Il y a des choses qu’on aurait adoré apprendre ou faire lorsqu’on était minot… Et qu’on n’a toujours pas appris ou fait aujourd’hui ! Heureusement il n’est jamais trop tard. Maintenant que c’est vous le daron, profitez de vos mouflets pour explorer, farfouiller, apprendre, jouer et kiffer à l’ancienne. Oubliez que vous êtes vieux, lâchez cette dinette et ce bistouri de Docteur Docteur Maboul. Voici une petite liste de 15 rattrapages qui fleurent bon la nostalgie et l’émerveillement retrouvé.
Reconnaître le chant des oiseaux
Un jour, avec un peu d’entraînement ou grâce à ce jukebox à piafs, vous reconnaîtrez l’étourneau sansonnet, sifflerez comme un troglodyte mignon et expliquerez à vos collègues que la tourterelle roucoule en trois tons, contre cinq pour le pigeon. Et là, vous casserez trois pattes à un canard, parole de tata Chilowé.

Aller à la pêche au couteau
Direction la côte Atlantique à marée basse. Pour pêcher le couteau vous avez uniquement besoin d’un pot de sel et d’yeux grands ouvert. Commencez par trouver deux petits trous côte à côte dans le sable : un couteau se trouve juste en dessous. Mettez une pincée de sel sur les trous pour lui faire croire que la marée revient. Dès qu’il remonte, saisissez-le d’un geste assuré, tirez, admirez, recommencez ! Une petite vidéo pour vous prouver comme c’est simple.

Savoir reconnaître les traces d’animaux
Simple chèvre ou saint chevreuil ? A qui donc appartient cette empreinte laissée dans la boue ? Et là, qui a fait tomber sa plume ? Un milan royal, ou un pigeon tuberculeux ? Pour ne pas vous retrouver à pister les traces du chien du voisin en pensant que ce sont celles du loup du Vercors, on a quelques ficelles pour reconnaître les traces d’animaux : version été et version hiver.

Trouver (enfin) des champis
Après quinze pierres confondues avec des bolets et trois bouts de bois pris pour des cèpes, le Graal finira bien par apparaître. Vous voulez remplir votre panier de trésors mycophiles ? Commencez par cueillir ces quelques conseils.

Reconnaître les arbres
Si pour vous, la feuille de chêne, c’est d’abord une laitue, il faut faire quelque chose. On reconnait facilement les arbres à leur feuille, leur écorce ou leur fruit. Par exemple, les feuilles de l’érable plane ressemblent au drapeau canadien, son écorce est grise et ses fruits tournoient lorsqu’ils tombent (ce sont des samares doubles, même si tout le monde les appelle « hélicoptères d’arbres »). Pour ne plus jamais confondre un chêne avec un charme, un érable, un platane ou un marronnier, rattrapez-vous aux branches de notre antisèche de la forêt.

Faire un herbier
Maintenant que vous savez reconnaître leurs feuilles, faites-en quelque chose. Un trésor botanique par exemple. Quand on y pense, l’herbier, c’est un peu le grimoire de la forêt : feuilles enchantées, fleurs secrètes, graines magiques… On vous laisse être créatifs avec vos lardons ! Mais attention, on ne ramasse que ce qui est déjà coupé/tombé ! Et surtout, on ne fait pas sécher ça n’importe comment. Pour cette partie « technique », on suit les conseils du Museum d’Histoire naturelle.

Trouver un trèfle à quatre feuilles
Chercher pendant de longues minutes, rapidement perdre patience, remettre en question leur existence, l’intégrité morale de tous ceux qui prétendent en avoir trouvé un… et se contenter d’une coccinelle. C’est bien une coccinelle.

Aller aux mûres
Projet : faire une tarte pour le goûter. Résultat : un panier vide, dix doigts violets et trois grosses taches indélébiles sur le tee-shirt. La cueillette, c’était chouette. De fin juillet à mi-septembre, farfouillez les haies et les bords de chemins. Préférez celles en hauteur, on ne sait jamais, Médor a peut-être « laissé un message à ses potes » avant vous.

Dormir à la belle étoile
Vous prévoyez une nuit en mode Castor Junior, ambiance chamallows grillés (au réchaud svp) ? On prépare bien sa sortie car sardine ou pas, on ne pose pas son duvet n’importe où. On check la météo sur des applis spécialisées, plus précises que « un soleil caché derrière un nuage » et on investit dans du matos technique conditions extremes pour ne pas tous finir en famille de mister frizz dans son sac de couchage.
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Reconnaître les constellations
La Grande Ourse en forme de casserole et Cassiopée en W : facile. Mais Orion le sablier, Pégase le carré et la tête du Lion en point d’interrogation à l’envers méritent bien un petit tuto céleste.

Apprendre à faire des nœuds marins
Comme elle est loin, la classe de mer de CM1 à Saint-Hilaire-de-Riez… Pourtant, savoir faire un nœud de chaise, de huit ou d’écoute trente ans plus tard, bah ça change des nœuds au cerveau et c’est toujours autant la classe. Voici un tuto photo étape par étape.

Construire une cabane en forêt
On ne vous parle pas du tipi fait de quatre branches faiblardes. On vous parle LA cabane : facile à construire, solide et interdite aux parents (une fois construite). Les plans du paradis sont par ici.

Écouter le brame du cerf
Enfin l’automne. Partez dans une des forêts de France où l’on trouve encore des cerfs, faites vous TRÈS discrets et écoutez ces messieurs hurler leur amour au cœur de la forêt. The Voice version cervidés, avec quelques règles à connaître pour profiter du concert sans déranger les artistes.
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Dépasser trois rebonds en ricochet
Commencez par trouver le bon caillou. Plat, rond ou ovale, ni concave ni convexe, lisse (poli par l’eau de préférence) le plus fin possible, mais avec une bonne inertie quand même, idéalement entre 60 et 100 grammes. Placez-vous de profil, souple sur les genoux. Lancez-le précieux presque parallèle à l’eau avec un bon petit coup de poignet pour le faire tourner sur lui-même. Vous voilà occupé pour quelques heures.

Dater les insectes by night
Un drap blanc bien tendu, une lampe dirigée dessus et le spectacle commence. Pyrales, Sphinx (pas ceux d’Egypte), citronnelles rouillées, scarabées… bienvenue au cinéma de plein air le moins cher de France.












