Quand on voyage à vélo sans enfant, on peut se permettre d’arriver en sueur à 23h30, manger un paquet de chips en guise de dîner, repartir le lendemain avec les mollets en feu et le sourire aux lèvres. Avec des minis, c’est une autre histoire. Et pourtant, bonne nouvelle : le voyage à vélo en famille est bien plus simple qu’on ne l’imagine. On a demandé aux parents les plus aguerris de la commu Chilowé de partager leurs meilleurs conseils de bikepacking en famille. Configuration, distances, matos, itinéraires, où dormir, comment les occuper : tout y est. Alors on change de braquet pour éviter le coup de pompe !
Voyager en famille à vélo
On pourrait croire que partir à vélo avec des enfants est plus compliqué à organiser et vivre qu’une rando ou qu’un bivouac. En réalité, c’est souvent l’inverse. Le voyage à vélo coche beaucoup de cases : simplicité logistique, confort pour les enfants, liberté totale, super capacité d’adaptation… et un vrai sentiment d’aventure sans partir au bout du monde.
Premièrement, vous ne portez rien sur le dos. Tout est sur le vélo : le matos, la popote… et surtout les enfants (et un peu de charge mentale aussi ne nous mentons pas…). Contrairement à la rando, les enfants sont bien installés en remorque ou en vélo suiveur. Ils peuvent dormir pendant les siestes, observer le paysage et grignoter tranquillement. Il a bon dos le vélo !
Tout beau, tout slow, le rythme du vélo est aussi particulièrement adapté aux familles : assez rapide pour que le paysage change, assez lent pour s’arrêter quand on veut pour observer un animal, cueillir des mûres ou improviser une baignade.
Enfin, côté budget, c’est l’une des façons les plus économiques de voyager en famille : peu de frais de transport, campings abordables et pique-niques au programme. Encore une astuce radin-malin de tonton Chilo !
Les cyclistes en herbe attirent une sympathie partout où ils passent. Les gens s'arrêtent, discutent, proposent un verre ou un coin de jardin. Le vélo ouvre des portes et réchauffe les cœurs. Sésame, ouvre-toi !

Choisir la bonne config’
Remorque, siège arrière, vélo suiveur, vélo autonome… on dirait qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise situation configuration. Tout dépend de l’âge de vos enfants, de la durée du voyage et de votre style. Attachez vos ceintures, voici un tour d’horizon des principales options.
La remorque vélo
La solution reine pour les familles avec des minis tout minis, dès 6 mois avec un hamac adapté et jusqu’à 5 ans environ. Confortable pour dormir, elle protège du vent et de la pluie, permet de transporter une quantité impressionnante de matos et se transforme en poussette pour les balades à l’étape. Son seul vrai défaut : elle ajoute du poids, surtout en montée, et peut se révéler encombrante sur certains passages.
- En résumé : la configuration idéale pour les voyages de plusieurs jours, y compris avec des bébés.
Le siège vélo arrière
S’adresse aux enfants de 9 mois à 4 ans. Plus léger et facile à installer qu’une remorque, il offre l’assurance de discussions endiablées avec votre lardon… mais aucune possibilité de sieste (ou alors vraiment acrobatique) et zéro rangement.
- En résumé : parfait pour des balades à la journée ou des week-ends courts, moins adapté aux longues distances.
La selle avant type Shotgun ou Mac Ride
Elle transforme votre vélo en vrai poste d’observation pour l’enfant de 2 à 5 ans. Si les moments de complicité seront légion, en revanche, elle laisse peu de place pour les bagages et se révèle fatigante sur longue distance.
- En résumé : en complément d’une remorque, pour alterner les positions au fil de la journée.
Le vélo suiveur ou follow-me
C’est le compromis idéal pour les enfants de 4 à 7 ans qui commencent à pédaler sans être tout à fait autonomes. L’enfant pédale quand il en a envie et se laisse tracter quand il fatigue, ce qui est valorisant et rassurant à la fois.
- En résumé : moins adapté aux chemins techniques et nécessite un vélo enfant compatible.
Le vélo enfant autonome
Entre en jeu à partir de 6 ans, sur voies vertes uniquement, avec tout ce que ça implique de fierté et d’accomplissement.
- En résumé : les étapes doivent rester courtes, les itinéraires bien balisés et les parents bien… patients. Des parents quoi !
Combiner plusieurs configurations
Bonne nouvelle : on n’est pas obligé de choisir une seule solution pour tout le voyage. Beaucoup de familles alternent plusieurs configurations.
- Remorque + selle Shotgun pour alterner repos et moments fun
- Remorque + vélo enfant pour les enfants qui commencent à pédaler
- Vélo suiveur + vélo autonome pour les plus grands
Mixer les config', c’est même souvent la meilleure solution, car les enfants se fatiguent vite, ont besoin de varier les positions et aiment parfois pédaler… puis arrêter cinq minutes plus tard.

