Sur le quai de la gare parisienne, on sent déjà l’air marin et la paella valencienne nous chatouiller les narines. Ça tombe bien, ça fait déjà plusieurs semaines qu’on ne pense plus qu’à cette escapade à Valencia depuis Paris. Grâce à un train quasi direct (un seul changement), on ne va pas se priver d’un bain de soleil en plein hiver le temps d’un week-end. Les tapas sont (presque) déjà sur le bout de langue et les lunettes sont dans la pocket. Allez hop, on ne réfléchit pas plus longtemps et on embarque direction Valencia pour un week-end clé en main depuis Paris. « Seguid al líder » comme on dit ici !
Jour 1 : street art et traversée nature
- Trajet la veille : départ depuis Paris Gare de Lyon à 7h42 pour une arrivée en gare de Valencia à 19h02 avec un seul changement à Barcelone. On vous l’accorde, 11h ce n’est pas le plus court, mais c’est surtout l’occasion de lire un livre (entier) sur Valencia, de se faire une grosse journée de télétravail ou de s’envoyer l’intégral d’Harry Potter. Au choix.
On commence l’aventure valencienne par une visite du cœur historique de la ville (ou la « Ciutat Vella » si on veut passer pour un local). Pépite d’architecture à base de ruelles étroites, d’immenses monuments et de petits patios cachés. Les anciennes portes de la cité nous rappellent que Valencia a une looooongue histoire derrière elle. Nos préférées, ce sont les Torres de Serranos. Si aucun jambon cru ne se trouvent derrière (malheureusement), elles valent tout de même un sérieux détour. Un peu plus loin, on se perd dans les quartiers street-art d’El Carmen, de Ruzafa, de Cabanyal et de Malilla. Si Valencia est l’une des capitales espagnoles de la discipline, on comprend très vite pourquoi.
- Où déjeuner ? Quoi qu’en disent les jaloux, la première chose à faire en Espagne reste de s’envoyer quelques tapas. Direction donc la Casa Montaña pour déguster les « clóchinas », une spécialité locale à base de petites moules.
L’après-midi, on se dirige au Parc de Cabecera, point de départ d’une épopée pas tout à fait commune pour une grande ville. D’ici jusqu’à la mer s’étend l’un des plus grands parcs d’Espagne : une large bande de 9 kilomètres de nature qui répond au doux nom de Jardins del Turia. Sur les bords de ce grand serpentin vert, on retrouve d’ailleurs tous les monuments principaux de Valencia. Les 18 ponts sous lesquels on passe donnent l’info (et nous aussi) que ces jardins étaient autrefois le lit du fleuve Turia qui traversait la ville.
- Où dîner ? Le challenge du weekend, c’est de trouver LA vraie paella valencienne. Et on va vous filer un coup de fourchette : visez la Casa Carmela, juste à côté de la plage.
- Où dormir ? Aux Apartamentos Barracart, proches de la mer mais surtout du restaurant (rabe de paella oblige).





Jour 2 : nez en l’air dans l’Albufera et orangers à la pelle
Au petit matin, on se réveille à l’aube pour partir plein sud direction le Parc Naturel de l’Albufera. À seulement quelques coups de pédales de Valencia, ce parc naturel protégé est un bijou de nature. Au milieu de celui-ci, on retrouve un grand lagon d’eau douce entouré de forêts de pins et de rizières. Il paraîtrait que c’est ici que la paella serait née. Mais bon, c’est un local qui nous l’a dit, alors on ne sait pas si ça compte… Le meilleur moyen de faire le tour de ce petit paradis calme et silencieux, c’est à vélo. Une boucle de 50 km pour 60 m de dénivelé positif (de la tarte). Il faura compter environ 3 h avec un rythme tranquille.
À lire aussi : 👉 Les 5 plus beaux GR® de Catalogne accessibles en train- Où déjeuner ? Il est temps de s’initier à l’Esmorzaret, un genre de petit-déj’ servi entre 9h et midi à base de spécialités locales. Pour valider l’initiation, on vous recommande le Bar Villaplana, un incontournable.
L’après-midi, on enchaîne sur un autre symbole de Valencia : les oranges. Dans les rues, impossible de faire 50 m sans tomber sur un oranger. Pour être précis, il y en a même 8 819 (merci à celui qui les a compté). On part donc direction Huerto Ribera, à 35 minutes en train depuis Valencia, pour découvrir un verger d’orangers. Ce manoir familial du XIXe siècle a beaucoup de choses à raconter, mais aussi à nous faire déguster : miel de fleur d’oranger, liqueurs, confitures et bien d’autres spécialités à base de « naranjas ». Un régal vitaminé pour les papilles.
- Où dîner ? Pour clôturer ce séjour en beauté, on n’a rien trouvé de plus espagnol qu’un dîner-flamenco. Deux heures et demie de bonne bouffe et de spectacle au rythme des castagnettes. N’oubliez pas de manger quand même, ça va refroidir !
- Trajet du lendemain : le train de 11h25 vous ramènera à la maison avec une arrivée à Paris Gare de Lyon sur les coups de 23h18. Comme à l’aller, un seul changement est prévu à Barcelone.
Pour un jour, pour un weekend ou pour toujours, Valencia est une ville intense bourrée de spécialités méconnues et de surprises. On espère que cet article vous aura donné envie de vous initier à la culture valencienne. De notre côté, on est à « ça » d’y retourner le weekend prochain !
















