Peut-on être écolo et avoir une CB ?

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Chez Chilowé, plus on passe de temps dans la nature, et plus on a envie de la préserver. Alors, on se lance plein de défis au quotidien pour réduire notre empreinte et continuer à crapahuter à travers les plus beaux paysages. Mais il y a un truc auquel on n’avait pas du tout pensé : notre argent. Et oui, il émet beaucoup de CO2 en notre nom dans notre banque : de l’ordre de 10 tonnes de CO2 par an en moyenne pour un·e Français·e. Vous n’y aviez jamais pensé ? C’est normal. On nous parle des déchets plastiques qui nous envahissent, de l’importance de limiter nos déplacements en avion et en voiture pour contenir le dérèglement climatique… mais on ne nous parle jamais de changer de banque. Et pourtant, c’est « le premier geste écolo » selon François Gemenne, un expert du GIEC : facile et très efficace. On vous explique pourquoi.

Houston, on a un problème

Commençons par la base. Les banques ont des rôles primordiaux dans l’économie : assurer les transactions financières, accorder des crédits pour financer l’économie, drainer l’épargne et la gérer en étant intermédiaire sur les marchés financiers. Mais pour savoir ce que les banques font avec l’argent que l’on met sur nos comptes bancaires et quels projets elles décident de soutenir, il faut s’accrocher ! Le fonctionnement des plus grandes banques françaises est tellement opaque qu’on a souvent l’impression de se retrouver dans le noir complet. 

Dîner au coin du feu en rando
Ça va être tout noir !

La première fois qu’on a entendu parler de l’empreinte carbone des banques, c’est quand on a rencontré les équipes de Green-Got. On pensait alors que c’était lié à leurs agences, leurs bureaux et leurs serveurs en ligne. Mais ça, ce n’est que la face émergée de l’iceberg. En réalité, ce sont les investissements et les financements que font les banques avec notre argent qui font exploser notre empreinte carbone. Or les banques sont tellement liées au secteur des énergies fossiles qu’elles ne veulent et ne peuvent pas l’abandonner et continuent donc à le financer.

Vers un monde à +4°C

BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE. Chaque année, les 4 plus grandes banques françaises émettent à elles seules 4,5 fois plus de CO2 que la France toute entière en raison de leurs investissements et financements dans les industries fossiles : gaz, pétrole, charbon. Et bim. Autrement dit, les plus grandes banques françaises contribuent à aller vers un monde à +4°C… avec notre propre argent. C’est qui les dindons de la farce ? C’est nous ! Si vous vous souvenez de l’Accord de Paris sur le climat signé en 2015, c’est à +1,5°C qu’on devrait s’arrêter. On est loin du compte !

Rando dans le désert espagnol
C’est chô, ça brûle…

Entre les banques d’un côté, et le charbon, le pétrole et le gaz de l’autre, on dirait bien que c’est l’amour fou. Pour les fans de chiffres : 12 500€ dans une des 4 plus grandes banques françaises, c’est 10 tonnes de CO2 dans l’atmosphère par an. Ça revient à dire que si l’on prenait en compte les émissions de gaz à effet de serre de notre argent, on doublerait notre empreinte carbone. Bisous. 

Faudrait-il planquer nos billets ?

Si notre argent à la banque est le problème, devrions-nous planquer nos billets sous l’oreiller ? On en était presque persuadé·e·s, sauf que c’est un peu trop facile (et pas toujours très pratique). Alors on brûle tout ? Non non non, l’argent peut aussi être très utile pour contribuer à des projets à impact. Si aujourd’hui notre argent à la banque est notre plus grande source de CO2, demain cela pourrait bien être notre plus grand levier d’action.

Bivouac face à un lac de montagne
Avec cette vue, qui aurait envie de décamper ?

Ce n’est donc pas l’argent le problème mais ce qu’en font certaines banques. L’argent est nécessaire pour construire notre transition et développer des infrastructures qui diminueraient nos émissions de gaz à effet de serre et donc limiter le réchauffement climatique (coucou +1,5°C). Ne nous mentons pas : il n’y a jamais eu autant d’argent sur cette planète (c’est même confirmé par le dernier rapport du GIEC), il ne va juste pas au bon endroit. L’enjeu est donc de rediriger les flux financiers. Facile !

Passer à l’action facilement

On jette nos CB par les fenêtres et on part vivre en autarcie au fin fond des Cévennes ? Ça nous a traversé l’esprit. Sinon, on peut déjà voir, à notre échelle, l’impact de notre argent dans notre banque actuelle. Première étape : demandons à notre banquier ou banquière ce que finance notre argent. Deuxième étape : calculons l’empreinte carbone de nos comptes bancaires sur ce calculateur en ligne. Alors, ça donne quoi ?

Rando bivouac
En avant, Guingamp !

Si le résultat vous plaît : appelez les pompiers au 18. Si le résultat ne vous plaît pas : changer de banque est une bonne solution. Après la vague des banques en ligne, bienvenue dans l’ère des banques éthiques : elles ont décidé de couper les vannes aux énergies fossiles et de financer la transition écologique plutôt que le dérèglement climatique. Parmi ces banques, il y a Green-Got. En seulement 2 mois de pré-lancement, Green Got c’est déjà : 

  • 5 000 personnes qui ont repris la main sur leur argent
  • 80 000m² de forêt primaire amazonienne préservés
  • 317 tonnes d’émissions de CO2 évitées grâce au financement d’énergies renouvelables

 

Article parrainé par logo Green-GotGreen-Got c’est une banque qui nous permet de contribuer facilement à des projets qui ont du sens pour nous, plutôt que de soutenir des investissements allant contre nos valeurs !
Vous en voulez encore ?