Quelles distances prévoir
C’est THE question qui fait toute la différence entre un voyage dont on rentre soit avec des étoiles, soit des larmes plein les yeux… La règle numéro uno : prévoir des étapes raisonnables et s’y tenir. Dis Jamy, « raisonnable » ça veut dire quoi ? Eh bien tout dépend de l’âge de tes minis Fred ! Indice : toujours un peu moins que ce que votre ego vous souffle au départ.
Avec un bébé en remorque (moins d’un an), surprenant mais vrai : c’est là où on peut aller le plus loin. Les enfants ne marchent pas encore, passent beaucoup de temps à dormir et supportent bien les longues journées… à condition de faire des pauses régulières. Comptez entre 50 et 70 km par jour sans forcer. Mathieu ne s’attendait pas à « autant de calme dans la remorque pendant les premiers mois. C’est finalement l’âge où on a le plus roulé sans encombre. »
Avec un enfant qui gambade mais ne pédale pas encore (1 à 4 ans), revoyez les distances à la baisse : entre 20 et 50 km par jour. C’est souvent la phase la plus exigeante. Ils ont besoin de bouger, de courir, de s’arrêter souvent. Les pauses sont fréquentes et incompressibles. Marion, partie avec Gabin (4 ans) pour une boucle de 4 jours de Soulac à Royan, s’arrêtait « à peu près tous les 5 km pour regarder le paysage et se faire surprendre par des animaux sauvages ».
Avec un enfant qui pédale, comptez 20 à 30 km par jour maximum. Même s’il est motivé, l’énergie fluctue vite. Il faut garder des étapes courtes et ludiques.
La règle simple à retenir :
- Remorque : 40 à 60 km/jour
- Enfant qui pédale : 20 à 30 km/jour
Les kilomètres ne font pas tout, le dénivelé et le vent comptent autant, voire plus. Bertille et Florent, partis avec Octave (1 an) le long des côtes bretonnes, l'ont appris à leurs dépens : « plus d'une heure de trajet avec le vent marin dans la tête, c'est... un peu trop long ! »

Comment trouver l’itinéraire parfait ?
Le meilleur itinéraire, ce n’est pas celui qui chope le plus de kudos sur Strava mais plutôt celui où tout le monde prend du plaisir du début à la fin. Quand on voyage à vélo avec des enfants, on essaie de limiter au maximum le partage de route avec les voitures. Un itinéraire idéal en famille, c’est avant tout un itinéraire sécurisé et de préférence plat. Le dénivelé, souvent sous-estimé, compte bien plus que les kilomètres, surtout quand on tracte une remorque chargée. Regardez toujours le profil altimétrique avant de valider un parcours.
La bonne nouvelle : la France est l’un des pays les mieux équipés en voies vertes et véloroutes. Souvent, ce sont des itinéraires avec peu ou pas de voitures, très peu de dénivelé, des pistes larges et roulantes ainsi que des infrastructures adaptées (points d’eau, aires de repos, campings).
Répartis en étapes à piocher sans modération, voici quelques itinéraires particulièrement adaptés aux familles. :
- La Vélodyssée : la côte atlantique du Nord de la Bretagne aux Pyrénées, très accessible et bien balisée
- La Loire à Vélo : plat, jalonné de châteaux et de campings, idéal pour un premier voyage
- La ViaRhôna : de Genève à la Méditerranée, le long du Rhône et majoritairement en « descente ».
- Le Canal du Midi : ombragé, sans voiture, parfait avec de jeunes enfants
- L’EuroVelo 6 : pour les familles plus aguerries, de l’Atlantique à la mer Noire
Pour planifier tout ça concrètement, quelques outils font vraiment la différence. Komoot est probablement l’un des plus complets : il permet de construire son itinéraire étape par étape avec un profil altimétrique détaillé, indispensable pour anticiper les montées avant de partir. Geovelo est lui particulièrement utile pour trouver des itinéraires sécurisés et éviter les axes routiers fréquentés. Enfin, France Vélo Tourisme recense les cartes officielles de toutes les véloroutes françaises.
Pensez à repérer les points d'eau sur votre itinéraire, indispensables avec des enfants. L'appli FreeTaps recense les fontaines publiques partout en France. Et si elle ne suffit pas, les cimetières sont une valeur sûre, ils ont presque toujours un robinet accessible.
La logistique train + vélo
- Les TER sont la solution la plus simple : les vélos voyagent gratuitement et sans réservation dans la plupart des régions. Les TER, ces héros de l’ombre 🫶
- Les Intercités demandent parfois une réservation selon les lignes.
- Le TGV est plus contraignant : les places vélo sont limitées, la réservation est obligatoire et les vélos doivent être démontés ou dans une housse. À anticiper bien à l’avance, surtout en haute saison.

