Vél’Hauts-de-France… Ça vous parle ? Pendant 4 jours, Sixtine et Nicolas accompagnés de Sylvain (et leurs mollets affûtés) se sont offerts une échappée belle à vélo en Hauts-de-France ! Grâce au guide Michelin « Les Hauts-de-France à vélo », direction une région aux forêts royales et impériales, aux villages médiévaux à faire rêver tous les férus d’histoire et surtout aux délicieuses pauses gourmandes et locales. Car oui, on découvre un patrimoine aussi riche en sucre que les pavés de Laon et on sympathise direct avec ses chaleureux habitants !
Ce topo en un coup d'oeil
- Gares les plus proches : Gare de Chantilly et Gare de Laon
- Une sacoche de vélo ou panier pour les affaires
- Vêtements confortables et respirants
- Un imperméable/coupe-vent
- Casquette, lunette de soleil et crème solaire
Jour 1 : de Chantilly à Compiègne
Voir cette publication sur Instagram
À peine sortis du train, direction La Scandibérique – EuroVelo3 qui emprunte une partie de la Boucle de l’Oise. On récupère nos montures chez Bobebike, puis on commence par une scène digne de carte postale avec la découverte du château de Chantilly à vélo mais pas tous seuls ! On embarque avec nous Antoine, notre super guide. Avec lui, on longe les allées ombragées, on admire quelques œuvres d’art tels des gamins dans une aire de jeux (c’est qu’ils avaient du talent à l’époque). Nouvelle anecdote à sortir en soirée : Saviez-vous que l’invention de la crème chantilly est souvent attribuée à tort aux cuisines du château de Chantilly ? Et non ! Le cuisinier Vatel n’a rien à voir là-dedans ! (Mais on adore quand même).
Pour compléter le petit déjeuner avalé rapidement de bon matin, nous avons dégusté la célèbre crème Chantilly au restaurant le Hameau, situé dans le parc du château. C’est un peu un moment hors-du-temps dans un lieu d’exception, on profite de chaque coup de pédale pour découvrir les lieux avant notre prochaine étape.
Pause gourmande à la brasserie de Senlis où Henri, notre hôte nous partage sa passion et ses anecdotes sur l’histoire de ses bières. Comme on est sages comme des images, on a même le droit à une visite de ses cuves où malts et houblons dansent joyeusement avant d’être mis en bouteilles et de partir en consommation.
Après avoir trinqué et englouti nos sandwichs, on remonte en selle direction l’Abbaye Royale du Moncel. Sur la route on traverse la forêt d’Halatte pour aller faire un coucou au poteau de St-Priest qui est notre point de bascule vers l’après-midi. Le saviez-vous ? Chaque forêt à son propre modèle de poteau, pratique pour savoir où on est (et où on va !). Le sentier nous mène entre les chênes centenaires jusqu’à une super star du cinéma. Dans toutes les vies que l’Abbaye a eues il y a notamment ses nombreuses participations au paysage cinématographique actuel comme dans le film Un long dimanche de Fiançailles ou Les Liaisons Dangereuses.
On finit par reprendre la route vers Verberie, un verre en terrasse nous attend au Park Nautic Verberie. Et une fois désaltérés, on arrive à Compiègne pile au moment de la golden hour sur les façades. Installation à l’Alfred Hôtel au bord de l’Oise, et promesse qu’on retrouvera bientôt nos lits ce soir. Puis on passe en mode cocktail dînatoire au bar de l’hôtel pour finir la journée en beauté. On valide leurs gourmandises veggie friendly et on trinque à cette première étape : royale !



