Vous vous demandez quelle méduse nous a piqué pour parler des océans en ce moment. Eh bien, c’est simple : même loin des côtes, l’océan continue de bouillonner : d’idées, de combats, d’engagements et d’espoirs. Parmi ceux qui ne la quittent jamais des yeux, il y a la militante Camille Étienne qui a levé l’ancre pour se rendre à la COP 30 au Brésil en voilier. Une traversée engagée pour alerter sur l’urgence climatique. Et si, nous aussi, on reprenait un peu le large ? Avec les copains du MAIF Social Club et leur exposition Voir la mer, on vous donne quelques clés pour mieux comprendre nos océans et (surtout) commencer à agir pour eux.
L’océan, notre meilleur allié
Alors que beaucoup d’actualités liées aux océans sentent un peu la marée noire, il y a quand même de jolies vagues d’espoir. Surtout que les océans et les mers sont nos meilleurs alliés. Ils représentent 70 % de la surface de notre planète et près de la moitié de l’oxygène que l’on respire. Rien que ça.
Ils absorbent le quart du CO₂ que nous émettons et régulent le climat mieux que n’importe quelle innovation. L’océan a absorbé plus de 90 % de l’excès de chaleur piégé par les gaz à effet de serre depuis l’ère industrielle (source : United Nation – Climate Change). Sans lui, le réchauffement déjà observé serait bien plus violent.
Malgré tout ce qu’ils encaissent (plastique, surpêche, réchauffement), ils continuent de nous rendre service sans rien demander en retour.



Ce qu’il s’y passe (et pourquoi le protéger)
Pourtant, on ne peut pas dire que nos sociétés modernes leur rendent la pareille. Car les facteurs de fragilisation de nos océans sont nombreux, avec entre autres :
- Le réchauffement climatique : qui intensifie l’acidification et la désoxygénation avec des effets immédiats sur les habitats qui se contractent et espèces qui fuient ;
- La surpêche : si selon l’ifremer, la part des poissons prélevés de manière durable en France augmente, cela cache aussi une autre réalité avec près de 20% des poissons qui sont victimes de surpêche, dont certaines populations menacées de déclin ;
- Le transport maritime : qui représente aujourd’hui plus de 80 % du commerce mondial selon le rapport 2025 de la CNUCED. Au-delà de ses émissions carbone, les impacts sur les océans et ses habitants sont nombreux (bruits sous-marin, collisions avec les cétacés…) ;
- L’exploitation des fonds marins : qui représente selon cette note de l’Ifremer un réel risque de destruction des habitats et donc perte de biodiversité.
Mais heureusement, tout n’est pas perdu. Car si on les laisse tranquilles, les océans se régénèrent. En quelques années, certaines zones marines protégées ont vu revenir de nombreux mammifères, poissons et coraux (source : OFB).
Le vivant est fragile mais plus résilient qu’on ne le croit. Encore faut-il accepter de ralentir, observer et réapprendre à voir.
Si vous voulez y faire une escale, l’exposition est ouverte jusqu’au 25 juillet 2026 et est adaptée aux familles. Cerise sur le corail, l’entrée est libre, gratuite et on y retrouve une boutique responsable avec une belle sélection d'entreprises engagées.



Passer à l’action : petit guide du terrien marin
Sensibiliser, c’est bien. Agir, c’est encore mieux. Et sans forcément traverser l’Atlantique à la voile, il y a mille manières d’y contribuer sans devenir capitaine au long cours.
Mieux consommer, tout simplement
Protéger la mer, c’est aussi repenser ce qu’on achète. Parce que derrière chaque objet, il y a une matière, une fabrication, un transport. Privilégiez la pêche durable et les circuits courts, les matières naturelles (adieu les microplastiques) et le durable plutôt que le jetable : c’est aussi ça, faire sa part.
Et si vous cherchez de l’inspiration, jetez un œil à la boutique responsable du MAIF Social Club, pensée pour celles et ceux qui veulent acheter moins mais mieux. Parce que protéger les océans, ça commence aussi dans son panier. Vous y trouverez une sélection de petites entreprises engagées qui proposent par exemple de la lessive zéro déchet, des économiseurs d’eau ou des gels douche sans rinçage.
Changer sa manière de voyager
On peut commencer par ce que l’on connaît le mieux chez Chilowé : voyager plus lentement, plus localement ou plus proprement. Certaines initiatives montrent la voie et proposent de voyager à la voile plutôt qu’en avion, à bord de catamarans partagés. Un moyen de ralentir et de découvrir le monde sans le brûler.
S’engager, même depuis la terre ferme
Il existe des milliers d’assos qui se battent tous les jours pour la mer et ont besoin de bras, de voix et parfois de quelques euros. Certaines défendent les plages, luttent contre les pollutions et organisent des ramassages de déchets. D’autres militent contre la pêche industrielle et pour des océans vivants. Et si vous ne trouvez pas chaussure à votre pied, vous pouvez tout de même agir par vous-même. La moindre action compte, même la plus petite.