Comment organiser les temps de trajet ?
Premier conseil : embarquez votre plus belle tenue de cirque (moulante), car il va falloir assurer chaque jour un numéro d’équilibriste avec option jonglage entre la météo, les siestes, les repas, les pauses pour ramasser un bâton et la fatigue de fin de journée.
Pour les enfants en remorque, la règle d’or est simple : on roule sur les temps de sieste. Une le matin pour les plus chanceux, une l’après-midi. En cas de forte chaleur, on adapte la sieste qui se fait à l’ombre des arbres et on repart quand les températures redescendent.
Pour les enfants qui pédalent, Benoît et Marine, partis avec Raphaël (5 ans), ont trouvé leur rythme : ils préfèrent « enchaîner un peu plus de la moitié du trajet le matin », ce qui leur permet de prendre leur temps l’après-midi et de multiplier les pauses si leur mini montre des signes de fatigue.
Enfin, « c’est bon de prévoir des jours off si besoin pour souffler ou même rester chez des gens qui nous accueillent », recommande Hubert, parti avec sa compagne et leur fille de 8 mois de Passau jusqu’à Budapest. Sur un long voyage, ces pauses ne sont pas un luxe, elles font partie du voyage.
Repérer à l'avance les parcs de jeux sur le trajet, prévoir un arrêt pique-nique bien long à midi et caler l'arrivée au camp de base pour l'heure du goûter.

Comment les occuper ?
Bonne nouvelle : les enfants s’ennuient beaucoup moins qu’on ne le croit à vélo. Mais pour les moments creux, voici une liste non exhaustive testée et approuvée par les parents de la commu, pour faire aimer un voyage à vélo à n’importe quel minot de moins de 8 ans (même les plus coriaces) :
Dans la remorque, quelques objets font des miracles. Une boîte à histoires ou une petite enceinte à musique, ça a fait passer le temps bien plus vite au petit Gabin. Des plaids en quantité, pour que les plus petits puissent s’allonger et piquer un somme en roulant, comme le mini de Marion (1 an et demi). Et Hubert a fabriqué un tapis de jeu maison avec une bâche pour l’étanchéité, des chutes de tissu, des jeux cousus dessus, à dégainer à chaque pause. Ingénieux et quasi gratuit.
Pour les enfants plus grands, les jumelles sont une valeur sûre. On peut aussi transformer le trajet en chasse aux trésors (chercher 10 animaux différents, compter les ponts, trouver la maison la plus bizarre du village). Ou encore sortir la carte bingo de la route : une vache, un tracteur, un château d’eau, une rivière, un chien… .
Enfin, selon l’âge, n’hésitez pas à leur confier de vraies responsabilités : vérifier la gourde, suivre la carte, annoncer les kilomètres restants. Les enfants qui se sentent utiles râlent beaucoup moins… Chilo les bons tuyaux !
La selle shotgun. Elle se fixe au cadre du vélo du parent pour alterner avec la remorque ou le vélo enfant pendant le voyage. « C'est un vrai poste d'observation pour eux. Elle permet aussi de partager des moments avec eux en roulant, de discuter, de rire, de transmettre, de profiter. », détaillent Benoît et Marine.

