C’est vrai, Valenciennes n’est pas la ville la plus citées des top 5 des desti outdoor et pourtant… ce week-end va faire mentir les stats. Nichée à la frontière franco-belge, la cité du Hainaut déroule aujourd’hui des kilomètres de voies vertes, des forêts de feuillus trop peu connues, et les eaux calmes de la Scarpe et de l’Escaut offrent un terrain de jeu que les locaux gardent secrets. Si on ajoute à ça le fameux « acceuil du nord » qui fait toute la réputation des locaux, on ne peut plus attendre : il faut qu’on aille rencontrer Valenciennes par nous-même. Alors, on enfile notre imper et notre cuissard de cycliste, et on file à la découverte de cette perle du nord.
Ce topo en un coup d'oeil
Gare la plus proche : Valenciennes (à moins de 2h de Paris)
- Chez Mathilde : 73€ la nuit par personne
- J’ai du Bowl : menu à partir de 17,50€ par personne
- Chez mon Vieux : menu à partir de 26,50€ par personne
- Le Camel à Léon : menu à partir de 21€ par personne
- La Mezzanine : menu à partir de 13,50€ par personne
- Brut Sandwicherie : menu à partir de 10€ par personne
- Balade en voilier : 30€ par personne
- Location de vélos : 20€ par personne
- Crème solaire, lunettes de soleil et casquette pour la sortie en voilier et la sortie vélo
- Manteau de pluie et parapluie, la météo est encore incertaine au début du printemps
- Sac à dos pour la sortie en vélo afin de transporter de l’eau, de la crème solaire, un pique-nique et un manteau de pluie.
Jour 1 : Valenciennes entre voilier, marché et vieille ville
En à peine plus de temps qu’il en faut pour épeler imbernaquer (comprenez s’embrouiller pour les sudistes), nous voilà déjà arrivés aux portes de Valenciennes. Depuis Paris, c’est à moins de 2h en TGV, sans changement aucun ! Grâce à nos gambettes aussi fraiches que le vent du Nord, on se laisse porter à travers les étales et dédales du marché de la place d’Armes. Ici, bouchers, primeurs, fromagers et autres spécialistes font office de guides pour nous offrir un accueil olfactif dans le comté du Hainaut. Chacun a quelque chose à raconter : une anecdote, une blague et toujours une recommandation pour une prochaine étale. « La meilleure de toute la région, je vous dis ! ». Après cette première entrevue réussie avec les produits locaux, il est temps de savoir ce qu’ils ont dans le ventre.
- Où déjeuner ? Au restaurant J’ai du Bowl pour des bowls 100 % végétariens qui font dialoguer des produits du terroir dans des créations inspirées par la cuisine du monde. Commandez les yeux fermés le Bowl coco fusion : avec sa purée de lentilles corail au lait de coco et son kasha aux petits légumes, œufs mollets et cacahuètes. Cerise sur le gâteau : on s’offre une vue de choix sur le square Watteau et l’église Saint-Géry.
L’après-midi, on rejoint l’étang du Vignoble en 20 minutes à puis depuis le centre de la bourgade. Ici, on rencontre Mathéo, moniteur à l’école de voilier, skipper depuis 4 ans avec un seul objectif depuis tout petit : Le Vendée Globe. On embarque avec lui et son voilier sur les eaux impénétrables de l’étang. Au-delà des explications sur la création artificielle de l’étang, symbole du passé minier de la ville, Mathéo nous livre quelques anecdotes de marins plus renversantes les unes que les autres sur ses dernières courses en pleine mer. La deuxième partie de la navigation nous offre l’occasion de prendre la barre (mais pas le large) et de revêtir le k-way caractéristique de tout bon marin qui se respecte.
De retour dans l’Athènes du Nord, nos pas nous emmènent vers la plus vieille bibliothèque de la ville : La bibliothèque des Jésuites. Dans un décor feutré du XVII ème et XVIII ème siècle, les amateurs d’art et d’histoire vont s’émoustiller devant les quelques 50 000 livres anciens et les peintures au plafond. Des visites gratuites sont d’ailleurs organisées tous les samedis à 14h. Pour les autres jours, un accès libre est possible sur demande.
- Où prendre l’apéro ? Pour nous faire frétiller les papilles, direction Au Petit Béret, là où les planches à partager sont toutes aussi chaleureuses que les tenanciers.
Bonus : Quand les animaux crépusculaires retournent dans leur nid douillet, au Petit Béret devient l’un des bars les plus branchés de la ville, au grand bonheur des oiseaux de nuit.
