Le Luberon, ce n’est pas seulement une carte postale du Sud : c’est aussi le terrain de jeu parfait pour une micro-aventure à vélo. Trois jours entre mère et fille à travers les paysages typiques de la Provence, à explorer les villages perchés et plonger dans l’histoire de cette région pleine de soleil. Trois jours pour pédaler au rythme des cigales et savourer la Provence autrement.
Ce topo en un coup d'oeil
Gare la plus proche : Cavaillon
- Nuit à Hôtel du Parc : à partir de 72 €
- Dîner à l’Instant Gourmand : 39 € menu entrée – plat – dessert
- Location vélo éléctrique chez Cyclix : 120 € + saches 1e/jour
- Visite Musée de la lavande : 8 € / pers
- Visite Village des Bories : 8 € / adulte ; 4 € pour les 12-17 ans ; gratuit pour les moins de 12 ans
- Visite Abbaye de Sénanque : 8 € / adulte ; 4 € pour les 6-18 ans ; gratuit pour les moins de 6 ans
- Gîte de l’Escanson : lit 25 € / pers – nuit en demi-pension (literie, petit-déjeuner et pique nique) : 49 €
- Gîte de la Belugues : à partir de 90€
- Dîner au restaurant l’Insolite : plat entre 17 et 34 € , dessert entre 9 et 12 €
- 1 L d’eau par personne pour s’hydrater en chemin
- Des vêtements confortables et respirant pour les journées à vélo
- Casquette, lunette de soleil et ne pas oublier la crème solaire (c’est le sud hein ! )
- Batterie externe pour téléphone
J1 : De Cavaillon à Robion
- Arrivée en grandes pompes (de rando) : Gare de Cavaillon
Après avoir pris le train la veille jusqu’à Cavaillon et dormi à l’Hôtel du Parc, on se rend dès le lendemain matin chez Cyclix pour attaquer l’aventure. On récupère nos vélos, règle nos selles, petit check de la sonnette (toujours essentiel) et la journée démarre sur la voie verte du Calavon, une ancienne voie ferrée transformée en piste cyclable. Parfait pour s’échauffer les jambes en douceur et profiter des premiers paysages du Luberon.
Notre premier stop est parfumé : le Musée de la Lavande à Coustellet. J’ai d’ailleurs une petite confidence à faire… Ayant vécu des années à Avignon, j’ai toujours cru que c’était quelque chose de « trop touristique”, mais grosse surprise : j’ai adoré ! C’est Max, qui nous accueille et nous partage avec passion l’histoire de cette fleur emblématique de Provence, cultivée par sa famille depuis six générations. Le musée a même été créé par son grand-père en 1991 ! On y découvre des alambics anciens, des objets surprenants et toute une histoire que l’on n’imaginait pas !
- Où déjeuner : petit détour stratégique par la Boulangerie Pâtisserie Lyse pour faire le plein de carburant (aka nos sandwiches)
Avant de manger, on met le cap sur le Moulin du Clos des Jeannons. Ici, l’huile d’olive ne se déguste pas seulement, elle se raconte. On découvre les installations, le savoir-faire artisanal et toutes les étapes de fabrication qui transforment l’olive en « or liquide ». Une fois la visite terminée, on s’installe à l’ombre des oliviers du moulin pour savourer notre pique-nique et savourer le moment, tout simplement. C’est aussi ça, l‘art de vivre en Provence !
L’après-midi, on met les mollets à contribution pour grimper vers Gordes et son fameux Village des Bories. Ces cabanes en pierre sèche servaient autrefois d’habitat saisonnier durant les travaux agricoles. Aujourd’hui, ce petit village minéral est un véritable témoignage de la vie paysanne et de l’ingéniosité des bâtisseurs d’antan.
À lire aussi : 👉 3 jours à la découverte des Ocres du Luberon à véloOn poursuit vers l’abbaye de Sénanque, chef-d’œuvre cistercien du XIIe siècle, encore habité par une communauté de religieux. Pas besoin d’être moine pour apprécier l’endroit : son architecture et l’atmosphère qui s’en dégage en imposent naturellement. Le genre de lieu où tu chuchotes sans même t’en rendre compte.