Quel matos les parents recommandent
Les remorques vélo
Les remorques vélo
Côté remorque, les parents de la commu Chilowé sont tous pro Thule. Marie ne tarit pas d’éloges sur la Thule Cross : « On la recommande à 200%. Elle nous sert pour tout, poussette, ski et vélo et on n’a jamais été déçus. Les sièges s’inclinent pour la sieste et les amortisseurs à lame sont vraiment efficaces. » Hubert, lui, a validé la Thule Lite pour un voyage avec un bébé, avec un conseil précieux : « Prendre le modèle 2 places, même si vous n’avez qu’un seul enfant, ça laisse de la place pour les affaires en masse. »
Benoît et Marine ont de leur côté opté pour une Thule Coaster XT achetée d’occasion. Le bilan est nuancé : « C’est très bien pour des balades, un peu moins pour du voyage. Après plusieurs sorties, notre remorque a rendu l’âme. Si c’était à refaire, nous choisirions un modèle plus haut de gamme, plus robuste et plus confortable pour notre enfant. » La leçon : sur la remorque, on ne fait pas d’économie sur la qualité.
Deux accessoires à ne surtout pas oublier : un drapeau de signalisation et une lumière arrière fixés sur la remorque pour être bien visibles sur la route. Et un antivol solide pour profiter des pauses sans stress.
Les casques vélo
Ici, pas question de faire des économies ou de recycler le vieux modèle trop petit récupéré chez la cousine de la soeur de tata. Sécurité avant tout ! Pas de casque, pas de vélo. Pas de vélo, pas d’palais. Pas d’palais…
Niveau rapport qualité-prix, Marie recommande le Btwin Bébé 500 XXS (44-49 cm) dès 8 mois, et le casque bol Btwin 520 XS pour les 2-3 ans. « Les casques doivent être confortables car en général les enfants ne veulent même pas les enlever pour manger à midi ! ». À l’inverse, pour les enfants qui cherchent à arracher leur casque à la moindre occasion, une astuce de Mathieu, parti en voyage avec ses jumeaux, on opte pour des casques tellement beaux et cools qu’ils ne voudront jamais les enlever. Les casques Abus Smiley font parfaitement l’affaire (team croco).
Pour les enfants
Au-delà du casque, quelques incontournables à ne pas oublier :
- Lunettes de soleil et crème solaire
- Coupe-vent léger et cape pluie pour la remorque
- Vêtements imperméables
- Gilet réfléchissant
- Couverture pour les moments frais
- Gourde
- Goûters faciles à attraper en roulant
Tous les parents de la commu recommandent d'embarquer un shelter ou un auvent léger même si vous ne dormez pas sous tente. Indispensable pour pique-niquer à l'abri !
Pour les parents
Côté parents, un cuissard confortable est l’investissement ultime ! Ne négligez pas ce point, au risque de le regretter au bout de trois heures de selle. Pour le reste :
- Sacoches étanches
- Gants vélo
- Lunettes de soleil
- Casquette légère à garder sous le casque
- Crème anti-frottements
- Kit pluie complet
- Bonus : un rétroviseur pour garder un œil sur ce qui se passe derrière sans se retourner en permanence
Que faire en cas de panne ?
Déjà la question ce n’est pas SI ça arrive, mais QUAND… La panne fait partie du voyage donc autant s’y préparer plutôt que de se retrouver au bord d’une voie verte à s’engueuler avec son +1 et deux enfants qui pleurent car ça n’avance plus. Le kit de base à toujours avoir sur soi : une chambre à air de rechange, des démonte-pneus, une mini pompe et un multi-tool. « Ça tient dans une sacoche et ça peut sauver une journée entière et éviter de looooongs détours chez un réparateur », recommande Mathieu, qui parle de vécu.
Mais le vrai conseil, c’est celui d’apprendre à réparer avant de prendre la route. En plus de ça c’est ludique et on peut le faire en famille ! Changer une chambre à air dans son salon un dimanche après-midi, c’est dix fois plus simple qu’en bord de chemin sous la pluie. Alors Go Go gadget au démonte-pneus !

