Les gestes simples pour réduire notre pollution numérique

sobriété numérique

En 2022, on ne peut plus se voiler la face. Tout ce qu’on fait a un impact. Et le temps qu’on passe à naviguer sur internet plutôt que sur l’océan aussi. Coucou la pollution numérique ! C’est impalpable, mais pourtant bien réel. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut la limiter facilement. Vous ne savez pas par où commencer ? Première étape : limiter les usages superflus. On vous propose ici des gestes faciles à adopter pour réduire notre pollution numérique dans nos usages en attendant le surftrip en Bretagne ou la semaine voile à la découverte des Calanques. La deuxième étape est celle des équipements numériques et fera l’objet d’un autre article tout bientôt ! 

C’est quoi la pollution numérique ?

Netflix, YouTube, Facebook, Instagram, TikTok, Snapchat, Gmail, Google… On connaît plus de noms d’outils numériques que de plantes sauvages comestibles. Et avec la ruée vers la 5G et le métavers (quoi que !), on n’est pas sorti de l’auberge ! Le problème, c’est que tous ces outils ont beau être virtuels, leur impact n’est pas moins réel. Si le numérique était un pays, il aurait 2 à 3 fois l’empreinte écologique de la France. Ça laisse de sacrées traces !

Empreinte numérique vs. empreintes dans la neige
Toutes les empreintes ne se valent pas.

Alors, on fait comme l’homme-chevreuil et on lâche tout pour partir vivre au beau milieu de la forêt ? Pas si vite, Callaghan ! Avant de retourner à l’état sauvage, il y a quelques étapes à passer. Au bout du chemin, c’est la sobriété numérique qui nous attend. On parle ici des usages, article à suivre sur le gros morceau que représente les équipement dans le gâteau de la pollution numérique ! 

Les vidéos en ligne

60%. C’est ce que représente la vidéo en ligne dans la part du trafic mondial sur internet. Un usage intensif presque insoutenable. Car avant de pouvoir regarder une vidéo, il faut faire un aller-retour : pas entre notre appart’ et le vidéo-club… mais entre notre connexion internet et les centres de données où la vidéo est stockée. Résultat ? 1 heure de vidéo émet autant de CO2 que 4 bornes en voiture. Ça paraît peu, mais quand on sait que 4 millions de vidéos sont visionnées chaque minute rien que sur YouTube, on arrive à 960 millions de bornes en voiture en une heure. Avec ça, on peut donc faire le tour de la planète 24 000 fois / heure !

Qualité vidéo en streaming vs. brouillard
Même à 1080p, on est loin du brouillard des 1080 mètres d’altitude.

CHILO tip n°1 : On y va mollo sur la vidéo ! De toute façon, on est mieux en pleine nature que sur notre canap’ à regarder des séries, non ? Et si vous voulez vraiment revoir tous les épisodes de Dexter avant de regarder New Blood, laissez tomber la 4K : 1080p sur ordinateur et 720p sur mobile. C’est déjà un petit geste qui compte !

Les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux, il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas. Et les deux ont leur importance sur la balance du carbone. Ce que l’on voit ? Les vidéos et les photos, les réactions aux posts des copains, les vocaux échangés sur les messageries instantanées, les pubs des marques qui nous poussent à consommer toujours plus ou celles de Chilowé qui vous poussent à mettre le nez dehors… Ce que l’on ne voit pas ? Les métadonnées. En clair, ce qui est enregistré sans vraiment qu’on le sache : notre géolocalisation, nos horaires et durées de connexion, notre activité… Et ce qui pèse le plus lourd dans tout ça ? Les vidéos et les photos. Autrement dit, ce qu’on aime le plus sur les réseaux sociaux !

Vie réelle vs. réseaux sociaux
Les tendances réel(le)s 2022

CHILO tip n°2 : Puisque ce sont les vidéos et les photos qui pèsent le plus, autant se concentrer là-dessus. Alors, on bloque la lecture automatique des vidéos quand on scrolle sur les réseaux sociaux. Le gratin dauphinois, on préfère le manger chaud plutôt que le regarder en photo !

