à une petite vingtaine de minutes à pied de la gare, avant de s’attaquer à une belle montée d’enfer vers le centre de Grasse ! Arrivés en haut, c’est le paradis des couleurs, des odeurs et des parapluies… On lève la tête et on voit la vie en rooooseuh. En parlant de fleurs, après une balade dans les dédales des rues, on suit les effluves vers une usine de fabrication de parfum, savoir-faire emblématique de la ville de Grasse. Arpenter l’usine, ça creuse, donc on fait un crochet dans un atelier de nougat. Faites confiance au confiseur, celui à la pistache est excellent !
- Où déjeuner ? A la terrasse de La Tannerie, pour de bons petits plats aux allures gastronomiques, avec des produits locaux et de saison.
On remonte sur nos bécanes à pédales, direction la route Napoléon (il est partout, celui-là), puis on bifurque sur quelques sentiers vallonnés (merci l’électricité), en s’enfonçant dans la nature de l’arrière-pays jusqu’à notre destination du soir : Saint-Auban.
- Où dîner et où dormir ? Dans un havre de paix en pleine nature, dans la Terre des Lacs, au Gîte Tonic (et pas Gin Tonic, t’es un peu trop penché sur la bouteille, Michel). Entourés de nos amis à quatre pattes, chiens et chevaux tous très amicaux, de nos hôtes et de Loïc, un passionné du coin, on partage un repas de roi. Nos hôtes, père et fille, nous proposent un menu du chef avec des truites entières de l’étang en face du gîte, du riz, des légumes et un cheesecake local avec le fromage de la chèvrerie d’à côté. Repus de ce repas, on se couche dans ce logement à la déco d’antan mais plein de charme.





Jour 2 : entre le canyon de Gréolières et l’étang de Saint-Auban
Pas de Grasse matinée pour les champions ! Départ de bonne heure pour aller crapahuter dans le canyon de Gréolières, à 35 minutes de route. Le trajet nous laisse tout le loisir de découvrir une nature plus sauvage, plus préservée que le canyon de Saint-Auban, aujourd’hui très fréquenté. Après avoir enfilé la combi dans la meilleure matière AKA le néoprène — aussi appelée matière la plus collante du monde sur la peau — on découvre une piscine naturelle qui fait rêver (surtout après avoir sué à grosse goutte en enfilant la combi). S’ensuivent des sauts, des rappels, des toboggans naturels, accompagnés de notre super guide Franck, dont le local est situé à deux pas du gîte de la veille.
- Où déjeuner ? Pour se remettre de nos émotions du matin, on achète un bon gros sandwich fait maison avec du jambon sec local dans une petite épicerie du village de Gréolières.
On enchaîne avec une activité plus contemplative : la pêche à la ligne. De retour à l’étang en face du gîte pour ferrer quelques truites, comme celles mangées la veille. Verdict : avec beaucoup de patience et un peu d’huile de coude, trois poissons chacun ! Loïc, également moniteur de VTT à ses heures perdues, nous a ensuite proposé une petite sortie dans la région qu’il connaît comme sa poche. Au départ de l’auberge, il nous a fait découvrir des sentiers qu’il prend plaisir à baliser et à entretenir avec une boucle de 7 km et 500 m de D+ pour notre sortie. Merci Loïc pour la balade ! D’autres itinéraires sont accessibles au départ de l’auberge, les gérants se feront un plaisir de vous orienter.
- Où manger et où dormir ? À La Source, on mise sur du fait maison, des produits locaux et de bonnes truites (élevées sur place). Une cuisine simple et généreuse, à déguster dans un écrin de verdure. Et si vous préférez manger directement au Gîte Tonic, les hôtes peuvent aussi vous préparer de bons gros bowls de truite fumée et de crudités : un vrai délice, tout en légèreté !
On termine cette journée sur un coucher de soleil aux lumières violettes reflétant sur les murs de Saint-Auban. Une dernière petite tape-tape sur la croupe des chevaux du domaine (ils sont trop mignon) et au lit.
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Jour 3 : retour à vélo vers Grasse
Toujours pas de grasse mat’ (au cas où vous auriez loupé le jeu de mots du jour 2) en ce dernier jour, mais un superbe lever de soleil depuis l’auberge, dans la fraîcheur du matin (ça caille aussi dans le Sud !). On enfourche nos VTTAE (on n’est pas fâchés avec l’électrique ici) et direction l’accueil de la mairie de Séranon pour récupérer notre matériel pour la via ferrata. On démarre à pied, avec une bonne grosse montée pour atteindre le spot de départ, à une quinzaine de minutes de là. Et puis, place au vide et à une vue magnifique ! On n’est pas des froussards, mais cette via ferrata nous a bien challengés, avec des passages assez techniques. Acrophobes, s’abstenir… sauf si vous voulez vous dépasser ! Arrivés en haut, une marche de 4 km en descente dans les sous-bois permet de faire retomber l’adrénaline.
- Où déjeuner ? On fait redescendre la pression de la Via ferrata en la buvant à l’Auberge de Séranon, accompagnée d’un plat simple et copieux, dans une ambiance sans chichi et chaleureuse. Un bistrot de campagne authentique qui vous fait ressurgir des souvenirs d’enfance (du moins pour Guépard Habile).
On termine ce séjour sportif en beauté avec de bons coups de pédale jusqu’à Grasse, notre terminus. Trois bonnes heures de route, quelques cols sur la fameuse route Napoléon (encore lui !), mais une vue à couper le souffle qui clôt ce séjour en toute beauuuutééé !












