Si vous vous baladez sur les sentiers de la Lozère cet été, vous pourriez bien croiser… Alexandra Lamy ! On l’a rencontrée à l’occasion de la sortie du film Compostelle, en salle depuis le 1er avril 2026, dont Chilowé est partenaire. Info exclusive : c’est une fan absolue de rando. Quand on a su ça, on ne l’a pas lâché d’un crampon sur le sujet !
Cette rencontre est aussi l’occasion de lancer notre grand dossier du printemps sur la thématique des longues marches transformatives et des super-pouvoirs de la rando.
Notre interview d’Alexandra Lamy
Tu es une grande randonneuse ?
Je fais ça tous les ans, on part entre copains parfois à 20 ! J’ai fait plateau de l’Aubrac, chemins de Stevenson, la Drôme, une partie de la Haute-Loire. J’adore la rando, je suis née avec un sac à dos !
Ta rando la plus marquante ?
La première rando que j’ai faite, c’est Stevenson et ça m’a marqué. Je suis partie avec une de mes meilleures amies que je connais depuis l’âge de 3 ans. À ce moment-là, j’étais crevée, je n’étais pas bien pour des tas de raisons et elle m’a dit : « allez, viens, on part tous, on est 15, ça va te faire du bien » . J’ai pris mon sac à dos, j’ai pris ce petit train pour monter à Luc, là où démarre la rando. Et là tu fais « wouahou ! » C’était génial ! En une semaine ça m’a requinqué, j’avais une mine… T’es en forme, tu te marres. Tu penses qu’à une chose : arriver à 17 heures et boire une petite bière. Tu joues aux cartes, tu t’écroules à 23 heures parce que t’en peux plus… Avec un ou deux soirs où on a fait les petits fous quand même et fini au génépi. Le lendemain on était comme ça 🥴, mais c’était très sympa !
La rando où te croiser cet été ?
J’aime bien la Lozère, du côté du Pont-de-Montvert, mais j’irai peut-être faire l’Aigoual. Je vais demander à mon père qu’il m’y jette et comme ça, je redescends tranquillement vers chez moi.
La rando que tu rêves de faire ?
J’aimerais bien faire le sentier des douaniers en Bretagne. Toute cette côte du Finistère… Moi j’ai un grand-père breton ! C’est magnifique en plus et puis tu manges bien !
Tu crois aux super-pouvoirs de la marche ?
Ce sont des endroits où tu ne penses à rien. Et c’est rare dans la vie, on n’a pas le temps de faire ça. On est toujours en train de devancer ce qu’on doit faire. Les enfants, les machines à laver, les courses… On a 12 milliards de trucs, plus le boulot, plus notre vie amoureuse. Là, tu marches, tu regardes. C’est un dépassement de soi. Tu vas chercher autre chose, quelque chose qui est plus grand que toi. Et chacun y trouve ce qu’il veut. Ça s’appelle Dieu, ça s’appelle la vie, ça s’appelle l’humanité, mais en tout cas ça t’appartient. C’est une quête que tu cherches, que tu trouves et ça c’est merveilleux. Et ça je pense aussi que ça marche sur la longueur.
C’est pour ça que moi si un jour j’avais la possibilité de faire les trois mois (de Compostelle), j’adorerais le faire. Je trouve que ça te remet à ta place. D’un coup tu es toi parce qu’il y a quelque chose qui est plus grand que toi.


Le moment marquant sur Compostelle
Il y a des moments qui sont extraordinaires. Quand on est arrivé à Compostelle par exemple, voir la liesse des gens qui ont fait ces trois mois de marche, qui sont allés jusqu’au bout, au-delà de ce que eux-mêmes pouvaient penser faire… C’est extraordinaire. Il y a quelque chose qui vous emmène quand même ailleurs.
Un conseil pour notre commu ?
Je pense que tout le monde devrait le faire une fois par an : partir une semaine. Faites-le avec vos amis, mais faites-le en famille. On arrête les portables, on ne parle plus d’école, on parle de la vie. C’est de la transmission et franchement, je pense que si vous voulez avoir cette petite bulle en famille, faites ça ! C’est merveilleux !











