Trois jours, deux nuits, et une bonne dose de curiosité : on est partis explorer Nantes, cette ville qui sait tout faire : régaler, surprendre, émerveiller et même réchauffer le cœur en plein mois de novembre (bon, pas les doigts, faut pas exagérer). Au programme : gastronomie en pagaille, ateliers gourmands, flâneries colorées, escapades médiévales, manèges mécaniques et virées à vélo au lever du soleil. Autant dire qu’on ne va pas s’ennuyer.
Ce topo en un coup d'oeil
Gare d’arrivée et de départ : Nantes
- Madeleine Café : à partir de 10 € pour un petit déj’ (possible aussi en version déjeuner)
- Déjeuner au Sain : à partir de 25 € pour un menu entrée, plat, dessert
- Atelier Capkao : 85 € par personne
- Nuit à l’Île Mystérieuse : à partir de 125 € la nuit pour un logement avec 2 chambres (peut varier en fonction de la saison)
- Dîner au Lab : 30 € le dîner avec une bière produite sur place
- Déjeuner à la Civelle : à partir de 35 € pour un plat + dessert
- Voyage en hiver : parcours gratuit
- Dîner chez Guindaille : environ 30 € par personne avec boisson (plats à partager)
- Navibus : gratuit les weekends ou 1,80 € en semaine
- Location de vélo chez Vélonomad : à partir de 35 €
- Atelier chez Delicatessaine : 65 € par personne
- Une gourmandise à toute épreuve.
- Un œil curieux.
- Une âme créative.
- Une envie de rencontre.
- Un créneau pour (déjà) prévoir de revenir ?
Jour 1 : Mise en bouche nantaise
On attaque cette aventure au Madeleine Café, haut lieu du chaï latte et du « tiens, je vais prendre un cookie pour accompagner mon cookie ». On fait le point sur le programme : ça s’annonce gourmand. Très gourmand. Beaucoup trop gourmand ? On verra ça plus tard.
- Où déjeuner ? Direction le centre-ville sous un grand soleil pour s’attabler chez SAIN, la contraction de Samuel et Josselin, deux frangins dont les légumes viennent tout droit de l’exploitation familiale. On mange divinement bien : des assiettes colorées, des saveurs qui dansent, et ce petit moment suspendu où on se dit : « Wow, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas aussi bien mangé ». Et bim, premier coup de cœur du séjour.
L’après-midi, on se dirige vers Capkao pour un atelier autour du chocolat. On est coachés par Nicolas Riveau, qui, comme Obélix (mais en version chocolat), a dû tomber dans la marmite étant petit : tout paraît simple quand il façonne cette belle et délicieuse matière. Nicolas, champion de chocolat et pédagogue hors pair, a gagné le premier prix Charles Proust au Salon du Chocolat ! Il nous apprend à fabriquer des mendiants et même des boules de Noël avec des surprises à l’intérieur. On découvre que le chocolat, c’est un peu un art vivant : il réagit, il évolue, il brille… et nous, on essaye de suivre.
- Où dîner ? On file au LAB, ancienne huilerie métamorphosée en brasserie artisanale. Houblon qualitatif, bons vins, plats végé à tomber, ambiance « on est pas bien là ?». C’est le chef Diego Cortes qui nous concocte ces petites merveilles à déguster sur le pouce. On se goinfre, sans regrets aucun, parce que c’est de la recherche scientifique !
- Où dormir ? On termine la journée dans L’Île Mystérieuse, un logement insolite avec une ambiance de cabane poétique. Un salon forêt, une balançoire au milieu, un lit-nid dans une chambre à l’étage… Un logement idéal pour faire de doux rêves façon Capitaine Nemo ! On y restera pour toute la durée de l’aventure (et plus si affinité).








Jour 2 : Entre histoire, couleurs et petites douceurs
Le matin commence par une présentation de produits typiquement nantais chez ABC Terroir : confitures de muroise (le croisement entre la mûre et la framboise, c’est un vrai fruit qui existe seulement dans la région), petits beurres artisanaux fabriqués localement… Bref, le genre de boutique où on entre en disant « on regarde juste » et on ressort les mains pleines.
On passe ensuite un long moment au château des Ducs de Bretagne, plongés dans l’histoire de Nantes. Salles après salles, on découvre une ville marquée par de multiples périodes, transformations, influences. On apprend un paquet de choses, mais surtout : on réalise qu’on pourrait passer la journée entière ici sans s’ennuyer.
