5 conseils (très) utiles pour partir à l’aventure avec ses marmots

Une famille sur un pont au dessus d'un ruisseau en montagne

Les habitudes, c’est comme les Pampers : il y a certains événements qui incitent gentiment à en changer. Rencontrer l’âme sœur par exemple ! Les copains sont souvent les premiers à faire remarquer les transformations que ça provoque : « Alors, t’as des papillons dans le ventre ? Tu viens plus aux soirées ? » Comment leur avouer qu’on préfère tout à coup ce qui se passe sous la couette ? À force de faire des galipettes, un troisième larron finit par montrer le bout de son nez. On est allé demander à des copains qui habitent dans les Alpes – Thibault Liebenguth et Marie de Petit Bivouac – ce qu’ils ont mis en place pour emmener leurs propres enfants un maximum dans la nature. Chez eux, je peux vous dire que ça crapahute sec tous les week-ends…

Pile vous faites la popotte, face c’est Maman qui s’y colle – ©Petit Bivouac

Commencez maintenant !

« Il va avoir froid, elle va mal dormir, ça va être trop long, on fera ça quand ils seront plus grands ». À chaque âge, il y aura une excuse pour ne pas emmener vos jeunes enfants crapahuter avec vous. Le pire, c’est qu’elle ne sera jamais bidon ! Ce qu’on a appris, c’est que si on les écoute trop on ne fait pas grand chose… C’est à nous les parents de laisser nos appréhensions de côté : elles ne dépendent que de nous.

Y’a un avant, et y’a un après – ©Thibault Liebenguth

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Parce qu’une fois qu’ils seront ados, les raisons de ne pas sortir seront d’une logique tout à fait différente mais pas moins implacable : « Il a peur de saloper ses Vejas dans la gadoue, elle assume pas de porter le sac à dos vintage de Papy, il n’y a pas d’électricité au refuge pour son portable, elle ne supporte pas le froid depuis qu’elle a un appareil dentaire etc. ». Commencez maintenant, tant que vous êtes aux commandes !

Faites des petits pas

Il y a un principe cher à la start-up nation, c’est de tester rapidement ses idées sans attendre d’avoir un produit parfait pour se lancer. Ça permet de mieux définir ce vers quoi on veut aller, mais surtout de prendre conscience de ses limites. Vous imaginez bien qu’avant d’emmener leurs deux enfants faire le tour de Madagascar dans un chariot tiré par des zébus, les parents Poussin sont allés tester quelques randos en famille autour de chez eux !

Pause Kit-Kat – ©Thibault Liebenguth

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Ne soyez pas trop ambitieux au début, d’autant plus que l’aventure commence au coin de la rue… Emmenez d’abord vos petits faire un tour en forêt, construisez une cabane, faites cuire des marshmallows sur un feu de camp puis embarquez-les sur un canoë, et finalement proposez-leur une première nuit sous la tente. Une fois qu’ils ont passé cette étape, dans la plupart des cas ils sont piquouzés à la micro-aventure… Bientôt, ils partiront sans vous !

Prévoyez un minimum

Si vous n’êtes jamais aussi efficace que dans l’urgence et l’improvisation, si prévoir vos vacances et vos week-ends à la dernière minute vous a toujours réussi… Pourquoi changer une équipe qui gagne me direz-vous ? Sauf qu’avec des enfants, c’est une autre paire de manches. Vous ne pouvez plus vraiment vous permettre de partir en montagne sans avoir vérifié si le refuge était ouvert et si c’était possible d’y faire réchauffer un biberon.

Réveillon du 31 en cabane ! – ©Thibault Liebenguth

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Apprenez donc à anticiper l’itinéraire que vous allez suivre, les endroits où vous pourrez vous ravitailler, les points de chute sur lesquels vous pouvez vous reposer en cas de coup dur etc. Pour notre première nuit en van avec nos filles par exemple, nous savions que si c’était la panique à 2h du mat’ nous étions à moins d’une heure de route de chez mes beaux-parents… Quels que soient vos projets, pensez à un Plan “B” (comme Bébé, pas comme Bérézina).