Jour 2 : de Compiègne à Laon
Voir cette publication sur Instagram
Après un bon petit-déjeuner on est impatients de retrouver nos vélos. En selle, direction les ruelles de Compiègne. On découvre les petites pépites de la ville grâce à notre super guide Guliano. On longe la surprenante Allée des Beaux-Monts, avant de s’enfoncer dans l’immense forêt domaniale de Compiègne (15 000 ha tout de même), direction Saint-Jean-aux-Bois sous un ciel bleu à faire rougir la Côte d’Azur !
Mine de rien les visites ça creuse, on s’arrête à la Fontaine Saint-Jean qui ne propose que des plats de saison avec un maximum de produits du coin. Au menu : des asperges sublimement cuisinées et petite charlotte rémoise.
La peau du ventre bien tendue, on roule vers le château de Pierrefonds, un château de conte de fées, digne des films de cape et d’épée ! Il a été réinventé au XIXe siècle par l’architecte Viollet-le-Duc en personne et depuis il veille toujours fièrement sur la région. On retourne ensuite sur Compiègne (coucou au joli village du Vieux-Moulin) et en un coup de TER on se retrouve à Laon, pour rejoindre la chambre d’hôtes d’Éloïse où une petite douche et un micro sieste ne sont pas de refus. Le soir on rejoint le restaurant Le Parvis pour profiter de la vue sur la magnifique cathédrale de Laon avant de terminer la soirée dans les bras de Morphée.


Jour 3 : de Laon à Guise
Voir cette publication sur Instagram
On commence la journée en crapahutant dans la cité médiévale de Laon aux 83 monuments historiques, en montant dans la tour de la cathédrale, en découvrant les souterrains perchés de la ville. Accompagnés par notre guide du tonnerre Christelle, qui connaît une anecdote sur chaque pierre des remparts, des monuments historiques et des ruelles pavés ! On s’accorde une petite pause à la Confiserie Amandine pour goûter LA spécialité du coin : le pavé de Laon.
Ces petites dégustations nous ont bien mis en bouche et si on allait manger à Chamouille maintenant ? On prend la direction de l’hôtel du golf de l’Ailette pour mettre les pieds sous la table et reposer un peu nos mollets. Ici c’est étendue d’eau à gogo et plein d’activités à faire si on aime faire trempette.
Ici on ne va pas s’ennuyer : comme on est en plein dans une zone de migration des oiseaux, on s’élance sur la voie verte de l’Ailette pour aller s’accorder une session observation. On file ensuite voir l’Abbaye de Vauclair dont il ne reste que des vestiges, un côté brut, chargé d’histoire qui déborde de charme ! Un petit tour par le jardin de plantes médicinales puis la Caverne du Dragon, carrière souterraine transformée en abri pour les soldats lors de la Grande Guerre, située sur le Chemin des Dames, haut-lieu de la Première Guerre Mondiale. Puis, on quitte ces paysages vallonnés pour la Thiérache, on s’arrête dîner à Guise à la Taverne du Château, avant de rejoindre le Gîte du Familistère, un charmant gîte labelisé Accueil vélo, pour la nuit.


Jour 4 : à Guise et Marly-Gomont
Voir cette publication sur Instagram
Avant tout, pour ce dernier jour, c’est mission marché pour se dégoter des petites douceurs. Et quoi de mieux de bon matin, qu’un bon Maroilles ? La tradition ici, c’est de tremper notre petit Maroilles dans le café, alors après avoir dévalisé le producteur on file se chercher un bon café chaud. On profite de notre matinée pour visiter le Familistère de Guise et son musée : un palais social du 19è siècle et site incontournable de l’Aisne. Après ce shot de culture on retrouve nos vélos pour se lancer sur une petite partie de La Scandibérique – EuroVelo 3, qui nous mène jusqu’à l’Oise qu’on observe serpenter entre le bocage et les petits paysages verdoyants de la Thiérache.
Petit crochet par l’église fortifiée de Beaurain, une des plus belles églises fortifiées de la région, qui en compte plus de 60 dans ce petit coin de France frontalier avec la Belgique. Puis petite halte à la boutique Copains d’Thiérache qui propose pleins de produits locaux mais qui fait aussi location de vélos ! Soudain, que vois-je sur le GPS… On est juste à côté de Marly-Gomont ! Et si on se faisait un kiff ? Sur les recommandations de Kamini Nicolas, on se précipite alors vers le plus célèbre des petits patelins pour s’arrêter déjeuner à l’estaminet la Halle qui propose de succulents plats locaux et des bières du coin.
Les batteries pleines, une petite chanson dans la tête, on s’attaque à notre dernier monument de la journée l’église fortifiée d’Englancourt avant de rejoindre la gare de Laon pour clôturer ce séjour haut en couleur ! Finalement, on a vu du beau monde et du beau monument ! Et on dit «Merci les Hauts-de-France !» pour cette soif de connaissance et d’aventures qui est née sur ce territoire.