- Où déjeuner ? On prend le Navibus direction Trentemoult, petit village de pêcheurs devenu bulle colorée et hors du temps. À La Civelle, on savoure un déjeuner parfait : produits locaux, carte de saison, vue sur Loire qui fait du bien à l’âme. On est repus, mais prêts pour la flânerie.
On déambule dans les ruelles multicolores. Un habitant nous raconte que si ce petit village est si coloré, c’est grâce à une tradition. À l’époque, les pêcheurs du coin peignaient leurs volets avec les restes de peinture des bateaux. Ici, on ne « visite » pas : on se laisse simplement porter. On flâne, on s’arrête, on observe et on respire. Le bonheur simple, celui qui ne coûte rien.
À la tombée de la nuit, on rejoint une visite guidée du Voyage en hiver. Sculptures lumineuses, œuvres éparpillées dans la ville, musique, chorale, marchés… Nantes se transforme en carte postale féérique. On retrouve nos yeux d’enfants, et ça fait un bien fou.
- Où dîner ? On finit en beauté chez Guindaille, un néobistrot comme on les aime : tapassiettes à partager, goûts audacieux, ambiance chaleureuse. Il paraît même que le restaurant accueille de temps en temps des DJ sets et expos ! On reviendra pour voir ça.






Jour 3 : Matin givré, mollets échauffés
Ce matin, il fait 0 degré. Zéro. Le genre de froid qui te fait reconsidérer tes passions dans la vie. Mais bon, on a entendu dire qu’un bon coup de frais au réveil, c’était bon pour la circulation. Alors on s’emmitoufle et on part explorer les alentours.
On commence notre épopée à bord du Navibus pour traverser la Loire et accoster à Trentemoult. Là, on rejoint Simon de Velonomad, qui nous remet deux vélos électriques ultra-équipés. Concept génial : tu loues où tu veux, tu rends où tu veux. Nantes → Brest ? Possible. Tour complet du monde ? Pas encore, mais on y croit !
On traverse la campagne givrée sur une vingtaine de kilomètres jusqu’au Pellerin. On emprunte d’ailleurs une portion du parcours de l’Estuaire : une belle balade qui file jusqu’à Saint-Nazaire où l’on peut voir les fameuses œuvres du Bateau Mou et de la Maison dans la Loire. Les rayons du soleil se frayent un passage dans la brume, l’herbe craque et nos nez sont gelés, mais qu’est-ce que c’est beau ! On pédale, on s’émerveille, et on oublie que nos orteils se sont fait la malle.
Arrivés au Pellerin, on a oublié nos brassards, alors on privilégie le passage de la Loire en bac, vélos compris : on adore. Puis on pédale jusqu’à Nantes sur l’autre rive sous un ciel bleu éclatant. Retour des vélos auprès de Simon, merci les destriers, on vous a aimé très fort.
- Où déjeuner ? Après l’effort, la récompense ! Direction la crêperie de La Grue Jaune pour refaire le plein de calories ! Cédric, le maître des lieux, nous accueille avec galettes, crêpes, chaleur et beurre salé. On revit. Le nom de ce café-crêperie-boutique vient d’ailleurs d’un clin d’œil à la fameuse grue Titan qui trône au loin.
Parce qu’on ne pouvait pas terminer notre séjour nantais sans une dernière note gourmande… direction Delicatessaine pour un atelier pâtisserie engagé et responsable. Ici, on découvre un duo aussi complémentaire que surprenant : Sabrina, naturopathe passionnée de bien-être, et Grégory, chef pâtissier formé dans le haut de gamme. Tout est parti du moment où Sabrina, en quête de douceurs créatives mais saines, a lancé un défi à Grégory : imaginer des pâtisseries « vivantes », moins sucrées et faites uniquement d’ingrédients naturels. Le chef s’est pris au jeu, et ensemble ils ont créé une pâtisserie engagée où gourmandise et conscience cohabitent enfin. Résultat : des gâteaux beaux, bons, responsables… et qui n’oublient jamais d’être délicieux.
Avec Grégory, on réalise trois tartelettes chacun : chocolat, citron, agrumes. Le genre de dessert qui te fait dire « ok, je mange bien trop souvent, mais j’ai raison ».
Après trois jours à manger, pédaler, rêver, flâner et s’émerveiller, on repart le cœur léger et le ventre bien rempli. Nantes nous a offert une parenthèse pleine de douceur, de couleurs et de créativité.
















