Cet été, beaucoup d’entre nous ont été touchés de près ou de loin par les incendies. Le bilan rien qu’en Gironde : 42 000 hectares de forêts parcourus par les flammes, des centaines de milliers de personnes évacuées et 2 pompiers décédés en intervention. Et il y a un bilan qu’on ne peut en revanche pas faire c’est celui du tribut payé par la Nature. Combien d’habitats détruits ? Combien de morts et de blessés parmi les mammifères, les oiseaux, les insectes ou les batraciens ? Pour eux, pas de décompte officiel. Seulement des images d’animaux en détresse sortis des flammes ou errant dans des déserts de cendre. Une vision qui pince le coeur si fort qu’on croirait qu’un pouce et un index se cachent dans la cage thoracique.
Alors cette année, on a décidé de s’engager pour les animaux sauvages. On a sélectionné trois assos (même s’il y en a beaaaaucoup plus, tout aussi génialissimes) qui proposent des missions de bénévolat utiles, enrichissantes, apprenantes, souvent très cools et surtout qui ont forcément une antenne près de chez vous.
Dans les airs
En France, on a la chance d’avoir la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux). Elle existe depuis 1912 et a réussi au fil des années à fédérer un réseau très important d’antennes sur tout le territoire. Les besoins ne sont forcément pas les mêmes selon les antennes, mais voici les grandes missions pour lesquelles l’asso cherche régulièrement des volontaires.
Vous n’avez pas le temps
Il suffit d’un clic pour devenir adhérent de l’asso, mais aussi lui faire un don pour soutenir ses actions. Soit vous donnez pour toutes, soit vous choisissez celle qui vous tient particulièrement à coeur : sauver les pies-grièches ou protéger les busards par exemple.
Si vous possédez un jardin, une terrasse ou même un petit balcon, vous pouvez tout à fait créer un refuge LPO chez vous et ainsi augmenter la surface d’espaces préservés pour accueillir la faune et la flore sauvages. Par ici pour recevoir le kit.
Vous avez le temps mais pas de compétences spécifiques
Celles et ceux qui aiment observer la faune et la flore peuvent devenir bénévoles « naturalistes » et par exemple participer aux inventaires et comptages d’espèces, surveiller les nids d’espèces protégées en période de reproduction ou encore participer au baguage des oiseaux communs. Les personnes qui se sentent bien avec les mains dans la terre, trouveront leur bonheur chez les écovolontaires en participant à un chantier de préservation d’un site naturel ou encore restaurer des aménagements écologiques qui accueillent la faune et la flore sauvages. Quant aux amis des animaux, les centres de secouristes cherchent toujours des gens pour transporter les animaux blessés, entretenir les locaux ou à s’occuper des repas et du matériel.
« Il n’y a pas de temps minimum imposé par mois, tout dépend de la nature de la mission. Par exemple, l’écovolontariat demande une présence soutenue, parfois sur plusieurs semaines consécutives. Le secourisme en centre de soins, lui, nécessite une présence plus régulière pour assurer le suivi des animaux », nous indique la LPO
Par ici pour trouver une mission de bénévolat en fonction de votre département.
Vous avez le temps et un domaine d’expertise
La LPO recherche autant des personnes bricoleuses capables de construire des nichoirs, que d’autres avec un bon coup de crayon pour créer des affiches de présentation d’événements, que d’autres avec des compétences vétérinaires pour aider dans les centres de soins… Bref, des experts dans leur domaine.

Sur terre
L’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) se bat pour le respect de la vie sauvage depuis 1981. Parmi ses grands combats : la protection du loup, du renard, du blaireau et autres animaux qualifiés de « nuisibles ». Sa particularité, c’est d’avoir choisit de ne jamais recevoir de subventions publiques afin de conserver une totale liberté d’action. L’ONG ne peut donc compter que sur vous.
Vous n’avez pas le temps
Vous pouvez faire un don afin de financer ses actions, ses campagnes de sensibilisation, mais aussi ses actions juridiques. Vous pouvez également signer l’une des nombreuses pétitions lancées par l’association comme interdire le déterrage des blaireaux ou encore protéger les renards.
Vous avez le temps mais pas de compétences spécifiques
L’ASPAS recherche des sentinelles pour leurs Réserves de Vie Sauvage®, des espaces acquis ou labéllisés par l’ASPAS et laissés en libre évolution, c’est-à-dire sans aucune intervention humaine. Les sentinelles s’y rendent selon leurs disponibilités et de manière autonome pour surveiller tout événement particulier et en cas de rencontre avec des visiteurs, les sensibiliser aux règles de ces espaces.
Vous avez le temps et un domaine d’expertise
L’ASPAS a également besoin de personnes expertes d’une ou plusieurs espèces ou possédant des compétences naturalistes afin d’apporter les arguments nécessaires lors de ses recours devant la justice. Les avocats avec du temps sont d’ailleurs également les bienvenus au service juridique de l’association.

Dans la mer
Qui a dit qu’il fallait forcément vivre au bord de la mer pour être un pirate ? Sûrement pas Sea Shepherd France. L’asso est connue pour ses coups de force en mer à la défense du monde marin contre la surpêche et le braconnage. Des antennes existent dans 11 villes de France, dont certaines où l’on ne trouve pas une goutte d’eau salée : Paris, Strasbourg, Lyon… 100 % indépendante des subventions de l’Etat, l’asso recherche du soutien tout au long de l’année.
Vous n’avez pas le temps
Vous pouvez faire un don. Sea Shepherd France s’engage à ce que 90% de celui-ci soit utilisé dans des campagnes d’action directe pour la protection des océans, à savoir : stopper les atteintes illégales à la vie marine, être lanceur d’alertes d’abus ou pratiques non éthiques ou encore sensibiliser l’opinion publique.
Vous avez le temps, mais pas de compétences spécifiques
Il est possible de rejoindre un groupe local près de chez soi dans l’une des 11 villes de France où se trouve une antenne. Ici, on fait écho des actions de Sea Shepherd France, on mène des actions de sensibilisation du grand public, on aide à lever des fonds et on peut aussi participer à des actions de nettoyage en lac ou en rivière.
Vous avez le temps et des compétences spécifiques
Sea Shepherd France lance toute l’année des missions de terrain en mer et sur terre. Sur les bateaux en mer, les personnes avec des compétences en navigation sont évidemment appréciées, mais il y a également besoin de photographes/vidéastes pour documenter les missions et de cuisiniers (vegan bien sûr) pour nourrir tout le monde.
Sur terre, l’ONG a également ouvert le premier centre de soin Sea Shepherd Rescue en Bretagne où l’on soigne des animaux en vue d’un retour dans la nature, d’une réhabilitation ou d’une sanctuarisation : une poignée de volontaires y travaillent régulièrement. Enfin, l’opération Mare Nostrum cherche toujours des plongeurs chevronnés bénévoles pour aller nettoyer les lacs et les mers des filets fantômes et autres déchets de pêche abandonnés. Par ici pour candidater à l’une de ces missions.

Bref…
Que vous ayez 5 minutes de libre par semaine ou rien de prévu sur les 36 prochains mois, un livret A rempli à ras ou un budget aussi serré qu’un noeud de vache : il existe une asso que vous pouvez aider.