Où dormir ?
Le choix de l’hébergement, c’est souvent ce qui fait la différence entre une bonne étape et une nuit compliquée. Avant de réserver, quelques questions simples à se poser : y a-t-il un endroit pour garer la remorque en sécurité ? Une prise pour recharger les batteries ? Une douche ? Un espace où les enfants peuvent jouer avec d’autres enfants ? Et le soir, est-ce qu’on sort la popote au réchaud ou on s’attable quelque part ? Autant de détails qui semblent anodins mais qui structurent vraiment le confort de la journée.
- Les campings restent la valeur sûre du bikepacking en famille : flexibles, abordables, faciles à trouver en dernière minute. Les campings municipaux en particulier méritent qu’on s’y attarde, souvent très bon marché, bien situés et calmes, ils sont parfaits pour une nuit sans chichi.
- Les gîtes et chambres d’hôtes offrent un tout autre confort : douche chaude garantie, vrai lit, souvent un espace cuisine. Idéal pour souffler après une étape chargée ou quand la météo a été difficile.
- Enfin, pour ceux qui veulent vivre le voyage à vélo à fond, il existe Warmshowers, un réseau mondial d’accueil gratuit entre cyclistes. Le principe : des hôtes proposent un canapé, une chambre ou un bout de jardin aux voyageurs à vélo. Les familles y sont particulièrement bien accueillies, et les enfants deviennent souvent le meilleur prétexte à discussion. En bonus : douche, machine à laver, recharge des batteries et conseils de locaux passionnés.
Le label Accueil Vélo est une excellente boussole : les établissements labellisés garantissent un local vélo sécurisé, un kit de réparation, la recharge des batteries et des conseils sur les itinéraires alentour.

Réserver à l’avance ou au jour le jour ?
Le monde du bikepacking en famille se divise généralement en deux catégories : ceux qui réservent à l’avance tous leurs logements en dur et ceux qui voyagent avec le matos de bivouac et bookent les campings le jour J.
La team « on réserve à l’avance »
Mise sur le confort et la sérénité : moins de charge mentale en arrivant à l’étape, plus de repos et des départs plus efficaces le matin. Benoît en est convaincu : « On a testé un week-end de 4 jours avec le matos de tente pour bivouaquer. C’est bien pour un petit trip, mais trop fatiguant sur la durée. » Quand on voyage avec des enfants, savoir où on dort ce soir-là, c’est déjà une victoire.
La team « on verra où on va »
Défend elle la liberté totale : pouvoir adapter le trajet en cas d’intempéries, de belle rencontre ou moins glam’ de gastro imprévue. « En général à midi, on regarde ce qu’il y a comme possibilité pour le soir en bivouac ou en camping », explique Marie. Une approche qui demande un peu plus d’énergie mais qui colle parfaitement à l’esprit du voyage à vélo.

Les erreurs à éviter
On apprend beaucoup sur le terrain… parfois un peu à ses dépens. Bonne nouvelle : la plupart des galères en voyage à vélo avec des enfants sont facilement évitables. Voici celles qui reviennent le plus souvent chez les parents de la commu Chilowé.
- prévoir des étapes trop longues
- faire un petit détour de 30km (lol)
- sous-estimer le vent
- emmener la moitié de la maison
- avoir trop d’attente la première fois
- vouloir répliquer un voyage que l’on a fait solo, en voyage famille

L’ultime conseil
Lancez-vous, ça va bien se passer ! Pour un premier voyage à vélo en famille, pas besoin de commencer par la traversée de l’EuroVelo 6 de Nantes à Belgrade (même si c’est canon). On vous recommande plutôt de démarrer par un format tranquillou au départ de chez vous : une après-midi, une nuit en dur, un matin. De quoi tester la résilience de tout le monde, évaluer les besoins de chacun, valider le matos, et surtout de ne pas paniquer si on a oublié de suivre un conseil lu dans cet article. Une fois rodés, vous pourrez commencer à faire les fous : partir sur plusieurs jours, embarquer la remorque dans le train, dormir à la belle étoile.
Et si vous avez encore un doute, laissez Marie conclure en beauté : « Ce ne sont pas les vacances les plus reposantes au monde, mais elles font partie de nos plus beaux souvenirs avec nos enfants. On gardera toujours en mémoire ces moments à vélo en famille, ce sentiment de liberté absolu, d’union complète et de temps passé dans la nature. »