En fin de journée, on flâne dans les ruelles de Gordes tout en profitant de ces placettes ensoleillées. Mais le vrai “wahou” se vit avant même d’entrer dans le village : la vue depuis le « Rocher Bel-Air » est juste imprenable. Là, perché sur son éperon rocheux, on comprend tout de suite pourquoi Gordes est classé parmi les plus beaux villages de France.
- Où dîner et dormir : on pose enfin nos vélos et nos sacs au gîte de l’Escanson pour une nuit bien méritée, avec l’impression d’avoir déjà traversé un concentré de Provence.




J2 : De Robion à Lourmarin
Après avoir rechargé nos batteries (et celles de nos vélos), on démarre la journée par un petit-déjeuner généreux au gîte, composé de produits locaux. On glisse nos pique-niques maison dans les sacoches et on repart à l’assaut du Luberon. Aujourd’hui, c’est une sacrée étape qui nous attend : direction Lourmarin, en traversant quelques-uns des plus beaux villages du Luberon.
On a à peine le temps d’échauffer nos mollets qu’Oppède se dresse devant nous, un village perché aux allures de décor médiéval. On laisse les vélos sur la place principale et on grimpe les calades, ces ruelles pavées typiques, jusqu’au sommet du vieux village. Là-haut, entre l’église ancienne, les vestiges du château et la vue imprenable sur le Mont Ventoux, difficile de savoir si c’est l’histoire ou le paysage qui impressionne le plus. Une vraie carte postale XXL.
- Où déjeuner : on se jette sur les piques-niques du côté de Lacoste, autre bijou perché du Luberon.
Ici, le décor est plus théâtral : au sommet du village se dresse le château du sulfureux Marquis de Sade (oui, oui, ce Marquis de Sade là, dont le nom à donné le mot sadisme). On sort le pique-nique face à ce décor chargé d’histoire(s), dont on préfère ne pas tout savoir… puis on se perd dans les ruelles du village, aujourd’hui animées par les ateliers d’artistes et les galeries contemporaines.
À lire aussi : 👉 3 aventures à vélo à absolument faire en AllemagneL’après-midi, les jambes retrouvent leur rythme de croisière sur une route vallonnée qui serpente entre les falaises et les villages de Bonnieux, puis Lourmarin. Ici, on prend le temps de souffler, de profiter de la tranquillité des lieux, avant de repartir explorer les alentours. Lourmarin, c’est un concentré de charme : terrasses animées, ruelles colorées et une atmosphère bohème qui donne envie de flâner encore et encore.
- Où dîner : À la Brasserie L’Insolite. Une belle adresse avec une cuisine provençale de saison et une terrasse ombragée, parfaite pour terminer la journée.
- Où dormir : à la Bastide Bellugue pour une fin d’étape en pleine campagne.


J3 : De Lourmarin à Cavaillon
Le réveil à la Bastide Bellugue, c’est un peu comme une bulle hors du temps. Après deux jours à avaler les kilomètres et les paysages, on se laisse bercer par la douceur de la campagne provençale. On prend le temps de savourer le petit-déjeuner au soleil et on se prépare pour le dernier round.
Mais avant de reprendre la route, un dernier trésor nous attend au cœur du village : le Château de Lourmarin. C’est le tout premier château de la Renaissance en Provence ! En se baladant dans ses pièces, encore meublées comme à l’époque, on découvre des collections de livres anciens et d’objets d’art. Aujourd’hui, il est même encore habité durant l’été par des artistes en résidence !
Après cette immersion dans l’art et l’histoire, on remonte en selle pour la route du retour. Les paysages défilent comme un diaporama : les vignes et les champs d’oliviers s’étendent à perte de vue. C’est un vrai kiff de pédaler sur ces petites routes de Provence ! Car c’est ça, la magie de la micro-aventure : le chemin est aussi important que la destination.
- Où déjeuner : arrivées au village de Lauris, on s’offre une pause gourmande pour un dernier pique-nique avec vue. On récupère la marchandise chez Haut les pains et à la Fromagerie du Luberon pour régaler nos papilles de produits locaux.
La fin du parcours se fait en douceur, presque trop vite. On savoure chaque dernier kilomètre, chaque virage. Et puis, Cavaillon apparaît. On rend nos vélos et en posant le pied à terre, on n’a qu’une seule envie : rester encore un peu. Car le Luberon, c’est plus qu’une carte postale, c’est le cœur authentique de la Provence !





