Quels produits utiliser en bivouac pour prendre soin de la planète ?

bivouac zéro déchet
LaLoutreChilowé

Aaaaah la rando… Des sentiers tracés par nos ancêtres, des lacs vert émeraude, des vues à couper le souffle… et des petits bouts de PQ derrière une pierre. En bivouac, on laisse parfois derrière nous des choses qui n’ont rien à faire dans la nature. Elles peuvent sauter aux yeux comme ces petits papiers roses, mais parfois elles sont invisibles, comme le savon ou le dentifrice. Enfin, il y a aussi tous ces déchets que l’on génère au moment du pique-nique ou de sa toilette intime. Bref, même en partant en micro-aventure en pleine nature, on peut très vite se retrouver à polluer la planète. Un peu contradictoire, non ? Voici une liste de produits et équipements très utiles pour bivouaquer en laissant derrière nous un environnement aussi sain que si on était une petite marmotte.

Se faire un repas de porc, sans en être un

Pour les repas en pleine nature, l’objectif c’est de terminer son repas sans en laisser une miette (facile), ni aucun déchet jetable (moins facile). Pour cela, évitons d’acheter un pique-nique tout prêt sous emballage et faisons le nous-même. Pour le transporter et le déguster, on a besoin d’un peu de matos.

bivouac zéro déchet
Houuuuu la fondue au feu de bois qui fait plaiz’ – ©Chilowé

Par ailleurs, on essaie de composer son menu avec des produits de saison, de préférence bio et/ou en circuit court. Selon la période de l’année, ça demande de se creuser un peu les méninges, mais permet de varier les plaisirs (aoutchatchatcha) !

Rester propre, sans salir la nature

L’idéal serait de rester un peu crado pour que la nature reste propre. Sauf qu’après une journée à crapahuter en forêt, pédaler sur des sentiers ou grimper des sommets : on sent le chamois. Par ailleurs, on préfère éviter l’haleine de poney dans la tente au réveil. Voici notre liste de produits pour respecter la planète et les narines de ses compagnons de route.

Ah bah c’est du propre ! – © J-P. Homé-Sanfaute

S’occuper de ses fesses

Avant de s’occuper de vos fesses, petit rappel à l’ordre (pas long promis) : le papier toilette met entre 2 semaines et un mois à se décomposer lorsqu’il est jeté dans la nature. Il pollue visuellement, mais aussi physiquement le paysage en raison des produits qu’il contient, par exemple pour lui donner sa couleur rose ou blanche immaculée.

bivouac zéro déchet
Petit WC de forêt – ©Chilowé

Après avoir fait notre petite affaire (grâce à notre tuto “Comment faire caca dans la nature”), on peut s’essuyer avec des feuilles de molène, aster, fougère, bardane, chêne, d’érable ou noisetier (on a aussi un tuto pour reconnaître les feuilles des trois derniers). Pas d’arbres à proximité ? On se rince le derrière à l’eau ou on le frotte dans l’herbe façon twerk assis (Non, on n’a pas fait de tuto vidéo pour ça). Si toutefois vous ne pouvez pas vous passer de papier, on vous conseille :

  • Un papier toilette 100% recyclé, français, sans colorant
  • Un sac-poubelle de voyage composé à 80% de matières végétales pour mettre les feuilles de papier dedans et les ramener à la maison, tels des petits trophées

Gérer ses règles sans voir rouge

Hopopop les garçons, on reste là. Pour la suite de cet article les garçons sont invités à rester, même si ça ne les concerne pas. On va parler gestion des règles en pleine nature. Quelques accessoires permettent de ne plus se trimbaler avec des serviettes et tampons usagés dans un sac plastique pendant 5 jours de bivouac. Le truc cool c’est qu’on a l’embarra du choix.

Donnez-moi encore 2 minutes ! – ©Chilowé
  • La solution économique : des serviettes hygiéniques lavables, à partir de 5 euros l’unité
  • La solution pratique : une culotte menstruelle à enfiler pour la journée
  • La solution à la journée : la cup, parce qu’il faut quand même la désinfecter en fin de journée dans l’eau bouillante (pas très appétissant dans un réchaud…)
  • La solution qu’on ne connaissait pas : les petites éponges lavables pour remplacer les tampons

Laisser moins de traces qu’une biche

Pour aller encore plus loin, il est possible de s’inspirer des principes du mouvement Leave no trace (Ne laisser aucune trace). Comme son nom l’indique, l’objectif est de laisser absolument zéro trace de notre passage lorsque l’on se rend dans la nature. Genre encore moins qu’une biche ou un sanglier. Il est par exemple demandé d’éviter de marcher sur du lichen en raison de sa fragilité, mais aussi de ne pas prélever des éléments de l’environnement ou même de les déplacer.

bivouac zéro déchet
La team Chilowé qui tente de ne pas laisser de traces – ©Chilowé

On est vraiment dans l’extrême parce que la biche, elle s’en fiche du carré d’herbes où elle pose son sabot. Quant au sanglier, il laboure littéralement tout le sol sur son passage. Sauf que eux, ils sont chez eux ! En plus, l’objectif derrière toutes ces précautions c’est de minimiser l’impact de notre passage dans la nature afin de continuer à en profiter pleinement pendant des dizaines années. Et ça, c’est beau.

Vous en voulez encore ?