Où dîner ? On file Chez mon vieux, qui porte bien son nom. C’est le repaire idéal pour tous les nostalgiques des repas de famille chez papi. On recommande le ch’tit parmentier (hachis parmentier à la carbonnade flamande et au maroilles). Ne prévoyez rien de sportif derrière ! - Où dormir ? Direction Maison Mathilde pour s’offrir une nuit dans l’ancienne demeure de l’archevêque de Cambrai en plein cœur du centre historique. Ici, c’est … Mary qui nous accueille les bras ouverts et nous fait visiter les lieux. Chaque recoin de la maison a une histoire que Mary nous raconte avec passion. À deux pas d’ici se dresse d’ailleurs un autre monument : la maison de naissance de Jean Mineur. Pionnier de la publicité au cinéma et inventeur du fameux « Petit Mineur » qui orne encore les écrans des salles du 7ème art.







Jour 2 : Sortie vélo sur les traces de l’épopée minière
Nos pique-niques bien en poche, on prend la direction du port de plaisance pour une partie de jambe en selle avec la Boucle Un’Escaut. Au programme, 33 kilomètres nous attendent pour découvrir les trésors de la région entre terrils, cités minières, voie verte et anciennes gares. Pour connaître le comté du Hainaut comme un pur Valenciennois, on monte en haut du terril surplombant la ville et la fosse Ledoux, vestige d’une extraction minière passée.
Conseils : Les bornes sont parfois absentes du parcours, il faut penser à jeter un coup d’œil régulier au GPS ou à la vieille carte du territoire pour les plus puristes d’entre nous.
- Où déjeuner ? On chope des sandwichs chez BRUT et on file les déguster au site de l’UNESCO Chabaud Latour. Derrière BRUT, il y a Alexis, un passionné passionnant qui a créé des sandwichs artisanaux variés à base de produits locaux. En contemplant les environs, on s’offre un voyage bien local avec le sandwich « Mortabelle » qui sublime la star (presque) locale : la mortadelle, bien aidée par des acolytes du nom de straciatella et de basilic.
Dans le parc naturel, les voies vertes ont remplacé la ligne de chemin de fer qui transportait l’or noir du XIX ème siècle d’une ville à une autre. Et non, il ne s’agit pas d’une avalanche de tuiles au chocolat noir mais bien de charbon pour les récalcitrants aux cours d’histoire. Bien aidés par nos coups de pédales, on découvre l’ancienne gare des Houillères de Fresnes-sur-Escaut puis les terrils de la Bleuse Borne d’Anzin avant que la Cité des Congrès ne nous tende de nouveau les bras.
- Où dîner ? Au Camel à Léon. Ici les cartes à rallonge n’ont pas franchi le seuil de la porte à rebours des saveurs succulentes de nos cannellonis aux aubergines et champignons.
- Où dormir ? Avant de rentrer à notre camp de base s’enfoncer dans les bras de
MathildeMorphée, on se laisse bercer par la promenade des arts. Ce parcours lumineux de 1 km met les bouchées doubles pour faire briller l’architecture de la ville sous les lueurs des « blue moons », ces lanternes bleues en verre soufflé, véritables phares du Nord.





Jour 3 : Parcs et musée à ciel ouvert
Notre dernière journée débute sous le soleil du parc centenaire de la Rhônelle. Ce jardin « à l’anglaise » met à l’honneur des tulipiers, des ginkgos et autres hêtres. Nous voilà à présent au parc des prix de Rome qui récompensait jadis les meilleurs artistes avec un aller simple pour la Ville Éternelle. Comme un symbole, le parc abrite un amphithéâtre en plein air accueillant des concerts à la belle saison. Il se pourrait bien que Valenciennes revoie nos frimousses bien plus tôt que prévu.
- Où déjeuner ? La Mezzanine. C’est le spot idéal pour bruncher ou déjeuner dans une ambiance
vaderétro. Avec sa vieille machine à coudre, ses anciens patins à roulettes et ses jeux de société, le décor sort tout droit d’un film réconfortant du siècle passé. Les bagels au saumon et le thé fait maison vous donnera envie de poser vos valises dans le nord.
Après une nouvelle balade à deux pas du beffroi, il est temps de dire adé (au revoir) à notre aventure valenciennoise, la larme à l’œil mais le sourire en coin. On reviendra !
On est venu pour l’aventure, on est resté pour la chaleur des gens du coin. Partez avec nous pour 3 jours de vélo, de voilier et d’amour pour les paysages du Nord avec un grand N.








