Quel est le point commun entre Piana en Corse, Perros-Guirec dans les Côtes-d’Armor… et Qingdao, au nord-est de la Chine ? Alors, vous séchez comme un hareng fumé au bois de hêtre ? Eh bien, ces trois sites abritent tout simplement les seuls littoraux de Granit Rose de la planète. Et pour s’évader sans s’envoler, rendez-vous dans l’inimitable Côte de Granit Rose des Côtes-d’Armor. On vous a mijoté trois escapades, à vélo et à pied, entre 2 et 3 jours, pour (re)découvrir la côte comme un vrai costamoricain.
3 jours au cœur de la Côte de Granit Rose
Distance : 61 km en 3 jours
Sur le sentier des douaniers, pourquoi prendre l’avion ou la voiture quand on peut mettre pied à terre et ralentir là où les cris des macareux et le clapotis des vagues se fondent dans le chaos granitique. Le départ de Perros-Guirec sur la plage de Trestraou (à ne surtout pas prononcer « texte à trou ») est idéal pour profiter de l’archipel des Sept-Îles. Pour les Émilien (des 12 coups) parmi nous, c’est la plus ancienne réserve ornithologique française, abritant 27 espèces d’oiseaux nicheurs. Ouvrez l’œil, vous pourriez être aux premières loges d’une prise de bec entre une Mouette Flamboyante et un Macareux Polisson. Et pour en apprendre davantage sur leurs plumes respectives, rendez-vous au refuge LPO de l’Île Grande. Sur les terres d’illustres gaulois tressés et moustachus, difficile de ne point mentionner le menhir de Saint-Uzec datant de 5000 à 4000 ans avant As. et Ob. Avec ses quelque 80 tonnes et ses 7,40 m de haut, même en bombant le torse, il nous fera toujours de l’ombre.
À deux pas d’ici, le marais d’eau douce du Quellen nous tend les bras. Avec ses chevaux camarguais, son ballet d’oiseaux et son espace protégé, c’est un petit morceau de Camargue qui semble s’être détaché de la côte méditerranéenne. Et parce qu’on ne pouvait finir cette aventure sans une petite note alambiquée : la Distillerie Warenghem à Lannion, créatrice du premier whisky breton, nous ouvre ses portes pour nous faire boire voir la vie en rose tel un pur produit lannionnais.
Infos pratiques :
- 3 jours recommandés
- Gare de départ : Lannion (direction Perros-Guirec via le bus Tilt et la ligne E)
- Gare d’arrivée : Lannion
- Où manger ? À Trégastel, Le Transat : une adresse idéale pour une dégustation de produits de la mer dans une halte panoramique. À Lannion, Merci Mamie : Pour un café-cantine plein de charme qui propose les meilleurs plats de notre enfance revisités comme un chef.
- Où sortir à Lannion ? Entre mars et octobre, La Mutante, c’est le spot idéal pour des soirées musicales qui ne se ressemblent jamais.
- Où dormir ?
Jour 1 : Pour un lieu en bord de mer à deux pas du GR34, rendez-vous au camping Liberté Landrellec.
Jour 2 : Hôtel La Maison à Trébeurden, pour une escale tout confort pour se reposer les pattes.
Jour 3 : Hôtel Ibis à Lannion à deux enjambées de la gare SNCF - Difficulté : Accessible




3 jours en itinérance vélo entre Lézardrieux et Lannion
Distance : 146 km pour 1340 D+
Pour un week-end où les tracas restent sur le bas-côté de la route, on troque nos grolles (et notre permis B) contre nos canassons d’acier. Au départ de Lézardrieux, on embarque dans un voyage aussi léger qu’atypique. En longeant la Vélomaritime, de douces notes d’iode et d’huîtres sur son lit de chaos granitique vont nous accompagner pour ces trois jours d’itinérance vélo. Au cœur de la presqu’île sauvage, où le tracé nous emmène sur ce que le territoire fait de mieux. Entre les dégustations d’huîtres de Lanmodez, la découverte du sillon de Talbert ou la visite des Jardins de Kerdalo, croyez-nous, les Côtes-d’Armor en ont dans le ventre.