Les emails

Vous pensez qu’il vaut mieux envoyer un email plutôt qu’une lettre ? Détrompez-vous ! Un mail parcourt 15 000 km pour rejoindre les serveurs du fournisseur de mails et le destinataire du message. C’est plus qu’un aller-retour Paris-Bombay ! Et vous vous en doutez, plus il y a de destinataires et de pièces jointes, plus le bilan s’alourdit. 

Boite mail vs. boite aux lettres
Retour vers le futur

CHILO tip n°3 : Envoyer un seul email consomme autant qu’une ampoule allumée 25 minutes. Et le stocker des années, c’est comme laisser l’ampoule allumée alors qu’on a quitté la pièce. Vous voyez où on veut en venir ? On limite le nombre de mails, mais aussi les personnes en copie et les pièces jointes. Et une fois qu’on a lu ceux qu’on reçoit, on les supprime. Qui aime avoir des piles de courriers qui trainent sur son bureau ?

Les recherches sur internet

Une année de recherches internet consommerait 12 0000 gigawatts. C’est ce qui est nécessaire pour alimenter un pays comme la Norvège en électricité pendant un an. À notre échelle, ça reviendrait à laisser 2 milliards d’ampoules allumées pendant 4 jours d’affilée. Waaatt? En fait, quand on tape un mot-clé dans une barre de recherche, le moteur de recherche lance une requête et interroge son index pour trouver les pages qui répondent le mieux à notre question. Et pour faire ça, il fait appel à plusieurs centres de données plus énergivores les uns que les autres : celui qui héberge le moteur de recherche, celui qui héberge son index et ceux qui hébergent les sites internet qu’on consulte. 

Calanques de Marseille
Droit au but

CHILO tip n°4 : Vous savez où vous voulez aller ? Alors, mieux vaut taper l’url complète directement plutôt que de faire une recherche inutilement. Vous préférez aller droit au but sans tergiverser ? N’hésitez pas à enregistrer les sites sur lesquels vous allez le plus souvent en favoris. Vous diviserez par 4 l’empreinte carbone de vos recherches. Pas mal, non ? Et pour les recherches qu’il vous reste, il y a des moteurs de recherche plus responsables comme Lilo, Ecosia ou Qwant.

Le stockage

Plus besoin de disque dur. Plus besoin non plus d’espace de stockage sur nos ordinateurs… Mais alors, ils vont où tous nos fichiers ? Pour stocker nos photos et nos documents en ligne, il faut des milliers de centres de données qui tournent en permanence. Ça n’a rien de virtuel, bien au contraire ! Pour fonctionner, ces centres de données ont besoin d’énergie et d’un système de ventilation et de refroidissement puissant. En résumé, plus on stocke sur internet, plus on consomme d’électricité et plus on émet de gaz à effet de serre. 

Stockage en ligne vs. stock de champignons
On a dit stocker l’essentiel ?

CHILO tip n°5 : Vous avez vraiment besoin de garder 50 photos quasi identiques de la vue au sommet après l’ascension du Mont-Blanc ou de vos planches du surf devant le secret spot que vous avez dégoté sur la côte d’Argent ? Pas sûr. Entre 2 micro-aventures, pensez à faire le tri pour ne garder que l’essentiel sur votre cloud. Autre option : imprimez vos plus belles photos et accrochez-les dans votre salon, vous les verrez bien plus souvent. 

Le plus simple dans cette histoire, ça reste de passer beaucoup moins de temps derrière nos écrans. Réduction de notre pollution numérique garantie ! Vous avez besoin d’une pause ? Sortez vous balader à côté de chez vous. Vous avez besoin de changer d’air ? Partez explorer les environs. Si nous ne le faisons pas pour la planète, faisons-le pour nous !

Vous en voulez encore ?