La fleur au fusil n’est jamais une stratégie bien rentable quand il s’agit de dormir en bivouac. Où a-t-on vraiment le droit de dormir ? Est-ce que là-haut il ne va pas faire trop frais ? Est-ce que ce sera plat ? Est-ce qu’une vache ne va pas venir brouter la tente en pleine nuit ? Pour vous éviter quelques grattages de tempes (et quelques ennuis), avec les copains de Whympr, on répond une bonne fois pour toutes à la fatidique question : comment choisir l’emplacement de bivouac parfait ? Laissez, c’est pour nous.
Où a-t-on le droit de bivouaquer en France ?
Commençons par où ne PAS bivouaquer. En France, il est interdit de bivouaquer dans des « espaces boisés à conserver », mais aussi sur les routes et chemins (normal), sur les plages même abandonnées (désolé Brigitte), ou encore à moins de 500 m d’un monument classé « historique » (désolé Stephane).
Heureusement, on a la chance d’avoir pleeeeeeins d’endroits canons où poser notre camp à condition de respecter les copains à plumes, poils, écailles et pétales. Il est ainsi possible de bivouaquer dans les 59 parcs naturels régionaux et tous les parcs naturels nationaux de France (sauf ceux de Port-Cros, Porquerolles et des Calanques).
CEPENDANT, chaque parc dispose de ses propres règles, surtout concernant où et quand planter sa sardine. Par exemple, l’été, dans le Parc national de la Vanoise, il faut planter sa tente uniquement à proximité immédiate de certains refuges, en réservant à l’avance, puis partir avant 8 h le matin. De son côté, le parc naturel régional de la Chartreuse autorise le bivouac toute l’année, sauf en juillet et en août.
- Les règles de bivouac de tous les Parcs naturels nationaux sont rassemblées sur cette page du site des Parcs.
- Pour les parcs naturels régionaux, il faut aller chercher l’info sur le site du parc où l’on a jeté son dévolu.
- On s'installe au coucher du soleil et on part au lever du soleil
- On ne fait pas de camping sauvage (installation durable, table, auvent, etc.)
- On évite de faire trop de bruit (cris, musique)
- On respecte les arrêtés locaux (communes, parcs, réserves)
- On ne bivouaque jamais dans les réserves naturelles
- Si possible, on évite de bivouaquer en haute-saison
- On reste à distance des routes, habitations et sites protégés
- Le soir on passe la frontale en mode éclairage rouge pour ne pas déranger les animaux
- On ne laisse aucune trace derrière nous
- On ne fait pas de feu
Chaque territoire a ses propres règles et il en va de la responsabilité de chacun de se renseigner avant de dégainer la moindre sardine.



Une fois sur place, comment choisir son spot ?
Pour passer une bonne nuit, le choix de l’emplacement est la clef. Voici quelques commandements simples :
Jusqu’à tard, le soleil tu capteras. En montagne, quand le soleil se couche, les soirées sont fraîches, même l’été. Mieux vaut choisir le spot qui captera les derniers rayons de lumière.
Les bouses de vache tu éviteras. Clairement s’il y en a partout autour de vous, c’est que vous êtes sur un de leur spot et elles pourraient vous le rappeler aux aurores.
Le plat tu chercheras. On privilégie les surfaces plates pour dormir, et s’il n’y en a pas, on pense bien à placer la tente dans le sens de la pente pour éviter de rouler sur le voisin all night long.
Du lac tu t’éloigneras. Les abords des lacs ou rivières sont assez humides et risqueraient de mouiller vos affaires.
Sous les arbres tu n’iras pas. Si le risque qu’un arbre s’écrase sur votre tente est quasi nul, la probabilité que sa résine goutte sur votre tente et en abîme la matière l’est beaucoup moins.
En amont les cailloux au sol tu vérifieras. Vous avez mis 1 heure à monter la tente, les sardines sont plantées, la nuit est tombée, vous vous couchez et là, entre la côte et l’omoplate : un bon gros caillou en guise de doudou.
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Le plat tu chercheras
C’est LE cheval de bataille quand on part dormir dehors. Et comme on emmène rarement un niveau à bulle dans son sac de rando, on finit par choisir son emplacement « à l’oeil ». Pour éviter d’avoir le sang qui monte à la caboche ou de rouler sur son voisin de chambrée all night long, on vous a dégoté l’astuce : Whympr. Sur leur application, on peut identifier les zones de plat directement sur la carte, autour de vous en temps réel ou avant de planifier votre itinéraire. Elles apparaissent en rouge sur la carte et s’étendent sur des rayons de minimum 30 mètres (pour les bandes de copains ou les tentes qui se prennent pour des T4).
Ça permet, entre autres, d’ajuster son parcours en amont, de mieux gérer son effort et de ne pas se retrouver à chercher un emplacement à l’arrache (et à la frontale). On vous prévient, une fois que vous l’aurez testé, il n’y a plus de retour en arrière possible.