La suite du voyage nous permet de découvrir la côte d’Ajoncs en kayak ou à travers ses monuments atypiques. Avec son clocher penché, la chapelle Saint-Gonery est aux Côtes-d’Armor ce que Pise est à la Toscane (parole de Marseillais). Sous son épaisse carapace, cette vieille dame du 11ème siècle a su garder un bon fond avec ses riches décorations au plafond. Et après un menu touristique bien copieux autour des Côtes-d’Armor, la cerise sur le gâteau nous tend les bras : l’entrée dans la Côte de Granit Rose. Avec la sortie autour de l’archipel des Sept-Îles, la visite du village gaulois et une flânerie dans les ruelles de Lannion, cette dernière journée n’a pas de quoi nous laisser les bras croisés comme un douanier à la retraite.
Infos pratiques :
- 3 jours recommandés
- Vélo conseillé : vélo de VTC / Gravel
- Gare de départ : Paimpol
- Gare d’arrivée : Lannion
- Où louer ses vélos / kayaks ? Son vélo chez Véloc’Ouest à Lannion et son kayak chez La Roche-Derrien Canoë à Plougrescant
- Où manger ? Au Bout de l’Île Grande : Le Bout’dl’Île pour une cuisine typique du terroir avec des huîtres, moules, galettes et surtout la spécialité de poissons : «La BouillaBreizh». À Trébeurden : Le restaurant Vivace pour une cuisine aussi raffinée que locale ou à L’atelier de l’huître pour une dégustation de fruits de mer face à la mer
- Où dormir ?
Jour 1 : à Tréguier : O fil de l’O dans une chambre d’hôte de charme.
Jour 2 : à Louannec : Camping Municipal Ernest Renan à deux pas des vagues.
Jour 3 : à Lannion : Ti Laouen pour glaner les meilleurs conseils sur la ville. - Difficulté : Avec 1340 de D+ on fait (un peu) chauffer les gambettes





Week-end rando entre terre et mer dans le Trégor
Distance : 28 km pour 419 m D+
Une fois nos sacs à dos bien fourrés comme une galette bretonne, l’itinéraire débute à Plouaret, petite bourgade pleine d’histoire, nichée au cœur du (très gaulois) patrimoine trégorrois. 28 kilomètres à pied nous séparent de Lannion pour une aventure en toute déconnexion… au pays des satellites. À Plouaret, le poète breton « François-Marie Luzel » est notre sésame pour découvrir les trésors du Trégor. Le sentier nous emmène sur l’atelier céramique Arzou an Douar (à ce stade-là ça vaut le coup de se charger le sac). À deux pas d’ici, impossible de passer à côté de l’hôte de ces lieux. Du haut de sa majestueuse ramure de 25 m et de ses branches sinueuses, l’Hêtre de Kervinihy paraît bien indécis pour nous indiquer la suite du chemin.
Heureusement que notre sens de l’orientation aiguisé nous emmène au pied de la chapelle des Sept-Saints. Le long du Léguer, classé Rivière Sauvage, la suite du voyage prend des allures médiévales. Entre tours et détours, on accède à la « Perle du Trégor » : le château de Kergrist et son jardin à la française qui rivalise avec le château de Tonquédec, qui trône du haut de ses 11 tours sur toute la vallée du Léguer. Si nos mollets nous le permettent, les 142 marches des escaliers de Brélévenez sont le meilleur moyen d’observer les toits de Lannion et de prendre de la hauteur sur notre performance pédestre.
Infos pratiques :
- 2 jours recommandés
- Gare de départ : Plouaret
- Gare d’arrivée : Lannion
- Où manger ? À Plouaret : L’Utopie pour goûter l’un des meilleurs restaurants de la ville. À Tonquédec : Le temps des cerises, une crêperie dans une ambiance d’antan impossible à imiter
- Où dormir ? À Pluzunet : Aux Chambres d’hôtes de Pen ar Pont pour découvrir un propriétaire à l’humour mordant. À Tonquédec : Le nombril de Vénus pour s’endormir dans un écrin de verdure
- Difficulté : Pas de difficulté particulière, deux tiers du trajet se fait par les chemins et sentiers de randonnée.

















