Comment vivre la sobriété heureuse au quotidien ?

famille vélo coucher de soleil

Quand Pierre Rabhi est décédé il y a 1 mois on s’est demandé ce qu’on gardait de lui… Et on s’est dit que c’était bien plus qu’une bonne résolution. C’est l’aventure quotidienne d’une vie plus harmonieuse ! Et on n’a pas pu s’empêcher d’y voir un lien direct avec la micro-aventure, cette parenthèse qui nous déconnecte de nos rythmes de vie et nous reconnecte à la nature. Nous vous proposons de découvrir des idées pour vivre la sobriété heureuse au quotidien. Avec en bonus, des possibilités pour la prolonger lors de vos sorties outdoor.

La sobriété heureuse, c’est quoi ?

Pierre Rabhi, paysan et écrivain, pionnier de l’agriculture écologique, pose en nécessité absolue de repenser une vie plus modérée. Notre civilisation “hors-sol” s’est complètement déconnectée de la nature et de son rythme, en prenant le train inarrêtable du travail et de l’argent, tracté par la locomotive de la croissance et de la consommation. Wow, c’est vrai que dit comme ça, on est loin du Bernina Express, ce petit train qui traverse les paysages alpins à 35km/h. C’est plus le Transperceneige de Rochette. L’idée de la sobriété heureuse est donc de sauter du wagon de la croissance infinie pour se reconnecter au temps et à la terre. C’est la volonté de vivre plus simplement et d’agir en accord avec ça.

On y va !

Le retour à la terre

Selon Pierre Rabhi, notre civilisation est sortie de son environnement originel et l’idée de ce retour à la terre est de faire connaissance avec la nature pour mettre fin “aux dommages considérables qu’on lui inflige”. L’autre effet de ce retour aux sources est d’apaiser les mœurs. Moins de stress, moins de fatigue. Ce chemin vers la nature est donc primordial pour retrouver simplicité et bonheur dans nos vies. Commençons par notre plante de bureau. Apprenons à comprendre ses besoins (lumière, eau…). C’est un bon premier pas. Enfin, cultivons notre jardin – ou notre jardinière – nous aidera à redécouvrir le rythme de la nature et des saisons. 

Miam, c’est bon la terre

Chilo-tuto N°1 : Partons en randonnée avec des experts de la nature. La compagnie d’un marcheur-cueilleur ou d’un naturaliste nous aidera à identifier les animaux, les herbes, les fruits. Ils sont bien là autour de nous, à nous de mieux regarder rien qu’en marchant dans les bois !

L’éloge de la lenteur

Tout s’est accéléré. La communication, internet, l’information. Nos jobs et nos déplacements. Si ce n’est pas instantané, c’est trop lent. À cette vitesse dit Pierre Rabhi, notre champ de vision rétrécit et nous ne voyons plus ce qu’il y a autour de nous : les gens, un paysage, un détail. C’est comme descendre une piste noire tout schuss. Demandons-nous ce sur quoi vous pouvons nous permettre de décélérer un peu. Pour aller plus loin, trouvons une activité qui nécessite du temps et votre attention complète – faire un puzzle ou tricoter un pull islandais – et astreignons-nous à le pratiquer un peu tous les jours.

On a dit s’asseoir et observer ! ©Jérémie Villet

Chilo-tuto N°2 : L’observation des animaux, seul ou avec un naturaliste, redéfinit complètement notre rapport au temps. En affût, la patience est maîtresse de tout et le rythme de la nature prévaut à celui de l’Homme. S’asseoir et observer. Et ça fait du bien !

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Le minimalisme

On consomme davantage par réflexe que par nécessité. Notre moto : “vivre mieux avec moins”. L’idée centrale est de redonner de l’importance aux choses essentielles, aussi bien chez soi que dans sa tête. Pour cela, il faut faire de la place. Commençons par nous débarrasser des choses dont nous ne nous servons pas ou peu. Et ça va faire du tri ! Le plus simple est souvent de commencer par le dressing. Le système de Courtney Carver, le “333 project”, qui consiste à ne conserver que 33 items de votre dressing pendant 3 mois, peut vous guider dans votre approche du minimalisme. De façon plus générale, faisons un tour dans nos tiroirs et mettons de côté tout ce que nous n’avons pas utilisé depuis un an. Et demain nous serons tous prêts pour habiter dans une tiny-house !

Il en faut peu pour être heureux ! ©Brian du Halgouet

Chilo-tuto N°3 : Ce principe se retrouve dans la pratique du bivouac et du bushcrafting. Ces deux modes de micro-aventure invitent à s’équiper moins mais mieux et surtout à fabriquer une partie de ses équipements avec ce que l’on trouve dehors.

La déconnexion

Nous avons quelques idées pour réussir au quotidien notre stratégie de déconnexion. Mettre notre smartphone dans un seau d’eau de javel n’en fait pas partie. En revanche, nous pouvons désactiver nos notifications en sortant du bureau. Chez nous, nous pouvons également définir une place fixe à votre téléphone – afin de ne pas l’avoir à portée de main en permanence. En minimisant les alertes, les pushs, les notifications… moins de streess et moins de dérapages émotionnels ! 

Plus smart que notre phone

Chilo-tuto N°4 : Sans forcément aller jusqu’à vous isoler 6 mois dans une cabane en Sibérie, façon Tesson ; envisagez de partir un week-end en bivouac même l’hiver, avec des bouquins et… non pas votre smartphone ! Procurez-vous plutôt un téléphone (qui ne fait que téléphone) à l’ancienne pour rester joignable mais déconnecté.

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La mesure

De la sobriété oui, mais heureuse ! Il ne faut pas tomber dans l’excès inverse. C’est Pierre Rabhi qui le dit. La déconnexion ne nécessite pas de s’isoler du monde. Notre entrée vers une vie plus simple et plus heureuse doit se faire en accord avec nous-même. Pourquoi cette précision ? Parce que les changements que l’on opère pour tendre vers cette sobriété heureuse peuvent nous conduire à des paradoxes. Ces paradoxes peuvent eux générer de la culpabilité. Le “vivre plus simple pour vivre plus heureux” est une philosophie de vie qui doit créer du bien-être et pas l’inverse. Vivons donc la sobriété à notre rythme et le bonheur viendra de lui-même !

Doucement mais sûrement !

Chilo-tuto N°5 : Comme dans le quotidien, l’outdoor répond à ce principe de la mesure en toutes choses. Ignorez les sirènes du suréquipement, l’appel des grands projets d’aventure qui dépassent vos capacités et vos connaissances. La micro-aventure vous promet sobriété et bonheur à condition d’y aller à votre rythme.

Vous en voulez encore ?