On connaît déjà le vert sapin, le vert olive et même le vert Saint-Etienne… mais est-ce qu’on vous a déjà parlé du vert Copenhague ? Si la capitale danoise est connue pour ses maisonnettes colorées et ses canaux serpentueux, elle est surtout l’une de ces villes pionnières quand on parle d’initiatives environnementales. À vélo, sur l’eau, à pied ou dans l’assiette, redécouvrez Copenhague par ses expériences aussi cool que respectueuses de la belle bleue (vous savez ce gros caillou sur lequel on vit tous).
À grands coups de pédales
Vous n’avez pas le permis mais vous en avez toujours sous le coude la pédale quand il s’agit de fuser à bicyclette ? Copenhague est probablement votre destinée. Ici, le vélo est quasi une religion. Plus de la moitié des Copenhaguois (Copenhaguiens ? Copenhaguais ?) dégainent leur deux roues chaque jour, qu’il neige ou qu’il vente. Et on les comprend : 350 km de pistes loin des voitures (sur les 12 000 km que compte le Danemark !), des repose-pieds aux feux rouges pour se reposer, des poubelles inclinées pour mettre des 3 points en roulant et même des feux synchronisés sur l’allure des cyclistes pour un trafic plus fluide. Cette culture du vélo, c’est avant tout une manière de vivre, de se déplacer et de prendre le temps de se faire réveiller par la bise frisquette du matin. Il paraît même que les minis Danois apprennent à rider dès leur plus jeune âge en passant du temps à la Children’s Traffic Playground, une sorte de ville miniature pour développer leurs skills à vélo. On vous laisse, il faut qu’on en parle au maire de notre ville !
Infos pratiques :
- Notre itinéraire préféré : longer la côte plein nord jusqu’à la plage Bellevue Stand (13 km) et se prélasser sur le sable sous le soleil danois.
- Le truc à prévoir : pas besoin de prendre de cadenas, la confiance nordique n’est pas qu’une légende.
- La tartine de culture : chaque jour à Copenhague, les cyclistes parcourent plus d’1,4 million de kilomètres. On n’a pas de comparatif, mais ça fait beaucoup.


À grands coups de pagaies
Copenhague est une des rares capitales où il est possible d’arracher sa tenue de travail pour claquer une bombe dans le canal du centre ville, sans choquer personne. L’eau qui traverse la ville est si propre qu’on peut s’y baigner les yeux (et la bouche) ouverts. Dans les « Harbour Baths », des piscines naturelles à ciel ouvert, les locaux viennent plonger, pique-niquer ou bronzer rougir sur le bord de l’eau. Si celle-ci est si propre, c’est en partie grâce au GreenKayak, une initiative simple avec laquelle on peut emprunter gratuitement un kayak et participer au nettoyage du port. Une astuce radin-malin (mais avec de l’impact) pour découvrir Copenhague par ses eaux. Pour aller un peu plus loin, on peut même en profiter pour s’arrêter dans un de ces bars flottants qui grouillent dans la capitale. On amarre son kayak ou son bateau électrique pour boire un verre sur ces plateformes atypiques et on tente de rester digne en cachant son mal de mer, l’air de rien.
Infos pratiques :
- Nos bars flottants préférés : filez au Green Island ou au Kayak Bar de notre part.
- Le truc à prévoir : toujours pas besoin de permis pour les as du volant que nous sommes
- La tartine de culture : GreenKayak a sorti près de 158 tonnes de déchets des océans depuis 2017, dans toute l’Europe. C’est fort.

À grands coups de guiboles
Avantage pour les mollets, la capitale danoise est plate comme une planche à saucisson. Juste après le vélo, la marche est une des meilleures manières de méditer à la danoise et pratiquer le fameux Hygge. Cet état de bien-être dont on entend tant parler. On profite des rues piétonnes de Copenhague pour partir explorer la centaine (et plus) de parcs de la ville… Et si on est un peu plus réaliste, on peut aller faire un tour au Kongens Have, le jardin du Roi qui se trouve juste derrière le château de Rosenborg pour une pause méritée. Le Frederiksberg Have et le Faelledparken valent aussi leur petit détour. Vous y trouvez de grandes étendues de verdure taillées par des Danois visiblement très maniaques. Sans quitter la ville, il est très facile ici de se mettre au vert, le plus dur c’est de choisir. Alors on en profite sans (aucune) vergogne.
Infos pratiques :
- Notre coin préféré : on vous recommande l’Assistens Kirkegård, un cimetière-jardin en plein milieu d’une forêt. Une magnifique manière de montrer le lien si particulier entre les Danois et la nature.
- Le truc à prévoir : un chi-fou-mi pour choisir quels parcs auront la chance de se faire fouler par nos chaussures de rando.
- La tartine de culture : la plupart des parcs n’ont pas de barrière, donc pas d’horaires stricts. La ville fait confiance à chacun pour respecter ces petits bouts de nature.

À grands coups de fourchette
Et si la fourchette était un des meilleurs outils à notre disposition pour protéger notre chère planète ? À Copenhague, les restaurateurs ont compris très tôt qu’ils avaient un rôle à jouer. Certaines enseignes comme le Gro Spiseri ont suivi la vague de l’Urban Farming en créant leur propre potager… sur le toit. Les locaux mettent aussi la main à la pâte en cultivant des parcelles collectives dans les cours communes des immeubles ou en développant des serres urbaines. L’un des plus grands marchés street food de Scandinavie, le Reffen, est également un pionnier dans le domaine et propose de nombreuses recettes locales et de saison. Un régal pour les bidons ET pour la nature. Quand est-ce qu’on importe ça chez nous ?
Infos pratiques
- Notre spécialité préférée : le smørrebrød, une sorte de tartine beurrée sur du pain de seigle avec autant d’ingrédients possibles que de vélos à Copenhague. Simple, efficace, et toujours de saison. À déguster au Aamans.
- Le truc à prévoir : un peu (beaucoup) de place dans nos estomacs affamés
- La tartine de culture : la New Nordic Cuisine est un mouvement des pays scandinaves qui date des années 2000 et qui valorise les ingrédients de saison, naturels et locaux. Toujours un coup d’avance ces Danois !













