Un grand sage a dit un jour « l'eau, c'est la vie ». Et si on est tous d'accord avec Jean-Claude, il y a bien des choses que l'on ignore sur l'eau, surtout en montagne. Que signifie la couleur de l'eau d'un lac ? Pourquoi est-ce qu'on n'a jamais soif quand il fait froid ? Comment trouver une source ? Avec les copains de chez Katadyn, les spécialistes du traitement de l'eau, on vous a dégoté quelques petites anecdotes sorties du fond de la gourde pour briller en randonnée.
Pourquoi les lacs ont des couleurs différentes ?
En montagne, il n'y a pas deux lacs qui se ressemblent. Et quand on sait qu'il n'y en a pas moins de 600 rien que dans les Alpes françaises, ça fait un sacré « Qui Est-Ce ? » grandeur Nature. Au-delà de leur forme, ce qui les rend uniques, c'est souvent leur couleur. Certains sont bleus, verts, noirs, et même transparents (ou crystal clear comme disent nos copains d'outre-manche). Leur couleur est liée à leur environnement, leur fond et à tout ce qui vit à l'intérieur.
- S'il est « blanc » ou bleu clair, c'est qu'il est riche en fine particule glaciaire : remontez jusqu'à la source et vous trouverez probablement un glacier.
- Si le lac est noir, l'eau est très pure, faible en matière organique et avec peu de vie, c'est le fond qui est noir et qui donne cet effet.
- Enfin, si vous tombez sur un lac vert, ça signifie qu'il y vit de nombreux organismes comme des algues ou différentes sortes de plancton.
L'info du fond de la gourde
Une eau claire ne veut pas dire qu'elle est potable. En montagne, la contamination se fait rapidement : l'eau coule vite et est moins filtrée à cause des sols souvent rocheux. Si on ajoute à cela le risque de tomber sur une crotte de marmotte ou pire, un troupeau entier de vaches, alors c'est râpé. Même si vous vous en sortez bien, l'eau en montagne peut toujours être contaminée de bactéries, sédiments ou protozoaires (un mot compliqué qui désigne de petits organismes que vous n'avez pas envie de rechercher sur internet...).
Pour ne plus se prendre la tête, on vous recommande de partir avec une gourde filtrante comme la BeFree de chez Katadyn. Elle élimine 99,9999% des bactéries (c'est précis) et elle permet de boire directement n'importe quelle eau de lac, flaque et autre rivière.



Le piège du froid
Quand les températures chutent en altitude, on a souvent bien moins soif qu'en vallée. C'est un piège connu des montagnards qui peut causer maux de tête, courbatures et autres excuses à glisser aux copains pour négocier une réduction (honnête) du dénivelé positif du jour. Si la soif diminue en montagne c'est principalement parce que l'air y est souvent plus froid et plus sec. Tous les 2000 m de D+, l'humidité de l'air est divisée par deux ! Avec le vent, la transpiration diminue et donne l'impression à notre corps que tout va bien. Pas de transpiration, pas de palais besoin de boire.
L'astuce qu'on ne répétera jamais assez souvent, c'est de toujours boire avant d'avoir soif, surtout quand notre cerveau s'adonne à quelques malins tours de passe-passe.
L'info du fond de la gourde
Vous n'avez plus d'eau et vous pensez que manger de la neige est une bonne idée ? En réalité, c'en est une très mauvaise. La neige est peu hydratante et peut contenir des polluants ou bactéries. Si vous tombez miraculeusement sur la neige la plus pure du monde, sa température fera tout de même baisser celle de votre corps et provoquera des crampes d'estomac. À éviter, donc.



D'où viennent les sources (et où les trouver) ?
Quoi de plus salvateur que de tomber sur une source après une journée en plein cagnard (si ce n'est une immense tarte aux myrtilles) ? Elle est souvent signe d'eau potable car l'eau n'a pas eu le temps de se faire contaminer par des éléments extérieurs. Plus on en est proche, mieux c'est. En gros, les sources sont le Saint-Graal de tout randonneur, pourtant on connaît bien peu de choses sur elles. Par exemple, quand on imagine la source comme le début d'un cours d'eau, elle n'est en réalité que le point de sortie d'un loooooong chemin sous terrain. L'eau s'infiltre en altitude par la pluie ou la neige, puis circule au cœur de la montagne avant de ressortir parfois des kilomètres plus loin, et bien longtemps après.
L'info du fond de la gourde
Pour trouver une source à la seule force de ses yeux, il y a plusieurs astuces. Cherchez d'abord une rupture dans la pente, c'est généralement là que l'eau cherche un point de sortie (bas de falaise ou de pente raide). Ça ne suffit pas ? Alors observez la végétation : plus c'est vert, plus ça signifie qu'il y a de l'eau et peut-être une source cachée. Dernière corde à votre arc, sortez votre meilleure carto et visez le haut des vallons ou le début des cours d'eau.

