Mettez le paquet sur l’équipement

Ne sous-estimez jamais l’impact de la météo sur vos enfants : s’ils sont mouillés ou qu’ils commencent à avoir froid, c’est GAME OVER vous pouvez rentrer à la maison ! La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de mauvaise météo, il n’y a que du mauvais matos. Pour mettre toutes les chances de votre côté, commencez par foutre le paquet sur les affaires de rechange, il n’y en aura jamais trop !

L’amour brille sous les étoiles – ©Thibault Liebenguth

Ayez en tête qu’un enfant mal équipé est un enfant qui ne peut pas profiter… Il va être mouillé, il va transpirer, il va se les cailler : ça vaut le coup d’investir dans des fringues qui dure, quitte à le revendre sur Vinted ou Le Bon Coin (ça marche très bien) quand c’est devenu trop petit ! Misez à fond sur la qualité – même si ça a un coût – pour profiter au mieux de votre aventure en famille.

Lâchez-leur la grappe

C’est normal d’être flippette pour ses enfants ! Mais il n’y a pas de raison d’avoir d’appréhension particulière quand on les emmène dans la nature. C’est même un terrain de jeu qui se prête à un apprentissage rapide : croyez-moi, un marmot qui s’est piqué les doigts avec une bogue de châtaigne n’est pas près de recommencer ! Bien sûr, c’est mieux de passer sa ceinture noire de bobologie pour apprendre à réagir dans toutes les situations.

3 km à pied ça use ça use ! – ©Thibault Liebenguth

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Le plus difficile dans tout ça, c’est sans doute de leur lâcher la grappe et d’avoir confiance en leur capacité à comprendre et à s’adapter à un nouvel environnement. Typiquement, je n’en reviens toujours pas qu’à présent nos filles dorment mieux sous la tente que dans leur chambre !

Ne négligez pas la tambouille

C’est pas un secret, le moral de nos bambins se trouve dans leur gamelle… Que celui ou celle qui ne s’est pas retrouvé.e à gérer une mutinerie de loustics affamés en pleine rando me jette la première pierre ! Donc là aussi, si vous avez tendance à improviser il va falloir revoir un peu la copie.

Quand est-ce qu’on mange ? – ©Maël Balland

Prévoyez les sandwichs, demandez-leur ce qu’ils veulent dedans, ne faites surtout pas l’impasse sur le chocolat et offrez-leur une énorme glace à l’arrivée. En jouant avec leur bide, c’est tellement facile de se les mettre dans la poche et de les faire avancer !

Donnez leur les bonnes ref’

Avant qu’ils passent aux Snaps et à Twitch, faites-leur découvrir des histoires qui éveillent leur goût pour l’aventure et leur intérêt pour la nature ! Bien sûr il y a les bouquins, mais passé un certain âge il faut avouer que les écrans ont du bon… Voici quelques titres à mettre entre leurs mains de toute urgence.

  • Bouquins : Copains des Bois, Deux ans de vacances, les Robinsons Suisses, L’île mystérieuse.
  • Dessins animés : Le Lorax, Princesse Mononoke, Pocahontas, Ponyo sur la falaise.
  • Films : L’Ours, Belle et Sébastien, l’école buissonnière, Le dernier trappeur.

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Ne leur mettez pas la pression

Y’a pas le feu au lac !

Certains d’entre nous ont à cœur de former leurs marmots à devenir les futurs Mike Horn, Ellen Mac Arthur ou Kilian Jornet. Mais entre la crèche, l’école et les rythmes denses de la semaine, nos marmots sont déjà pas mal sous pression… C’est important de profiter du grand air pour prendre le temps d’être dehors, sans objectif particulier.

Mon papa, il veut que je sois Kelly Slater ou Jérémy Florès – ©Louis Hansel

L’enjeu, c’est de les divertir sans être dans la rapidité et la performance. Préférez la découverte de l’environnement traversé (faune et flore, histoire, botanique) à la performance physique (« Double ration de Danette pour le premier arrivé au col ! »). Si vous cherchez quand même un objectif à atteindre, la collection de trésors trouvés dans la nature (coquillages, bois de cerf, bogues etc.) marche à tous les coups. Concours d’herbier = carton assuré !

Vous en voulez encore ?