Pas besoin d’aller chercher l’aventure à l’autre bout du monde quand elle se trouve à moins d’une heure et demie de Paris, entre Loire, vignes et vieilles pierres (qui ont mieux vieilli que nous). Angers a ce truc spécial : il y en a pour tous les goûts, et personne n’a à faire semblant pour faire plaisir au reste du groupe. Les mordus de la pédale y trouvent leur terrain de jeu, les amateurs de belles pierres et de vieilles histoires de quoi se régaler, et les becs sucrés-salés une bonne excuse pour reprendre une deuxième fournée. Et pour les plus gloutons d’entre nous : ici, on n’a pas à choisir, on peut tout faire le temps d’un week-end !
Pour les fous de la pédale
Angers, c’est un carrefour vélo à ciel ouvert : trois grandes véloroutes nationales s’y croisent ! Direction les zones humides angevines, entre Loire et Maine, où les prairies inondables, roselières, marais et observatoires à oiseaux invitent à ralentir.
Un peu plus loin, les Basses vallées angevines se parcourent au fil des rivières et des chemins de campagne, rives du Loir ou île Saint-Aubin en tête. Pour y accéder, il faut parfois emprunter un bac à chaîne : une traversée aussi insolite que pratique. Et pour les cyclistes qui carburent aussi à la gourmandise, il existe des parcours pensés pour enchaîner guinguettes, vignobles et haltes en bord de Loire.





Bon à savoir
L’Office de tourisme Destination Angers propose une conciergerie vélo, ouverte tous les jours du 1er avril au 30 septembre 2026. Au programme : stationnement sécurisé (3€ par vélo), poste de gonflage, location de vélos et gravels équipés bikepacking, et infos touristiques sur place. Contact : 02 41 23 50 49.
Angers se découvre aussi à vélo côté ville : ruelles historiques, jardins, berges de la Maine, château, quartier de la Doutre… et un crochet obligatoire par la Maison Bleue, dont la façade en mosaïque Art déco signée Isidore Odorico est devenue l’une des signatures de la ville. Et si vous cherchez une bonne excuse pour y retourner, le festival Nature is Bike célèbre chaque année le vélo gravel et d’aventure. Un week-end pour rentrer couvert de boue et fier de l’être !
Pour les amoureux des pierres qui ont des histoires à raconter
S’il y en a bien un qui n’est pas en reste quand on parle de patrimoine, c’est bien Angers ! 2026 est même une année spéciale pour la ville, qui célèbre son patrimoine sous toutes ses formes. Autant dire que le timing pour venir est plutôt bien choisi.
On commence par l’abbaye du Ronceray, un beau témoignage de l’art roman angevin, nichée en plein quartier de la Doutre. Aucun Doutre, vous allez l’adorer ! Fondée au XIe siècle, sa nef culmine à 14 mètres de haut. Autre incontournable : la cathédrale Saint-Maurice, véritable chef-d’œuvre dont le portail vient de retrouver sa première jeunesse grâce à une galerie contemporaine signée Kengo Kuma.
C'est tout simplement l'un des architectes japonais les plus courus au monde. Son truc, c'est marier bois, lumière et matériaux naturels pour que ses bâtiments dialoguent avec leur environnement plutôt que de l'écraser. On lui doit notamment le stade national du Japon pour les JO de Tokyo 2020 ou le V&A Dundee en Écosse. Autant dire qu'Angers est entre de bonnes mains.
Pour la team tortue, on peut tout enchaîner sans se presser via l’itinéraire 48h à pied qui relie le château d’Angers et le quartier de la Doutre en passant par la cathédrale. Et pour ceux qui aiment qu’on leur raconte l’histoire plutôt que de la deviner, des visites guidées permettent de creuser un peu plus les secrets de la ville.

Pour les gourmands croquants
Comme on dit chez nous : avant l’effort, le réconfort ! Pour une vraie assiette locale, direction Le Clos du Roi ou Les Fouées de Gargantua. La fouée est à l’Anjou ce que la crêpe est à la Bretagne : un incontournable garni de beurre persillé, de charcuterie, de légumes ou du sucré (caramel, confiture, chocolat, etc.). Hautement addictif, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas ! Si vous prenez la poudre d’escampette en sortant un peu du centre, ne manquez pas le Chenin à Savennières et le Bijane à Saint-Barthélémy-d’Anjou.
Parce que les Angevins adorent prendre un verre les pieds dans l’eau, on se glisse dans la peau d’un local et on fait un stop dans l’une des nombreuses guinguettes en bord de rivière. Pour ramener une petite gourmandise à mamie, l’épicerie Racyne permet de faire le plein de spécialités du coin. Et pour les becs sucrés, impossible de repartir sans passer par Benoît Chocolat ou La Maison du Quernon d’Ardoise, la spécialité chocolatée locale qui rend hommage aux ardoisières angevines.





Le guide pratique du week-end
- Y aller : 1h20 en TGV direct depuis Paris Montparnasse jusqu’à Angers Saint-Laud. Le centre-ville et ses vélos en location se découvrent ensuite très facilement à pied ou à deux roues.
- Y dormir : on vous recommande La Toue Charme pour une nuit à bord d’une toue amarrée sur la Maine, le Slow Village des Ponts-de-Cé, pour une nuit les pieds dans la Loire ou la Maison du Bout du Monde, une chambre d’hôtes en plein centre, dans le quartier de la Cité historique.















